Commémoration des martyrs d’Avrillé (29 août 2017)

Publicités

Suivre à la trace la colonne infernale du Général Grignon. Retirer un terme : Commune de Saint -Paul-en-Pareds (87500).

http://chemins-secrets.eklablog.com/jean-gaboriau-a131161326

 

Le 31 janvier 1794, « De grand matin, Grignon quitte la Flocellière pour gagner les Herbiers. Sa colonne se divise en plusieurs parties au village de l’Epaud. L’une d’elles prend le chemin de Saint-Paul-en-Pareds, massacrant un groupe de Vendéens cachés dans le bois de la Bonnelière*, et tuant et incendiant les hameaux et fermes le long de leur chemin. Ce détachement parvient le soir à Saint-Paul-en-Pareds et enferme soixante douze personnes dans la cour du château. Après les avoir nourries, abreuvées et forcées à danser, ils les massacrent….

* Curieusement, le logis de la Bonnelière de St Michel-Mont-Mercure (85700) échappe à l’incendie.

Marc Hayé, aubergiste de la commune de Saix guillotiné le 28 avril 1794)

     Ce post provient  d’un site à la sensibilité royaliste mais ceci ne veut pas dire que   « Panorama de  Voir »  a renoncé  au caractère scientifique de ses recherches.
————

Marc Hayé, aubergiste de la commune de Saix (86120-Vienne),

guillotiné à Poitiers le  9 Floréal de l’an II (28 avril 1794),

pour avoir abattu l’arbre de la liberté…

        
Marc Hayer, de Saix.... En 1793, le hameau de  »Belle Cave » se situe au carrefour du Poitou, de l’Anjou et de la Touraine. Ce lieu-dit de la commune de Saix, compte trois auberges, celle des Trois-Canards, des Trois-Pigeons et des Trois-Marchands. Marc Hayé, âgé de 43 ans, natif de Belligné dans le district d’Ancenis (Loire-Inférieure) est le propriétaire de l’auberge des Trois-Marchands. Il n’aime pas la république et voit d’un très mauvais œil toutes les nouveautés et surtout l’arbre de la liberté de Saix et son bonnet de la liberté, symboles de ce qu’il exècre.

Après la prise de Saumur, les Vendéens font une incursion dans le petit village de Saix situé près de Fontevrault dans le département de la Vienne. En effet, le 10 juin, les Vendéens sont à Saumur, la rumeur…. ils sont à  »Belle Cave » et vont abattre l’arbre de la liberté. Marc Hayé n’a jamais caché son soutien au Roi, mais il est vu derrière un cavalier Vendéen et comme toujours le salaud du village va le  »balancer » ; c’est un habitant de  »Belle Cave » nommé Joseph Cerclé, journalier.

Cette fripouille déclare  : « Quelques jours après la prise de Saumur par les Brigands, il vit le nommé Hayé monté derrière un brigand à cheval qui fut abattre l’arbre de la liberté de la commune de Saix ».

Le lundi 9 Floréal de l’an 2 (28 avril 1794), Marc Hayé comparaît devant le tribunal Criminel de Poitiers. Parmi les faits qui luit sont reprochés  : Il a pris le bonnet de la liberté, l’a fait sauter en l’air et l’a foulé aux pieds en disant :

« Le voilà le bonnet qui nous met dans l’esclavage… AU DIABLE LA SACREE LIBERTE, plus de municipalité, au diable la sacrée municipalité……

J’EMMERDE la sacrée municipalité… AU DIABLE LA NATION et VIVE LE ROI. »

Après avoir entendu l’accusateur public, le Tribunal se déclare convaincu que Marc Hayé est coupable de provocation à la royauté et d’émeutes contre-révolutionnaires. Il ordonne que le dit Hayé soit livré dans les vingt quatre heures à l’exécuteur des jugements criminels et mis à mort. Ses biens sont et demeurent acquis à la république.

  Rendons hommage à ce royaliste en honorant sa famille par une brève généalogie.

Marc Hayé-Hayer-Hayée est né le 20 mai 1750 au village de la Haute-Lande à Belligné, il exerce la profession de Tisserand à Fontevrault avec son frère Etienne de 1780 à 1786 puis est tenancier de l’auberge des Trois-Marchands vers 1788 et exerce peut-être aussi son métier de tisserand. Il est le fils de Marc-Urbain Hayer et de Perrine-Marie Hallery originaires de la paroisse de Daon (Mayenne). Il se marie à Epieds en Anjou le 11 février 1779 avec Marie-Renée Desmier-Dixmier, née le 14 avril 1750 à Epieds et décédée le 11 mars 1823 à la Grande-Fontaine à Brézé où elle est qualifiée d’aubergiste.

L’acte de mariage d’un de ses fils, Jacques-André Hayé stipule qu’il est le fils de «  Marc Hayé, tisserand, décédé à Poitiers comme victime de la Révolution. » (Vue n°41 et 42/147, acte de mariage du 6 janvier 1813 à Raslay, archives de la Vienne). De cette union sont issus :

1° Sophie Hayer, née le 24 mai 1780 à Fontevrault.

2° Marc-Jacques Hayer, né le 17 août 1781 à Fontevrault.

3° Emilie-Sophie Hayer, née le 26 mai 1783 à Fontevrault.

4° Marie Hayer, née le 6 juin 1785 à Fontevrault.

5° Jacques-André Hayer, né le 31 mai 1788 à Fontevrault.

marié le 6 janvier 1813 à Raslay avec Marie-Rosalie Champion.

6° Jacinte Haydier, né le 12 juillet 1789 à Saix et + le 26 août 1789.

7° Louis Haydier, né le 12 juin 1792 à Saix, garçon laboureur à  Bizay, Epieds et décédé le 30 décembre 1865 à la Crépineriecommune de Brézé, journalier-vigneron.

  Pour terminer, car dans ce cas de figure, il ne faut pas oublier de signaler la famille du judas, du félon, de la canaille, responsable de la mort de son voisin : Joseph Cerclet ou Cerclé.

Joseph Cerclé a été assez facilement identifiable. Le 13 octobre 1841, Joseph Cerclet, cultivateur, âgé de 80 ans, veuf de Marthe Turquois, né à Saix, fils de feu Pierre Cerclet et de Marie Lalleron est décédé à la Tourette(lieu-dit proche de la Belle-Cave) – voir cadastre. (vue n°99/105 décès de Saix 1823-1842)

  C’est bien notre homme, puisque le 13 Ventôse de l’an 3 (3 mars 1795) – (vue n°34/136, 1793-1801), Joseph Cerclé est journalier, âgé de 32 ans et Marthe Turquois, âgée de 33 ans, domiciliés à Saix sont présents à la déclaration de la naissance de Louis Courtois, fils de Louis Courtois, journalier et de Marie Cerclé….. et le cercle se referme…..

Sources: Archives Départementales de la Vienne, du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique tous droits réservés – Etat civil des communes de Saix, Fontevrault, Raslay, Epieds, Brézé, Belligné – Cadastre de 1841-assemblage feuille 16 4P414, de la commune de Saix – Les arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne de Robert Petit , Editions Clé 89 – Photos : La guillotine, extraite de Lafautearousseau quotidien royaliste Action-Française et photos de l’auteur.

 

http://chemins-secrets.eklablog.com/marc-hayer-de-saix-a130947174

Sur les pas de Charlotte Corday. Un site vraiment encyclopédique.

Résumé de sa vie
Normandie
Née le 27 juillet 1768 dans la ferme du Ronceray, paroisse des Lignerits, diocèse de Séez, morte à Paris le 17 juillet 1793, Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont, arrière petite-fille de Corneille, est issue d’une famille de petite noblesse désargentée.
Elle passe sa petite enfance à la ferme du Ronceray, puis à la ferme des Bois (paroisse du Ménil-Imbert). En 1774, après la mort de sa soeur, son oncle, curé de Vicques en 1777, devient son tuteur, lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir les tragédies de leur aïeul Corneille, lui donne une bonne éducation.
En 1776, ayant des affaires à régler à Caen, son père emmène sa famille sur la butte de la paroisse St-Gilles. Suite à la mort de la mère de Charlotte en 1782, et ne pouvant plus subvenir aux besoins de la famillle, son père réussit à la mettre en pension avec sa petite soeur au couvent de l’Abbaye-Ste-Trinité de Caen.
Elle se familiarise avec les auteurs de l’Antiquité grecs et romains, lit Plutarque et Rousseau et s’enthousiasme pour les idées nouvelles. La Révolution fermant les couvents, en 1790 Charlotte et sa soeur repartent vivre chez leur père au Ménil-Imbert. En juin 1791, Charlotte revient seule à Caen pour être hébergée chez une cousine, Mme Coustellier de Bretteville, 148 rue St-Jean.
Elle s’intéresse à la politique, indignée des outrances de Marat, le « massacreur de septembre » 1792. Elle lui reproche de pousser à la guerre civile. Les déclarations de ce dernier réclamant de plus en plus de cadavres exaspèrent Charlotte Corday. De plus elle apprend le supplice de l’abbé Gombault confesseur de sa famille, décapité le 5 avril 1793.
Fin juin et début juillet, 3 fois accompagnée par le domestique de sa cousine, elle rend visite aux députés girondins proscrits, réfugiés à Caen dans l’hôtel de l’Intendance. Elle choisit Barbaroux comme interlocuteur et s’enthousiasme pour l’ardeur des Caennais à s’enrôler et aller délivrer Paris des « anarchistes ». Le dimanche 7 juillet, une parade sur le Cours-la-Reine amenait à espérer un engagement de 3000 personnes dans l’armée des fédéralistes. Il n’y en eu que 17. Ne pouvant plus compter sur les hommes, sa décision est prise, elle doit tuer Marat, ce fou sanguinaire.
Personne ne connait son intention. Pour ne pas se trahir, elle envoie une lettre à son père lui indiquant son désir d’aller vivre en Angleterre.
Le mardi 9 juillet 1793 à 14 heures, munie d’un passeport et d’une somme d’argent importante, elle prend la diligence pour Paris. Après une nuit passée à Lisieux, elle reprend la route, change de diligence à Evreux pour rouler toute la nuit. Elle quitte définitivement sa Normandie natale.
Paris
Le jeudi 11 juillet vers midi, elle arrive à Paris, Rue des Victoires Nationales, et trouve une chambre à l’hôtel de la Providence, 19 rue des Vieux-Augustins.
Le vendredi 12, elle apprend que Marat, malade, ne siège plus à la Convention.
Le samedi 13, à 8 heures, elle achète un couteau de 40 sols au Palais-Royal, se fait conduire chez Marat, 30 rue des Cordeliers, mais n’est pas reçue. Elle y retourne quelque temps plus tard sans plus de succès. Le soir à 19 heures, elle se représente de nouveau et hausse la voix. Dans son bain, Marat l’entend et autorise son entrée, elle apporte des nouvelles du Calvados, donne les noms des députés girondins présents à Caen mais quand Marat lui dit qu’ils seront guillotinés, elle lui plonge son couteau dans le coeur.
Immobilisée par les amis de Marat, auxquels elle n’oppose aucune résistance, elle est interrogée une première fois sur place par le commissaire de police Jacques-Philibert Guellard. Elle est ensuite transférée à la prison de l’Abbaye.
Le 14 et le 15 juillet, pas d’interrogatoire, elle commence la rédaction de sa lettre à Barbaroux.
Le 16 juillet elle est conduite au Palais de Justice et comparaît devant le Tribunal révolutionnaire. Après s’être informé de l’identité et de l’âge de Charlotte, le président Montané lui demande qui est son défenseur. Charlotte Corday propose qu’un de ses amis Louis-Gustave Doulcet de Pontécoulant la défende. Ce dernier ne sera pas prévenu à temps.
Le soir, elle est incarcérée dans la prison de la Conciergerie où elle va terminer sa lettre à Barbaroux et rédiger une lettre d’adieu à son père.
Le mercredi matin 17 juillet à partir de 8 heures, c’est l’audience du Tribunal révolutionnaire avec défilé des témoins, le jugement va être prononcé. Tout au long de ce procès elle va répondre aux questions de façon exacte, sans jamais chercher à minimiser les faits. A l’issue des débats, l’accusateur public Fouquier-Tinville demande sa tête. Le défenseur demandé étant absent, le président désigne d’office Chauveau-Lagarde qui se trouve dans la salle.
Elle est condamnée à mort à l’unanimité des jurés. De retour dans sa geôle en début d’après-midi, il ne lui reste plus que quelques heures à vivre. Elle avait demandé que quelqu’un fasse son portrait. Le peintre Jean-Jacques Hauer entre dans sa geôle, il ne lui reste que deux heures pour terminer l’esquisse qu’il avait commencée dans la salle d’audience.
A 17h30, elle monte dans la charrette qui l’emmène à l’échafaud sur la place de la Révolution. Mercredi 17 juillet 1793 à 19h30, Charlotte Corday a cessé de vivre.
Elle aurait eu 25 ans 10 jours plus tard.

http://c.corday.free.fr/index.php?page=paris/madeleine

Le tribunal révolutionnaire de Strasbourg en 1793

Les Presses universitaires de Strasbourg ont publié au mois de mars 2017 un essai de Claude Betzinger sur le tribunal révolutionnaire de Strasbourg, sujet essentiel de la Terreur en Alsace, sur lequel cependant les historiens ne se sont guère penchés jusqu’à présent. 

Le tribunal revolutionnaire de Strasbourg

« Si on voulait écrire une histoire complète de cet horrible tribunal et de ses victimes, elle remplirait à elle seule un épais volume », fit remarquer l’historien strasbourgeois Jean Friesé en 1801. Or, si pendant deux siècles la « justice » révolutionnaire dans les départements inspira bien des monographies, le tribunal révolutionnaire de Strasbourg semble avoir été oublié.

Pourtant, la littérature historique évoquait ses « jugements à la tournée » et sa « guillotine ambulante » chaque fois qu’il était question de la Terreur en Alsace, mais avec bien des divergences d’un auteur à l’autre. Son histoire complète restait toujours à écrire.

C’est désormais chose faite, car le tribunal révolutionnaire de Strasbourg a laissé suffisamment de traces pour reconstituer le déroulement de son activité, entreprendre son étude sur la foi d’une documentation renouvelée et le débarrasser des fantaisies imaginées par une littérature plus souvent légendaire que vraiment historique.

Le tribunal révolutionnaire de Strasbourg, 25 octobre – 13 décembre 1793, par  Claude Betzinger Presses universitaires de Strasbourg, http://pus.unistra.fr/fr/livre/?GCOI=28682100444460 mars 2017, 280 p., 24 € 

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2017/06/22/35409453.html

Perrine Dugué, victime des Chouans ou d’un hussard républicain ?

Un nouvel éclairage nous est apporté sur cette affaire par Monsieur Chanteloup, instituteur à Thorigné-en-Charnie (53270) dans les monographies des communes de la Mayenne en 1899.

En effet, il existe deux versions des faits : une version politique dans laquelle Perrine Dugué aurait été sabrée par des chouans ayant trouvé dans ses chaussures des correspondances républicaines et une version plus sordide dans laquelle un hussard républicain aurait voulu abuser d’elle et devant sa résistance l’aurait tuée et fait piétiner par son cheval.

http://chemins-secrets.eklablog.com/perrine-dugue-a130550314

 

Machecoul et ses massacres(44270) . Un lieu à l’histoire contestée par les Vendéens.

Le district de Machecoul (44270) en 1790.

 

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2017/06/01/35343250.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Les massacres de Machecoul sont l’un des premiers événements de la guerre de Vendée. Ils se déroulent à partir du 11 mars 1793 à Machecoul, petit chef-lieu de district de Loire-Inférieure, centre d’un commerce de grains prospère. La ville compte alors de nombreux bourgeois, administrateurs et marchands, qui ont été les principales victimes des massacres perpétrés par les Vendéens

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_Machecoul