Le martyrologue (195 victimes) de saint Laurent de la plaine in la chapelle Notre-Dame de Charité

La chapelle Notre-Dame de Charité

Nichée au milieu du bocage, près de Saint-Laurent-de-la-Plaine, une petite chapelle parfaitement préservée fut un haut lieu de la résistance à la Révolution en 1791 et 1792, et demeure aujourd’hui encore un sanctuaire fréquenté dans les Mauges.

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L’ancienne chapelle Notre-Dame de Charité fut érigée au début du XVIIIe siècle. Ce modeste oratoire entra dans l’Histoire en 1791, au début des persécutions religieuses, lorsque les fidèles des environs s’y assemblèrent pour y prier hors de leurs églises livrées aux jureurs*. Ces rassemblements irritèrent les autorités départementales qui intervinrent brutalement en détruisant le sanctuaire, le 29 août 1791.

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Les pèlerins n’en furent pas découragés, bien au contraire, puisque la Vierge Marie leur apparut dans un chêne voisin des ruines de la chapelle. Les fidèles affluèrent plus nombreux, de toutes les Mauges, dès septembre 1791 et jusqu’à l’année suivante, tandis que les persécutions anticatholiques gagnaient en vigueur.

L’endroit resta un lieu de dévotion pendant la guerre. On trouve, dans la chapelle, le martyrologe de Saint-Laurent-de-la-Plaine, 67 hommes, 61 femmes et 67 enfants tués en haine de la foi.

Lorsque le spectre de la Révolution se fut éloigné, on rebâtit la chapelle à l’emplacement de l’ancienne, en 1817, sur un plan simple formé d’un chœur à trois pans, couvert d’un toit d’ardoises et surmonté d’un petit clocher. L’édifice fut bénie le 7 août 1820, en présence de 3000 fidèles, preuve de l’attachement des habitants à Notre-Dame de Charité.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2011/01/17/20152302.html

 

Les 14 martyrs de Laval : Le Bienheureux Jean-Baptiste TURPIN DU CORMIER et ses 13 compagnons

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http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&id=14498&fd=0

Samedi 21 janvier 2017 (abstinence) 

– La mémoire du Bienheureux Jean-Baptiste Turpin du Cormier et de ses compagnons, prêtres et martyrs, guillotinés en haine de la foi catholique, à Laval, le 21 janvier 1794.

14 martyrs de Laval (France) (1794)

Bx Jean-Baptiste TURPIN DU CORMIER et 13 compagnons

Béatification: 19.06.1955 à Rome par Pie XII

Canonisation:

Fête: 21 janvier ou 19 juin

Jean-Baptiste Turpin du Cormier

1732-1794

Né le 8 septembre 1732 à Laval (Mayenne), Jean-Baptiste fut ordonné prêtre en 1756.

Il fréquenta l’Université d’Angers et fut reçu bachelier en théologie.

Il fut nommé curé à l’église centrale de Laval, l’église de la Sainte-Trinité, qui devait devenir la cathédrale du nouveau diocèse.

Sa formation, sa position, mais surtout sa fermeté, en firent comme le «chef» du groupe des Martyrs de Laval ; tous se référaient à lui, car il savait leur redonner courage. Même les geôliers le considéraient comme tel.

Aux «juges», il répondit : (Je n’ai pas prêté le serment) parce qu’il attaquait ma religion et était contre ma conscience…

L’accusateur public s’exprima ainsi :

Je demande que tous subissent la peine de mort et que Turpin du Cormier, ex-curé de cette commune, soit exécuté le dernier, pour avoir fanatisé son clergé.

http://www.samuelephrem.eu/article-jean-baptiste-turpin-du-cormier-114114573.html

Notice

14 prêtres victimes de l’anticléricalisme français pendant la Révolution de 1789. Ils furent maltraités et décapités en 1794. Ce sont :

Jean-Baptiste TURPIN DU CORMIER
Jean-Baptiste TRIQUERIE de l’Ordre des frères mineurs conventuels
Jean-Marie GALLOT
Joseph PELLÉ
René Louis AMBROISE
Julien François MORVIN DE LA GÉRARDIÈRE
François DUCHESNE
Jacques ANDRÉ
André DULIOU
Louis GASTINEAU
François MIGORET LAMBARDIÊRE
Julien MOULÉ
Augustin Emmanuel PHILIPPOT
Pierre THOMAS

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg006.htm

Le Comte Joseph de Boulainvilliers; Chef chouan fusillé par d’autres chouans .

  1. Boulainvilliers, chef chouan méconnu. Ce nom est moins connu que Georges Cadoudal, figure emblématique de la chouannerie morbihannaise.

La société d’histoire (Shapa) accueille, ce samedi, Matthieu de Gélis pour une conférence. Il est l’auteur d’un livre dans lequel il évoque la figure singulière du comte Joseph de Boulainvilliers. « Son nom est rarement évoqué par les historiens, et presque toujours comme un concussionnaire et traître à la cause royale, finalement fusillé à Saint-Jean-Brévelay par des Chouans du roi de Bigan le 17 janvier 1795. »

L’historien de la chouannerie Roger Dupuy le présente comme l’un de ceux qui déclenchent l’insurrection en Bretagne, « le premier général des Chouans du Morbihan ».

Mathieu de Gélis s’attachera à expliciter ce point de vue. Il s’attardera sur les raisons pour lesquelles il fut condamné puis exécuté par les royalistes, puis « enseveli dans la fosse de la caricature et de l’oubli ».

Le conférencier se propose de scruter un épisode méconnu et important de l’histoire de la chouannerie morbihannaise, « celui de la sécession d’avec le comité central de l’armée catholique et royale de Bretagne », l’enjeu étant la rivalité dans le Mobihan entre l’encadrement roturier issu des campagnes, essentiellement, « celui des Kloarecs, sortis du collège Saint-Yves de Vannes, et certains chefs nobles ». La mort de Boulainvilliers entérine la suprématie de cet encadrement à partir de 1795.

Samedi 12 janvier 2013, conférence à 14 h 30, salle de la rue du Penher. Accès libre

http://www.ouest-france.fr/bretagne/auray-56400/j-boulainvilliers-chef-chouan-meconnu-899498

Fusillades au champ des martyrs d’Avrillé (12 janvier au 16 avril 1794)

16105524_10212015557284518_6277842706558003500_nDans le diocèse d’Angers Les fusillades d’Avrillé désigne l’exécution de plusieurs centaines ou milliers d’hommes et de femmes fusillés par les Républicains durant la guerre de Vendée. Elles se déroulent sous la Terreur pendant la Révolution française. Les exécutions ont lieu au parc de la Haie-aux-Bonshommes à Avrillé, en Maine-et-Loire, le lieu sera par la suite rebaptisé « le Champ des  Martyrs ».

Au total on relève neuf fusillades, du 12 janvier  au 16 avril ✝ 1794, environ 2 480 exécutions « Les très nombreux martyrs qui, au diocèse d’Angers, au temps de la Révolution française, ont accepté la mort parce qu’ils voulaient conserver leur Foi et leur Religion, fermement attachés à L’Église Catholique et Romaine.« 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusillades_d’Avrill%C3%A9

http://patboch.free.fr/Avrille/liste_martyrs.htm

http://www.vendee-chouannerie.com/12-janvier-1794-premieres-fusillades-au-Champ-des-Martyrs-d-Avrille_a192.html

http://www.vendee-chouannerie.com/12-janvier-1794-premieres-fusillades-au-Champ-des-Martyrs-d-Avrille_a192.html

 

Au temps de la Terreur, les chiens de la Conciergerie jouaient un grand rôle.

Écrit par Gavroche

azorAu temps de la Terreur, les chiens de la Conciergerie jouaient un grand rôle. Il paraît cependant qu’ils n’étaient pas tout à fait aussi inexorables que leur maître, si l’on en juge par le trait suivant.

Un de ces chiens était distingué entre tous les autres par sa force, sa taille et son intelligence. Ce Cerbère se nommait Ravage. Il était chargé, pendant la nuit, de la garde de la cour du Préau. Des prisonniers avaient, pour s’échapper, fait un trou tel que rien ne s’opposait plus à leur dessein, sinon la vigilance de Ravage, et le bruit qu’il pouvait faire. Ravage se tut, et le lendemain on s’aperçut qu’on lui avait attaché à la queue un assignat de cent sous avec un petit billet où étaient écrits ces mots :

On peut corrompre Ravage avec un assignat de cent sous et un paquet de pieds de mouton. 

Ravage, promenant et publiant ainsi son infamie, fut un peu déconcerté par les attroupements qui se formèrent autour de lui et les éclats de rire qui partaient de tous côtés. Il en fut quitte pour cette petite humiliation et quelques heures de cachot.

« Musée des familles. »  Paris, 1895.

https://gavroche60.com/2017