Un vitrail évoquant le martyre de l’Abbé Voyneau, curé des Lucs-sur-Boulogne (85170) endommagé.

25 septembre 2016

Aux Lucs, la grande verrière de l’abbé Voyneau endommagée

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Lucs-sur-Boulogne#/media/File:Blason_Les_Lucs-sur-Boulogne.svg

         En passant aux Lucs-sur-Boulogne hier après-midi, j’ai eu la douloureuse surprise de constater que la grande verrière du transept, qui représente l’abbé Voyneau martyrisé par les soldats républicains le 28 février 1794, avait été endommagée. Un trou est visible dans le décor dans la 2e lancette, sans toutefois affecter les personnages. 

Blasonnement des armes dela commune:

De gueules à la fasce ondée d’argent chargée d’une couronne princière soudée d’or, au franc-canton d’argent chargé d’une croix partie d’or et de sinople.
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                                                      Le martyre de l’abbé Voyneau (en bas au centre, un trou dans le vitrail avec un fond blanc)

  Est-ce dû à la projection d’un objet par un coup de vent, ou par une main malveillante ? Je vous tiendrai au courant dès que j’en saurai davantage…

Les verrières du Grand Massacre des Lucs

C’est le 3 août 1941 que furent bénies, de chaque côté du transept de l’église des Lucs-sur-Boulogne, les deux magnifiques verrières réalisées par M. Lux Fournier, maître verrier à Tours. Elles illustrent une des pages les plus tragiques et aussi les plus glorieuses de l’Histoire de la paroisse : l’assassinat du curé Voyneau et le massacre des habitants près de la chapelle du Petit-Luc.

Le projet de ces vitraux avait été conçu par M. l’abbé Boudaud, et achevé par M. l’abbé Prouteau. « Au cours de la grand’messe, le R.P. Marie-Auguste Huchet, des Capucins de Fontenay (85200) , enfant de la paroisse, évoqua, dans une émouvante allocution, le drame, digne des Actes des Martyrs, qui se déroula au Petit-Luc, le 28 février 1794, au cours duquel 563 habitants, dont 109 enfants âgés de moins de huit ans furent immolés en haine de la foi. Entre autres scènes tragiques, l’orateur retraça celle où le vénérable curé Voyneau, vieillard septuagénaire, s’avança seul à la rencontre des Bleus en implorant la grâce de ses paroissiens. Pour toute réponse, après l’avoir massacré à coups de baïonnette, on lui arracha la langue et le cœur qu’on écrasa ensuite sous les pierres du chemin… Paroissiens des Lucs, contemplez souvent les nouveaux vitraux de votre église ; allez fréquemment prier vos ancêtres, les martyrs, dans leur chapelle du Petit-Luc… et n’oubliez pas, n’oubliez jamais ! »

(Revue du Souvenir Vendéen,http://souvenirvendeen.org  n°30, octobre 1941, pp. 70-71).

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2016/09/25/34363062.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

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Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution en Bretagne.

22 septembre 2016

Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution

La revue d’histoire contemporaine en Bretagne « En Envor »* a publié cet été son n°8, entièrement consacré à un long article de Solenn Mabo : « Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution : un engagement prioritairement féminin ? » Cette étude universitaire est consultable sur internet.

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Une messe en mer, huile sur toile de Louis Duveau (1864), Musée des Beaux-Arts de Rennes (R.M.N.) – Pendant la Révolution, la mer devient le seul endroit, avec la forêt, où les prêtres réfractaires peuvent dire la messe.

La mémoire des événements révolutionnaires en Bretagne accorde une place non négligeable aux femmes, nombreuses, qui se sont engagées pour défendre la religion face aux projets révolutionnaires de laïcisation de la société. Qu’elles soient qualifiées de martyres ou de fanatiques, ces femmes sont présentées comme les premières à se mobiliser pour protéger les rites de la communauté. L’image de femmes qui seraient par nature dévotes et contre-révolutionnaires est particulièrement prégnante, élaborée par les acteurs de la Révolution, entretenue et transmise par les mémorialistes et les historiens du siècle suivant. Sous la Révolution, les administrateurs ne cessent de dénoncer le fanatisme des femmes, l’expliquant par leur faiblesse naturelle et leur ignorance, qui les porteraient plus que les hommes à la crédulité. En 1792, un officier municipal de la commune de Plouhinec expose ainsi que « les prêtres réfractaires ne cessent d’agiter les âmes faibles. Le sexe dévot est celui auquel ils s’attachent plus volontiers ». Cette inclination féminine pour la religion, dénoncée par les patriotes, est à l’inverse louée par les auteurs royalistes qui présentent les femmes engagées pour la défense de leur foi comme des héroïnes et des martyres. « Oh combien le sexe jugé si faible n’a-t-il pas déployé d’héroïsme dans cette terrible Révolution ! Que de pères, d’époux, d’amis ont dû la vie au courage des femmes », s’exclame ainsi dans ses mémoires le chef chouan Michel Gourlet. Plusieurs lieux de cultes populaires signalent toujours, dans l’Ouest, l’engagement de jeunes filles et de femmes pour protéger les prêtres proscrits, comme ce Chêne à la Vierge, dans la région de La Guerche-de-Bretagne, un arbre couvert d’ex-voto en mémoire d’une jeune femme tuée par les soldats bleus pour avoir, selon la tradition, refusé d’avouer la retraite d’un prêtre réfractaire…

Cliquez ici* pour lire la suite de l’article.

*http://enenvor.fr/eeo_revue/numero_8/sm/cacher_les_pretres_refractaires_sous_la_revolution_française_un_engagement_prioritairement_feminin.pdf

Le site Vendéens et Chouans vous invite à mieux connaître le décor où vécurent et moururent certaines victimes de la Révolution.

17-18 septembre 2016 – Les Journées du Patrimoine

Parmi les centaines de sites ouverts au public aujourd’hui et demain, en voici quelques-uns touchant plus particulièrement à l’histoire de la Vendée et de la Chouannerie :

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2016/09/17/34332634.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Martyrs de la révolution Française. 440 « Bienheureux » mais un seul « Saint »- le 16 octobre 2016- le frère Salomon, Nicolas Leclercq

12 septembre 2016

Enfin, la première canonisation d’un martyr de la Révolution française ! Et pourtant…

… ce n’est malheureusement pas à un évêque français qu’on le doit! Mais qu’attend notre épiscopat pour avoir le courage d’instruire les causes des victimes de la révolution française quand les évêques d’autres nations ayant subi l’équivalent sont, eux, totalement décomplexés vis-à-vis du politique?

Reçu d’un lecteur : 

Martyrs de la révolution

« Le 16 octobre 2016 le Pape François canonisera à Rome le frère Salomon, Nicolas Leclercq, l’un des 191 martyrs du 2 sept 1792 à Paris, béatifiés par Pie XI le 17 octobre 1926-  http://fr.radiovaticana.va/news/2016/05/17/retour_sur_la_vie_de_salomon_leclercq,_martyr_et_futur_saint/1230439

 

Ce sera le premier Saint martyr de la révolution. Noel Pinot béatifié en 1926 n’est pas encore canonisé.

Aux 275 béatifiés par les Papes précédents (St Pie X effectua en 1906 la première béatification des martyrs de la révolution, celle des 16 carmélites de Compiègne), Jean-Paul II ajouta en 1984 les 99 martyrs d’Avrillé, en 1995 les 64 martyrs des pontons de Rochefort, et en 1996 la bienheureuse Catherine Jarrige, qui, bien qu’ayant survécu à la révolution, fut béatifiée comme confesseur de la foi pour son action pendant la révolution au service des prêtres réfractaires. 439 bienheureux !

Benoit XVI béatifia Marguerite Rutan en 2011.  440 bienheureux.

Dans deux mois le premier Saint, grâce à un miracle obtenu au Vénézuela !

A ma connaissance, au moins 12 causes de béatification sont « en attente »,  regroupant 470 bienheureux futurs, dont les 108 enfants de moins de 7 ans  des Lucs , mais il faudrait, pour qu’elles débouchent, des miracles obtenus, et donc qu’on demande ces miracles.

Les Evèques espagnols ne cessent de faire demander des miracles par les martyrs « en attente » de la guerre d’Espagne. Pas étonnant, avec cette action,  qu’il y ait parmi les martyrs de la guerre d’Espagne de nombreux  saints et au moins 3 fois plus de bienheureux, que parmi les martyrs de la révolution.

Même attitude des évêques du Mexique, et mêmes résultats pour les « Cristeros » des années 1926-1928. 25 Saints canonisés en 2000, le 26ème sera canonisé le 16 octobre 2016. Et des bienheureux  …

« D’innombrables autres causes en béatification sont examinées par une commission spéciale de la Conférence des évêques du Mexique, qui se démène aussi pour dépouiller les candidatures sans nombre déposées par les familles et les associations mexicaines » (La Nef 2014)

En France, c’est le silence, y compris à propos de la prochaine canonisation.

A Rome il faudrait le 16 octobre de très nombreux Français arborant le « Coeur et la Croix du Christ », ce signe repris par la Chouannerie du Maine et de la Vendée,  par les « chouans du Tyrol » d’Andreas Hoffer, par les Cristeros, etc sans oublier par le Bx Charles de Foucauld ….

Saint Salomon, priez pour nos évêques, obtenez-nous de nombreux évêques courageux, dans la Communion des Saints …. »

Merci à RB.

Posté le 12 septembre 2016 à 09h51 par Lahire 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/09/enfin-la-canonisation-du-premier-martyr-de-la-révolution-française-et-pourtant.html

Commentaires

Le Père Pierre-Adrien Toulorge, béatifié en 2012 est à rajouter aux 440 bienheureux martyrs de la Révolution

http://www.coutances.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/sanctuaires/pierre-adrien-toulorge/communique-.html

 

 

Jean-Arnaud de Castellane, dernier comte-évêque du Gévaudan.

Jean-Arnaud de Castellane, né le 11 décembre 1733 au Pont-Saint-Esprit (30130), fut vicaire général de l’archevêque de Reims et aumônier du Roi. Promu à l’évêché de Mende le 1er novembre 1767 et sacré dans la chapelle royale le 25 janvier 1768, il fut le dernier comte-évêque du Gévaudan*. Après l’échec de la conspiration de Saillans (26340) , il trouva d’abord refuge dans le Velay, puis à Lyon. Arrêté, il est massacré à Versailles ** le 9 septembre 1792 et repose au cimetière Saint-Louis de Versailles

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2013/09/06/2013-68-ou-a-loccasion-du-220eme-anniversaire-du-martyre-de-labbe-claude-allier-leur-instigateur-et-leur-ame-on-rappelle-ce-que-furent-les-camps-de-jales/