« Le lien du sang » Florence de Baudus se souvient du  » jardin de Picpus ».

9782268036038Entre le 14 juin et le 27 juillet 1794, mille trois cent six hommes et femmes furent guillotinés à Paris, place de la Nation.

Leurs corps furent entassés dans deux fosses creusées en hâte au fond du Jardin d’un couvent désaffecté du quartier de Picpus.

Ce jardin est aujourd’hui un cimetière où chaque année, à la mi-juin, les familles des victimes viennent en cérémonie se recueillir devant les fosses. Florence de Baudus est une descendante d’un des guillotinés. Elle s’est lancée dans une grande enquête sur les motifs des condamnations par le Tribunal révolutionnaire.

Cette recherche s’est doublée d’une investigation dans le présent, auprès d’autres descendants des victimes, afin de recueillir des témoignages, des archives…

Car la tradition orale, durant deux cents ans, a gardé vivants les souvenirs de ces journées de terreur.

Ouvrage d’érudition et d’anecdotes, souvent inattendues, Le Lien du sang est un trait d’union entre la grande Histoire et la petite.

http://www.livresenfamille.fr/p2892-florence_de_baudus_le_lien_du_sang.html

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La fin tragique d’Adélaïde Augié (ou Auguier), sœur de Madame Campan, femme de chambre de la Reine Marie-Antoinette qui se jeta par la fenêtre pour éviter d’être décapitée

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Mme Adélaîde Auguié, femme de chambre de Marie Antoinette jusqu’au 10 août 1792. Adélaïde-Henriette-Genet par Anne Vallayer- Coster (1781) http://www.signets.org/images_evenements/signets-bulletins/signets-28-novembre-2011.pdf

La fin d’Adélaïde Augié (ou Auguier), sœur de Madame Campan, femme de chambre de la Reine.
c’est grâce à elle et à sa vigilance que Marie-Antoinette échappa aux émeutiers venus pour la tuer au matin du 6 octobre 1789.
Madame Auguié était recherchée par la police pour avoir glissé vingt-cinq louis dans la poche de la Reine *, quand celle-ci quitta les Tuileries.

Son mari, devenu entre temps administrateur général de la Loterie Nationale, considéré comme son complice, fut arrêté et incarcéré à la prison du Mont-Blanc, tandis que le beau-frère Augustin Rousseau était lui aussi appréhendé : il devait être guillotiné le 13 juillet 1794.

Prise de panique et ayant confié ses trois filles à sa soeur Campan, elle se sauva du château de Coubertin pour échapper aux recherches, et vint se cacher à Paris à l’hôtel de Bordeaux au 273 de la rue de la Loi, actuelle rue de Richelieu, au coin de la rue Menars. Là, dans une crise de folie soudaine, elle se jeta par une fenêtre du sixième étage et expira le 26 juillet 1794, vingt-quatre heures avant la chute de Robespierre.

http://marie-antoinette.forumactif.org/t1013-adelaide-augie

* Après la journée du 10 août 1792 ** où la Palais des Tuileries fut assiégé et le trône renversé, la reine fut prisonnière 24 heures à l’Assemblée Nationale. Pendant le trajet entre ses appartements et l’Assemblée Nationale, la foule était assez dense pour qu’elle se fit voler sa bourse et sa montre. Mme Augié lui préta 25 louis avant que l’on transfère la famille royale au Temple.

Lors de son procès la reine Marie-Antoinette crut devoir déclarer que ces 25 louis qu’elle avait pour seul argent de poche devaient être rendus à Mme Augié qui les lui avait prêtés lorsqu’elle était prisonnière à l’Assemblée Nationale. Le secrétaire du tribunal avait écrit Angul au lieu de Augié, avec l’intention de sauver une victime aussi innocemment désignée, car la reine ne pouvait supposer, en sortant d’un lieu où elle était privée de toute sorte de communication avec les hommes, qu’ils fussent devenus assez féroces pour qu’un fait aussi simple fut transformé en crime.

Neuf mois après un homme de Robespierre fit une note qu’il adressa au Comité de Salut Public : « J’ai parcouru toutes les prisons de Paris, je m’étonne de ne point y trouver Mme Augié, désignée par erreur dans le procès de Marie-Antoinette sous le nom de Augal; elle et sa soeur Mme Campan devraient être en prison depuis longtemps« .

Un mandat d’amener fut lancé contre elle et un mandat d’arrêt contre Mme Campan.

Lorsque quatre gendarmes arrivèrent à la campagne (château de Coubertin dans la vallée de Chevreuse) où elles s’étaient réfugiées, Adélaïde s’enfuit à travers champ sur un âne au lieu d’être conduite à la Conciergerie où les victimes ne résidaient pas plus d’un jour ou deux. Elle se cacha dans un appartement garni rue de Ménars, près la rue Richelieu. Sa raison en parti aliéné, elle se précipita d’une fenêtre. Deux jours après Robespierre et sa puissance s’écroulaient. Les prisons s’ouvrirent et M. Augié en sortit.

Elisabeth Vigée-Lebrun dira d’elle : … »J’ai peu connu de femmes aussi belles et aussi aimables que Madame Auguié. Elle était grande et bien faite; son visage était d’une fraîcheur remarquable, son teint blanc et rose, et ses jolis yeux exprimaient la douceur et la bonté« …

**Dans le nuit du 10 août 1792, Jeanne Louise Henriette Campan, née Henriette Genet (2 octobre 1752 à Paris et morte le 16 mars 1822 à Mantes) – éducatrice française- est avec sa sœur, Madame Auguié (ou Auguier), elle aussi femme de chambre de la reine,auprès de la reine aux Tuileries. Elles servent la reine pendant sa première détention à l’Assemblée, puis Pétion leur interdit de la suivre au Temple. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Louise_Henriette_Campan

F  Adélaïde Henriette GENET
Née le 10 septembre 1758 – Versailles, 78000, Yvelines, Île-de-France, FRANCE,
Baptisée le 11 septembre 1758 – Versailles, 78000, Yvelines, Île-de-France, FRANCE, Saint-Louis
Décédée le 26 juillet 1794 – Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE, Rue Richelieu , à l’âge de 35 ans
Femme de Chambre de la Reine Marie-Antoinette

http://gw.geneanet.org/capreolus?lang=fr&p=adelaide+henriette&n=genet

 

 

 

 

2 septembre – 191 Bienheureux Martyrs de septembre 1792.

imagesFête le 2 septembre

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https://amywelborn.wordpress.com/2012/10/25/amy_welborn-14/

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs,prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin.

« Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926.

86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.

Eglise Saint-Joseph-des-Carmes
74, rue de Vaugirard, 6e arr. – M° Rennes

On peut vénérer ces béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXe siècle sous la chapelle.

L’escalier du martyre marqué d’une plaque Hic ceciderunt (Ici ils tombèrent) est aujourd’hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l’Institut catholique.

http://www.paris.catholique.fr/2-septembre-Bienheureux-Martyrs-de.html