Massacres à La Gaubretière (85130 ) le 27 Février 1794, il y a 224 ans.

Massacre du 27 Février. … Les massacres que les soldats républicains commirent dans la commune c’est le plus grand carnage que la Gaubretière endura. Que tous ces pauvres gens massacrés par la république et ses fausses valeurs reposent en paix.

Un peu d’histoire, en janvier 1794, le jour du premier anniversaire de la décapitation de Louis XVI, la république lance sur la  » Vendée militaire  » ses colonnes infernales.

L’objectif est simple : anéantir la population, détruire les maisons, prendre les récoltes et brûler ce qui peut être emporté.

«  Il y a lieu de restituer les actions des colonnes infernales dans le cadre de la Révolution de 1789 et de la période. Il faut également éclaircir le lecteur sur les volontés politiques durant plus de 2 siècles pour nier ou falsifier l’histoire  » précise Daniel Guillon dans son ouvrage  » Rien ne se perd  » . http://vendee-1794.e-monsite.com/.

Alors, indépendamment de la falsification des faits, après le silence et l’oubli, rendons une simple justice de mémoire sur les événements de la Vendée et particulièrement ceux de début 1794.

Et quand on parle de crime commis sur les populations de l’ouest, rappelons-nous pour cela le texte de la déclaration de Barère le 1er août 1793 à la tribune de la convention :  » Le comité de salut public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes…C’est faire le bien que d’extirper le mal; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir ces révoltés « .

Le seul lien qui apparaît valable est bien l’ordre et la volonté politique de détruire une religion, une région, ses hommes, ses ressources.

«  Les hommes sont responsables pour certains de crimes de droit commun, d’autres sont coupables de crimes de guerre, mais le système en 1794 est responsable de crimes contre l’humanité  »

précise Daniel Guillon.

Ce dernier va même plus loin :  » On peut imaginer que la terreur a utilisé la Vendée comme terrain de laboratoire pour préparer à plus grande échelle l’exécution du plan de dépopulation. Babeuf avait écrit dans ses délires le traité des égaux, mais avait aussi précisé le plan intitulé par lui  » Plan de dépopulation  » ( livre de Babeuf paru en 1794).

Le plan est diabolique, et le général Huché est à la hauteur de ses crimes : pillard, assassin et débauché, éventreur de femmes et massacreur d’enfants, égorgeur des républicains aussi bien que des vendéens, il est le responsable du massacre de la Gaubretière le 27 février 1794.

De Nantes, le 2 mars 1794, le général en chef Turreau raconte son exploit au Ministre de la guerre ;  » Le général de brigade révolutionnaire Huché, qui commande à Cholet une forte garnison avait reçu l’ordre de moi de dissiper tous les rassemblements qui pourraient se former aux environs. Instruit qu’il y avait sept ou huit cents brigands à la Gaubretière qui inquiétaient Mortagne, Huché part de Cholet avec un fort détachement, et, par une marche nocturne et rapide, surprend les ennemis. Cinq cents ont été taillés en pièces, parmi lesquels un grand nombre de femmes, car les femmes s’en mêlent plus que jamais. Cette affaire a eu lieu le 27 février et ce rassemblement est entièrement dissipé « .

Il n’y a, à aucun moment, de plan aussi construit pour exterminer la population, que celui de la Convention appliqué à la Vendée. Tout est permis à ceux qui agissent dans le sens de la Révolution.

Heureusement la Vendée militaire ne put être rayée de la carte, elle survécut à l’horreur.

Eric Muth

https://www.facebook.com/groups/cercle.antimoderne1/permalink/1665042200228606/

et aussi :

pour Louis-Marie Clénet, on compte 128 tués, dont 51 hommes, 67 femmes et 10 enfants

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_La_Gaubreti%C3%A8re

 

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Un vitrail évoquant le martyre de l’Abbé Voyneau, curé des Lucs-sur-Boulogne (85170) endommagé.

25 septembre 2016

Aux Lucs, la grande verrière de l’abbé Voyneau endommagée

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Lucs-sur-Boulogne#/media/File:Blason_Les_Lucs-sur-Boulogne.svg

         En passant aux Lucs-sur-Boulogne hier après-midi, j’ai eu la douloureuse surprise de constater que la grande verrière du transept, qui représente l’abbé Voyneau martyrisé par les soldats républicains le 28 février 1794, avait été endommagée. Un trou est visible dans le décor dans la 2e lancette, sans toutefois affecter les personnages. 

Blasonnement des armes dela commune:

De gueules à la fasce ondée d’argent chargée d’une couronne princière soudée d’or, au franc-canton d’argent chargé d’une croix partie d’or et de sinople.
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                                                      Le martyre de l’abbé Voyneau (en bas au centre, un trou dans le vitrail avec un fond blanc)

  Est-ce dû à la projection d’un objet par un coup de vent, ou par une main malveillante ? Je vous tiendrai au courant dès que j’en saurai davantage…

Les verrières du Grand Massacre des Lucs

C’est le 3 août 1941 que furent bénies, de chaque côté du transept de l’église des Lucs-sur-Boulogne, les deux magnifiques verrières réalisées par M. Lux Fournier, maître verrier à Tours. Elles illustrent une des pages les plus tragiques et aussi les plus glorieuses de l’Histoire de la paroisse : l’assassinat du curé Voyneau et le massacre des habitants près de la chapelle du Petit-Luc.

Le projet de ces vitraux avait été conçu par M. l’abbé Boudaud, et achevé par M. l’abbé Prouteau. « Au cours de la grand’messe, le R.P. Marie-Auguste Huchet, des Capucins de Fontenay (85200) , enfant de la paroisse, évoqua, dans une émouvante allocution, le drame, digne des Actes des Martyrs, qui se déroula au Petit-Luc, le 28 février 1794, au cours duquel 563 habitants, dont 109 enfants âgés de moins de huit ans furent immolés en haine de la foi. Entre autres scènes tragiques, l’orateur retraça celle où le vénérable curé Voyneau, vieillard septuagénaire, s’avança seul à la rencontre des Bleus en implorant la grâce de ses paroissiens. Pour toute réponse, après l’avoir massacré à coups de baïonnette, on lui arracha la langue et le cœur qu’on écrasa ensuite sous les pierres du chemin… Paroissiens des Lucs, contemplez souvent les nouveaux vitraux de votre église ; allez fréquemment prier vos ancêtres, les martyrs, dans leur chapelle du Petit-Luc… et n’oubliez pas, n’oubliez jamais ! »

(Revue du Souvenir Vendéen,http://souvenirvendeen.org  n°30, octobre 1941, pp. 70-71).

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2016/09/25/34363062.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Pèlerinage Charette et en hommage aux Martyrs des Lucs le 3 avril 2016

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Comme tous les ans depuis de nombreuses années, la  Troupe des coeurs de Chouans  http://www.coeursdechouans.com se retrouve à La Chabotterie http://chabotterie.vendee.fr pour rendre hommage à François Athanase Charette de la Contrie, « roi de la Vendée ». Rassemblement au pied de la Croix : dépôt de gerbe, prière dirigée par le Père Jean-Paul Argouac’h et chants entonnés avec des membres du Choeur Montjoie Saint-Denis et repris par la foule.

Le Père Jean-Paul Argouac’h – qui célèbre la messe, bouleverse les participants tant il revit et nous fait revivre ce jour funeste du 28 février 1794 où furent massacrées de façon horrible 564 victimes dont 109 avaient moins de 7 ans! Refusant l’oubli l’assemblée des participants reprend en cœur la prière pour la béatification des enfants martyrs des Lucs-sur -Bouloge.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Lucs-sur-Boulogne

 

http://breves-de-bivouac.blogspot.fr/2016/04/pelerinage-charette-et-en-hommage-aux.html?spref=fb

Il y a juste 222 ans montaient à l’échafaud à Nantes, les quatre demoiselles Vaz de Mello ( de la Métairie) – 31 ans, 29 ans, 28 ans, 17 ans.

92408272Le 19 décembre 1793 (29 frimaire an II) eut lieu sur la place du Bouffay l’un des épisodes les plus poignants de la Terreur à Nantes : l’exécution des quatre sœurs Vaz de Mello, dont la plus jeune n’avait que 17 ans. 

Les révolutionnaires n’ont jamais fait grand cas des enfants qui tombaient en leur pouvoir. A une époque où l’errance des Vendéens sur la rive droite de la Loire alimentait les geôles nantaises de milliers de prisonniers, Carrier n’avait de cesse de s’en débarrasser au plus vite. La noyade lui en fournit le moyen, au Bouffay par exemple, dans la nuit du 14 au 15 décembre 1793. Mais le flux des captifs semblait ne jamais tarir.

Le 19 décembre , un nouveau convoi de 27 prisonniers subit le même sort. Parmi eux se trouvaient les quatre sœurs Vaz de Mello, Gabrielle (31 ans), Marguerite (29 ans), Claire (28 ans) et Olympe (17 ans), arrêtées à Nozay avec d’autres Vendéens. Filles d’André Alexandre Vaz de Mello et de Marie Madeleine Charette de La Verdière, elles vivaient au château de la Métairie, au Poiré-sur-Vie( 85170) , avant que le Révolution ne les entraîne sur les chemins de Galerne. Carrier donna l’ordre de tous les exécuter, sans jugement et sans attendre.

Le Musée des Beaux-Arts de Nantes conserve une fameuse image de ce drame. Cette toile réalisée par J. Debay * représente les quatre sœurs au pied de l’échafaud peint en rouge pour atténuer l’effet que la vue du sang pouvait provoquer sur la foule. Sous un ciel menaçant d’où se détache le beffroi du Bouffay, le bourreau, coiffé d’un bonnet phrygien comme ses assistants, jette du haut de sa plateforme un regard sur les jeunes femmes en prière. On rapporte qu’il mourut trois jours après, de chagrin et de remords.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2013/12/19/28695781.html