Fauteuil de paralytique du Conventionnel Georges Couthon guillotiné le 28 juillet 1794 (Anniversaire).

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Anonyme

Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Vers 1780

Noyer ; fer ; garniture : velours autrefois jaune

Hauteur: 92 cm ; largeur: 81 cm ; profondeur: 110 cm

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Le fauteuil du conventionnel Georges Couthon ( 1755-1794) fait partie sans aucun doute des objets les plus insolites conservés par le musée Carnavalet. Ancêtre du fauteuil roulant, il se présente comme l’adaptation d’un siège sur un cadre rectangulaire avec planchette à l’avant pour reposer les pieds et muni de trois roues. Outre sa conception et son statut d’objet historique, il présente la particularité d’avoir conservé sa garniture d’origine qui a fait l’objet d’un important travail de restauration.
Donné au musée en 1899 par les deux arrière-petites-filles du conventionnel, ce fauteuil appartenait personnellement à Couthon, qui privé de l’usage de ses jambes se déplaçait en fauteuil pour assister aux séances de la Convention.

Auteur de la notice : Marie-Laure Deschamps

Salle : Salle de la Convention

Collection : Mobilier

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Avec les condamnés de la quatrième charrette des complices du baron de Batz.

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http://maria-antonia.justgoo.com/t4518-robespierre-et-le-proces-des-chemises-rouges?sa=X&ved=0CCYQ9QEwBWoVChMIhpGF6ejwxgIVQ7oUCh3o4w4l

Fille d’un papetier de Paris, Cécile Renault, née à Paris en 1774, vivait sous le toit familial et n’avait pas d’activité professionnelle

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       Ces messieurs pouvaient assister de là, commodément assis, au départ des charrettes pour la guillotine. C’était un spectacle imposant, depuis surtout que Fouquier, afin de pouvoir procéder par fournées plus nombreuses, avait fait élargir ses petits gradins. Quelquefois même, on s’offrait le plaisir d’accompagner jusqu’à l’échafaud le lugubre cortège. C’est ce qui eut lieu, le 29 prairial an II (18 juin 1794), en l’honneur des cinquante-quatre malheureux condamnés comme complices du baron de Batz dans la pseudo conjuration de l’étranger. Sur la quatrième charrette, Sanson avait groupé les plus jeunes des victimes : Emilie de Sartines, née de Sainte-Amaranthe et Cécile Renault, qui n’avaient pas vingt ans, Lili de Sainte-Amaranthe, qui en avait dix-sept, et la petite Nicole ( NDLRB. Nicole Bouchard) , qui en avait seize. C’est cette enfant qui, attachée sur la bascule, demanda de sa voix douce au bourreau :

  • Monsieur, suis-je bien comme ça ?

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/11/17/25601362.html

Charlotte Corday meurtrière de Marat à Paris , 30 rue des Cordeliers, le 13 juillet 1793

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Charlotte Corday d’Armont.

 

Née le 27 juillet 1768 à Saint-Saturnin-des-Ligneries près de Vimoutiers dans le pays d’Auge, morte guillotinée le 17 juillet 1793 à Paris

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Porche et escalier de la maison de Marat. Dessiné d’après nature en 1876 par Ch. Duprez. (Paris révolutionnaire avec illustrations par G. Lenotre, 1895 – p227).

 

 

 

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Plan de l’appartement de Marat. http://corday.normandie.free.fr/paris/index.php?page=cordeliers-annexe

 

7 mai 1795. Fouquier-Tinville est, à son tour, guillotiné après avoir envoyé 2 600 victimes à la Veuve.

Le Point – Publié le 07/05/2013 à 00:00 –

Durant son procès, l’accusateur public veut faire croire qu’il n’a été que le bras armé du Tribunal révolutionnaire.

FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

La veille, lors de son procès expéditif, Fouquier-Tinville a réaffirmé n’avoir fait que son devoir en envoyant à la guillotine plus de 2 600 victimes. L’ex-accusateur public ne se sent nullement coupable. Sa condamnation l’a rendu furieux. Ce 7 mai 1795, à l’aube, il rédige un dernier billet destiné à son épouse, la mère de ses jumeaux de deux ans. « Je t’avoue que ta lettre est la seule consolation que j’éprouve. Je redoublerai d’efforts pour supporter le poids accablant sous lequel je gémis. Mais dépourvu de toute nouvelle, ne voyant aucun journal, il n’y a rien d’étonnant qu’on s’abandonne à la douleur, surtout quand on se voit attaquer par la calomnie la plus noire sans avoir la faculté d’y répondre. Je sais que je suis innocent et qu’aucune mauvaise action ne peut m’être reprochée avec la moindre apparence, mais l’homme abandonné à lui-même tel que je le suis perd beaucoup par intervalle de son énergie et de son courage« .

Effroi

Vers 10 heures, les charrettes envoyées par le bourreau se rangent dans la cour de Mai de la Conciergerie, escortées par des gendarmes. Fouquier-Tinville n’est pas le seul à devoir partir pour l’au-delà, quinze autres membres de l’ex-tribunal révolutionnaire – magistrats et jurés – ont également écopé d’une sanction à mort par le tribunal. L’exécuteur des hautes oeuvres de  Paris Henri Sanson, signe la livraison des prisonniers dans le greffe avant de leur offrir une dernière toilette. …. Assis sur des bancs en bois, les condamnés attendent leur tour, entendant avec effroi des milliers de Parisiens rassemblés devant la prison hurler leur haine. C’est surtout après Fouquier-Tinville qu’ils en ont. Lequel se tait, le visage plus farouche que jamais. Comme les autres, il se laisse lier les mains derrière le dos avant de monter dans une charrette….

Le convoi a bien du mal à fendre la foule au paroxysme de sa fureur. Mais Fouquier-Tinville ne sourcille pas, défiant les visages grimaçants du regard. En revanche, quelques-uns de ses compagnons, moins impavides, répondent aux injures par d’autres injures. Le convoi parvient enfin place de Grève où le sinistre échafaud a été dressé la veille. L’accusateur public est le dernier à se présenter devant la guillotine. Un spectateur lui jette : « Monstre ! À ton tour tu n’as pas la parole ! » Et lui de répliquer, plus méprisant que jamais : « Et toi, imbécile, va chercher tes trois onces de pain à la section ! Moi, du moins, je meurs le ventre plein. »

Témoignages impitoyables

Les aides de l’exécuteur le saisissent pour le coucher sur le banc de la guillotine. Le sanglant triangle d’acier chute lourdement. La tête de Fouquier-Tinville roule dans le panier où le bourreau l’attrape par les cheveux pour la montrer à la foule, effectuant le tour de l’échafaud. Durant quelques secondes, un profond silence accueille le spectacle comme si chacun avait encore du mal à comprendre que le monstre n’est plus. Puis des applaudissements crépitent, mille gorges hurlent leur soulagement. Les chapeaux volent. …

Durant les 45 jours de son procès, Antoine Quentin Fouquier de Tinville, 48 ans, se bat comme un beau diable, persuadé n’avoir été que l’instrument de la Révolution. Il est même tellement convaincu de son bon droit que c’est lui qui se rend à la Conciergerie le 2 août 1794 quand il apprend que le conventionnel Louis Fréron a fait voter un décret d’arrestation contre lui. « Écrouez-moi ! » ordonne-t-il à l’homme du greffe. Après plusieurs mois d’instruction, son procès s’ouvre le 28 mars 1795. Sur le banc des accusés, ils sont vingt-neuf membres du Tribunal révolutionnaire. On a pris le soin de désigner quinze provinciaux comme jurés, et non pas des Parisiens, pour renforcer l’impartialité du jugement. C’est un procès fleuve qui fait défiler 419 témoins dont 223 à charge.

Fouquier-Tinville rédige plusieurs lettres pour justifier son action. « Ce n’est pas moi qui devrais être traduit ici, mais les chefs dont j’ai exécuté les ordres. Je n’ai agi qu’en vertu des lois portées par une Convention investie de tous les pouvoirs. Par l’absence de ses membres, je me trouve le chef d’une conspiration que je n’ai jamais connue. Me voilà en butte à la calomnie, à un peuple toujours avide de trouver des coupables. » Il a beau se défendre, les témoignages sur sa férocité, sur son arbitraire, se multiplient. « Je n’ai été que la hache de la Convention ; punit-on une hache ? » Une drôle de hache à la vérité qui multiplie les arbitraires et se moque férocement de ses victimes. Les témoignages contre lui sont impitoyables. Ils confirment que dans la même journée, une personne pouvait être notifiée de son acte d’accusation, jugée, condamnée et exécutée. De très nombreux suspects ont même été envoyés à la guillotine sans aucun acte d’accusation. Les substitutions de personnes sont monnaie courante.

« On reconnaîtra mon innocence »

À un citoyen arrêté par erreur et lui réclamant sa liberté, Fouquier-Tinville répond en l’envoyant à l’échafaud avec une charrette d’assassins. Un autre jour, il demande qu’on lui amène en jugement une personne portant tel nom. Les huissiers lui répondent qu’elles sont plusieurs à porter ce patronyme. Peu importe à l’accusateur qui les fait toutes traduire devant lui avant de les condamner à mort sans le moindre acte d’accusation. Un autre jour, observant deux citoyens s’apitoyer sur le sort de condamnés emmenés par le bourreau, il ordonne leur arrestation, les juge, les condamne et les fait exécuter. Pour avoir chaque jour son lot de condamnés, il soudoie des dénonciateurs et des témoins bidons.

Les témoignages accablants s’accumulent et conduisent naturellement à sa condamnation, le 6 mai 1795, avec quinze de ses ex-collaborateurs « convaincus de manoeuvres et complots tendant à favoriser les projets liberticides des ennemis du peuple et de la République, à provoquer la dissolution de la représentation nationale, et le renversement du régime républicain, et à exciter l’armement des citoyens les uns contre les autres, notamment en faisant périr sous la forme déguisée d’un jugement une foule innombrable de Français, de tout âge et de tout sexe ; en imaginant, à cet effet, des projets de conspiration dans les diverses maisons d’arrêt de Paris ; en dressant, dans ces différentes maisons des listes de proscriptions, etc., et d’avoir agi avec de mauvaises intentions ».

En quittant le tribunal, Fouquier-Tinville s’écrie : « Je lègue au peuple ma femme et mes enfants ! » De retour dans sa cellule, il persiste par écrit : « Je n’ai rien à me reprocher : je me suis toujours conformé aux lois, je n’ai jamais été la créature de Robespierre ni de Saint-Just ; au contraire, j’ai été sur le point d’être arrêté quatre fois. Je meurs pour ma patrie et sans reproche. Je suis satisfait : plus tard, on reconnaîtra mon innocence. » On attend toujours…

 

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/7-mai-1795-fouquier-tinville-l-homme-aux-2-600-guillotines-fait-a-son-tour-connaissance-avec-la-veuve-07-05-2013-1664147_494.php#xtor=CS1-31

Le donjon du Temple (Paris) où se passèrent les dernières heures de la famille royale réunie.

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Prison du Temple : une plaque a été posée à l’angle de la rue Dupetit-Thouars et de la rue Gabriel-Vicaire.

Sur l’enceinte d’une école maternelle située à côté de l’École supérieure des arts appliqués Duperré, plaque sur laquelle est dessiné le double plan de l’ancien palais et des rues actuelles, avec la mairie en rouge.

L’emplacement des tourelles de la Tour du Temple, est tracé au sol devant la mairie, rue Spuller

Le Temple était l’ancien prieuré parisien de l’ordre des Templiers établi au XII° siècle dans le Marais. A la Révolution, les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (établis au Temple au XIV° siècle) furent chassés; Louis XVI et la famille royale (l’épouse du roi Marie-Antoinette et sa sœur madame Elizabeth) yfurent enfermés en 1792 dans le donjon (Louis XVII y serait mort en 1795).

……..

L’église fut abattue en 1796, le donjon rasé de 1808 à 1810, et le palais démoli en 1853.

 

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