Une trace du monument de Cathelineau sur le cadastre du Pin en Mauges (49110)

21 mai 2019

Une trace du monument de Cathelineau sur le cadastre

Le monument érigé en 1827 à la mémoire de Jacques Cathelineau au centre de sa paroisse du Pin-en-Mauges, fut détruit seulement cinq ans après. Le cadastre ancien établi en 1834 en conserve pourtant la trace.

Cadastre Le Pin-en-MaugesDétail du cadastre du Pin-en-Mauges, développement du bourg, 1834
(A.D. 49, planche B2 du bourg)

   

Auteur de la première biographie de Cathelineau publiée en 1821, Le docteur Lafond-Gouzi, de Toulouse, avait émis le vœu d’ouvrir une souscription afin d’élever un monument au généralissime vendéen. L’idée fut reprise en 1825 par le chevalier de Lostanges qui proposa de placer une statue dans l’église. Craignant « que ce soit un sujet de distraction pour les paroissiens et de visites où le respect dû au lieu saint est souvent oublié par les curieux étrangers », la fabrique du Pin-en-Mauges émit un avis défavorable, suggérant de l’ériger « en face de la maison qu’habitait Cathelineau ».

La première pierre du monument fut posée sur la place centrale du bourg le 4 juillet 1826. Un an après, le 22 juin 1827, la statue de Cathelineau, exécutée à Nantes par le sculpteur Molknecht, fut expédiée au Pin-en-Mauges. L’inauguration eut lieu le 9 août suivant en présence de grands noms de la Vendée : le général de Sapinaud, le lieutenant général d’Autichamp, le comte de Colbert, MM. Lhuillier, du Doré, de Caqueray, de La Sorinière, Pauvert et autres anciens combattants.

Monument de CathelineauLe monument de Cathelineau, dessin de J.-P. Thénot (1828)

Une statue entourée de trente-deux piliers

« La statue de Cathelineau, en pierre dure (…) le représentait debout, avec le costume vendéen, ceint de l’écharpe blanche, marque du commandement, portant deux pistolets à la ceinture, la tête nue, vêtu d’un manteau et tenant à la main un sabre dont la poignée montrait la devise : Dieu et le roi (…) Le piédestal portait plusieurs inscriptions qui rappelaient les exploits du héros vendéen. 

La statue, érigée au centre de la place autour de laquelle le bourg du Pin est bâti, était entourée de trente-deux piliers portant gravés les noms des communes vendéennes qui avaient suivi Cathelineau aux combats, et ceux des hommes tués sous lui et sous les commandants qui lui avaient succédé… »

Ce monument fut détruit en 1832 par les troupes de Louis-Philippe, comme tous ceux qui rappelaient les gloires de l’épopée de 1793. La statue, qui était une propriété privée, fut descendue, mais endommagée ; le piédestal démoli et les colonnes mutilées, « en sorte que ce monument qui faisait l’admiration des voyageurs, n’offre plus que des ruines » (F. Uzureau, Le Monument de Cathelineau au Pin-en-Mauges, L’Anjou historique, 1930).

Toutefois, le relevé destiné à établir le cadastre du Pin-en-Mauges fut réalisé à temps pour permettre d’en marquer le tracé sur le plan développé du bourg. C’est cette colonnade et le monument de Cathelineau marqué par la croix, qu’on voit ainsi sur le cadastre de 1834.

Le généralissime vendéen retrouvera sa statue au centre de son village, mais bien plus tard, après d’autres péripéties

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2014/10/13/30758585.html

Cadastre du pin-en-Mauges 2

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le château du Général de Bonchamps fait recette lors des journées du patrimoine 2018

1.600 visiteurs au château du général de Bonchamps !

Le journal Ouest-France a dressé aujourd’hui le bilan des Journées du Patrimoine au château de la Baronnière, à La Chapelle-Saint-Florent. Un bilan plus que flatteur avec plus de 1.600 visiteurs sur ce site majeur des Guerres de Vendée.

OF_21092018Ouest-France, édition de Cholet, vendredi 21 septembre 2018 

« Sur les deux jours du week-end, nous avons enregistré la venue de plus de 1.600 personnes désireuses de faire plus ample connaissance avec le château, le parc et les jardins », a expliqué Anne du Boucheron. La famille du Boucheron est propriétaire du château de la Baronnière depuis 1801.

Sur place, toute la famille du Boucheron s’était mobilisée pour assurer le meilleur accueil aux visiteurs, et pour faire découvrir les lieux de la mémoire du général de Bonchamps, blessé mortellement le 17 octobre 1793, lors de la bataille de Cholet.

Reconstitution historique de l’appel de Bonchamps

Les visiteurs se sont pressés pour découvrir la chapelle, de style néogothique, construite en 1842 ; la cour carrée, un bel ensemble d’habitations du XVIIe siècle et de dépendances ; le château de style néogothique, construit de 1852 à 1856, qui a fait l’objet d’importantes restaurations depuis 2009, et bien sûr, le jardin potager, un espace de plus de 3.000 m2 qu’Anne du Boucheron cultive jalousement, sans pesticides, pour l’ouvrir deux fois par an aux jardiniers amateurs.

C’est pourtant, sûrement, la reconstitution historique de l’appel de Bonchamps, par les habitants du territoire en mars 1793, pour diriger le mouvement de la Vendée militaire, qui a, semble-t-il, le plus impressionné les visiteurs de ces deux Journées du Patrimoine. Le groupe des Cœurs de Chouans, féru de reconstitutions vendéennes, a ainsi joué quatre fois la même scène, devant un public médusé par ces coups de feu entre les Vendéens et les Bleus républicains.

Bonchamps, blessé à mort à seulement 33 ans, a demandé alors la libération des prisonniers républicains de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil… Un geste de grâce qui lui valut la reconnaissance du sculpteur David d’Angers, pour être immortalisé en une sculpture remarquable, qui orne son tombeau en l’église abbatiale de Saint-Florent. Un tombeau et une sculpture qui, justement, en ce dimanche, ont reçu énormément de visiteurs, tout comme les autres sites patrimoniaux de cité, la Maison Gracq, la colonne de duchesse d’Angoulême, ou encore ferme des Coteaux.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, né le 30 août 1772, tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé.

Marc Anguissola Di Podenzano
30 août, 11:15
In Mémoriam….


Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière (79700), en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé (49340) . Il est l’un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.
Il fait ses études à l’école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l’émigration. Il a l’honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l’assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.
En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l’armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :
« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi: si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »
La prise de Saumur, sous ses ordres, est l’exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire….

Jacques Cathelineau, premier généralissime de la Grande Armée catholique et royale, rappelé à Dieu le 14 juillet 1793

15 juillet 2018

Cathelineau et le 14 juillet : une mémoire toujours vivante

L’hommage du Souvenir Vendéen à Jacques Cathelineau, premier généralissime de la Grande Armée catholique et royale, rappelé à Dieu le 14 juillet 1793, a rassemblé bien du monde cette année encore à Saint-Florent-le-Vieil (49410), en particulier une quinzaine de personnes costumées issues de la Troupe des Cœurs de Chouans.

A la recherche des fusillés de Bournan (49400)

Le Mémorial des fusillés de Bournan 

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville de Saumur, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan  http://www.vendeensetchouans.com/archives/2015/01/02/31243931.html

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2017/05/22/35310747.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes martyrisés le 10 février 1794, à Avrillé (49340)

BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)

À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes: les bienheureuses Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, soeurs – Louise Bessay de la Voûte – Marie-Anne Hachet du Bois – Louise Poirier, mariée, qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique.

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/11438/Bienheureux-Pierre-Fremond-et-cinq-compagnes.html

Charles-Augustin-Jean Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges (49110) rescapé d’Outre-Loire, trois frères tués au combat.

 Charles-Augustin-Jean Arrial-Arial est né et a été baptisé le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arrial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison Neuve. Le parrain a été le Sieur Etienne Porchet, vicaire de Saint-Rémy et la marraine Marie-Pélagie de Boisy* de cette paroisse. De cette union sont issus :

1° Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

3°  ?…….  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy.  

5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. Soldat  Vendéen 

7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794

NDLRB . Nous ne savons pas si Charlotte-Jeanne a survécu à ses blessures.

8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

http://chemins-secrets.eklablog.com/charles-augustin-arrial-a129921968.

 

Le tombeau de Bonchamps, sculpté par David d’Angers, à Saint-Florent-le-Vieil (49410)

http://www.uneautreloire.fr/patrimoine-religieux/PCU790001294-7/detail/saint-florent-le-vieil/eglise-abbatiale

Le tombeau de Bonchamps (1760-1793) , érigé dans l’église de Saint-Florent-le-Vieil, est considéré à juste titre comme le chef-d’œuvre de David d’Angers, et certainement le plus beau monument élevé à la mémoire d’un général vendéen.

Lors de sa visite à Saint-Florent, le 22 septembre 1823, la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, fut invitée à découvrir les travaux du monument de Bonchamps sur lequel travaillait le sculpteur David d’Angers (1). Le corps du général vendéen, inhumé à la sauvette dans le cimetière de Varades (44370)  le 19 octobre 1793, avait été exhumé le 20 octobre 1817 par le comte Arthur de Bouillé (2), gendre du général, puis déposé dans sa paroisse de La Chapelle-Saint-Florent, en présence du comte d’Autichamp, du vicomte de Scépeaux (3), du curé Courgeon de La Chapelle-Saint-Florent (49410) (4), et d’un grand nombre de soldats et d’officiers de l’armée de Bonchamps.
Ses restes furent à nouveau transférés, cette fois à Saint-Florent, le 18 juin 1825. L’inauguration solennelle du superbe mausolée aménagé en son honneur dans le chœur de l’abbatiale de Saint-Florent par l’architecte Achille Leclerc (1785-1853), eut lieu le 11 juillet suivant. D’anciens vétérans de la Grande Guerre vinrent à Saint-Florent rendre les honneurs à leur général. David en profita pour dessiner les portraits d’une soixantaine d’entre eux. Lors des travaux de restauration du chœur en 1890, le tombeau fut déplacé avec soin une dernière fois, dans le transept nord de l’église.

http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Bonchamps

La statue de marbre blanc, figée dans le célèbre geste de clémence qui a immortalisé Bonchamps (5), domine un tombeau de marbre noir frappé du blason du général (de gueules à deux triangles vidés d’or, entrelacés en forme d’étoile) et de son nom en lettres dorées. Quatre allégories, la Foi, la Douleur, la France et la Religion, sculptées en bas-reliefs devaient initialement encadrer le tombeau, autour duquel il était prévu que l’on puisse circuler. Adossé au mur du transept, le tombeau n’en montre plus que trois.

L’église abbatiale de Saint-Florent comprend, outre ce chef-d’œuvre de la sculpture française, une série de verrières commémorant les événements locaux de la Révolution et un musée lapidaire exposant, parmi d’autres pièces, la première dalle funéraire de Jacques Cathelineau (1759-1793).

Notes :
(1) Républicain convaincu, cet artiste voulut rendre hommage à l’homme qui avait sauvé la vie de son père, alors prisonnier des Vendéens à Saint-Florent.
(2) Arthur Philippe Guillaume Parfait de Bouillé (1790-1868) avait épousé le 27 février 1817 Zoé Anne Agathe Charlotte de Bonchamps (1789-1877), fille du général vendéen.
(3) Ancien général en chef des Chouans de la rive droite de la Loire, Marie Paul Alexandre César de Scépeaux (1768-1821) était aussi le beau-frère de Bonchamps. Sa sœur Marie Renée Marguerite (1767-1845) avait épousé Charles Melchior Artus de Bonchamps à Angers le 10 juillet 1789.
(4) Ce prêtre avait accompagné les derniers moments de Bonchamps.
(5) Au lendemain de leur défaite à Cholet  (49300) (17 octobre 1793), les Vendéens battirent en retraite vers la Loire. Acculés au fleuve à Saint-Florent-le-Vieil, ils parvinrent à le franchir pour entamer une nouvelle campagne sur l’autre rive, en quête de renforts chouans et d’un port de mer. Ils ne pouvaient cependant emmener avec eux les milliers de prisonniers républicains enfermés dans l’abbatiale. Qu’en faire ? Beaucoup réclamaient leur mort, mais Bonchamps, blessé à mort à Cholet, donna un dernier ordre : Grâce aux prisonniers ! Infiniment respecté par ses hommes, il fut obéi. Son geste de clémence offre la réponse la plus sublime à la folie meurtrière de la Révolution.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2010/08/27/18908568.html

http://www.vendeensetchouans.com/albums/le_tombeau_de_bonchamps_a_saint_florent_le_vieil/index.html