Lorsque l’architecte Claude-Nicolas Ledoux échappa à la hache révolutionnaire.

« Publié en 1804, son livre conserve la marque de l’angoisse qu’il a vécue alors; une note dramatique  rappelle :Je suis interrompu… la hache nationale était levée, on appelle Ledoux, ce n’était pas moi, une conscience, mon heureuse étoile  me le dictaient: c’était  un docteur de Sorbonne du même nom. Malheureuse  victime! je continue … « .

Annie Jacques  et Jean-Pierre mouilleseaux. Les architectes de la liberté. Découvertes Gallimard / Arts  1988 P. 57.

Antoine Laurent de Lavoisier, fondateur de la chimie moderne, né le 26 août 1743 à Paris et guillotiné le 8 mai 1794 place de la Révolution.

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Allégorie représentant l’exécution après sa condamnation par le Tribunal révolutionnaire de l’un de nos plus grands chercheurs : Lavoisier

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Antoine Laurent Lavoisier, ci-devant de Lavoisier, né le 26 août 1743 à Paris et guillotiné le 8 mai 1794 à Paris, est un chimiste, philosophe et économiste français, souvent présenté comme le père de la chimie moderne.

Ayant demandé un sursis pour pouvoir achever une expérience, il s’entend répondre par le président du tribunal révolutionnaire, Jean-Baptiste Coffinhal : « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu. ». Il est guillotiné place de la Révolution le 8 mai 1794, à l’âge de cinquante ans, en même temps que l’ensemble de ses collègues de la Ferme. Son corps, dépouillé, est empilé dans la fosse commune des Errancis.

Une prison sous la Terreur dans une ville de 2 000 habitants : Saint-Julien-du-Sault (89330).

Saint-Julien-du-Sault (89330) devait avoir tout juste 2000 habitants sous la Révolution … ce qui ne l’empêcha pas de se doter d’une …prison sous la Terreur

Porte de la Croix : située aujourd’hui à l’entrée de la rue de la Liberté, il ne subsiste plus que la tour de droite qui servit de prison sous la Terreur

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Julien-du-Sault

Fête du bienheureux Noël Pinot. 21 février.

 

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                        Honnêtement , à trop vouloir apitoyer…. La longue natte de la suppliciée est invraisemblable.

21 février
Bienheureux Noël Pinot, Prêtre et Martyr ( 1747 – 1794 )

Noël Pinot naquit à Angers en France le 19 décembre 1747. Il fut ordonné prêtre le 22 décembre 1770. Il était le curé de Louroux-Béconnais (49370), au moment de la révolution de 1789. Il fut chassé de sa paroisse pour avoir refusé de prêter le serment de soumission au gouvernement. Cependant, malgré les interdictions, il poursuivit son ministère, d’abord secrètement, puis ouvertement.

En 1794, il fut arrêté pendant qu’il célébrait la Sainte Eucharistie. Le 21 février 1794, lorsqu’il monta à l’échafaud, ses bourreaux, par dérision, l’avaient revêtu des ornements sacerdotaux qu’il portait lorsqu’il fut appréhendé. Alors le saint prêtre, gravissant les marches fatales, redit pour la dernière fois les paroles du début de la Messe dans le rite extraordinaire « Introïbo ad altare Dei » et fut guillotiné.

Noël Pinot fut béatifié le 31 octobre 1926 par le Pape Pie XI ( 1922 – 1939

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Noël_Pinot

Quel sort ultime doit être reservé aux ossements des victimes retrouvés dans les charniers du Mans ?

dimanche 14 février 2016

Les victimes du Mans. Maurice Bedon, Ancien Conseiller Général de Vendée, entre dans le débat

          C’est avec consternation que nous nous sommes aperçus qu’une polémique s’alimentait d’elle-même au sujet des ossements découverts dans les charniers du Mans.
          Certains croient pourvoir, à ce propos, évoquer la concurrence commerciale au Moyen Age pour la possession des reliques. D’autres ne voient dans ces ossements que des objets de laboratoire qui doivent demeurés aux mains des scientifiques.
          Comment, ceux qui ,comme nous, savent qu’ils ont un ou deux ancêtres potentiellement présents dans ce nombre, pourraient ils cacher leur indignation devant ces attitudes?
          Comment pourrions nous accepter l’idée que ces ossements, qui ne sont pas préhistoriques !, mais sont les ultimes restes des corps de nos ancêtres puissent rester ad vitam aeternam dans un établissement aux mains de scientifiques au lieu de recevoir, avec respect, la sépulture chrétienne à laquelle ils ont droit (et qu’on ne refuse pas aux criminels).
C’est la science qui doit être au service de l’homme et pas le contraire !.
          Il importe peu que certains puissent être originaires de départements voisins. A cette époque l’identité départementale ne signifiait pas grand chose. Ils se reconnaissaient tous dans l’insurrection de l’ouest. Et c’est la convention nationale elle-même qui a donné à cette dernière globalement ,le nom de « Guerre de Vendée ». Ces combattants sont devenus de cette manière tous des « Vendéens ».
           Il n’importe pas d’avantage qu’il puisse y avoir parmi eux des soldats républicains. Les responsables de la Terreur et des persécutions, ce sont les membres du comité de salut public. Les soldats du rang ne sont eux que de simples exécutants (et parfois même bien malgré eux) et donc en l’occurrence aussi des victimes.
           Il nous apparaît une excellente idée de rapatrier ces corps en Vendée. C’est un bel acte filial puisqu’il réalise ainsi post mortem leur souhait le plus cher : revoir la terre de Vendée. Mais il ne serait pas sérieux d’envisager de les entreposer provisoirement (et de les oublier) dans un endroit qui par nature ne saurait être leur digne sépulture. L’accueil de ces ossements porte en lui l’obligation morale implicite d’engager immédiatement la réflexion nécessaire au choix de l’emplacement de la sépulture définitive.
          En effet, qui d’entre nous, descendants des ces martyrs, pourraient accepter qu’il n’y en ait pas une. Ce serait en quelque sorte assimilable à un nouvel acte de mémoricide, comme la Vendée en a déjà connu depuis deux siècles.
                                                                                                Chantonnay le 13 II 2016
                                                                                                       Maurice BEDON
                                                                                                Ancien Conseiller Général de Vendée)