Travail de mémoire dans l’église Notre-Dame-de-Bon-Port,des Sables d’Olonne (85100).

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Massacres révolutionnaires à Ville affranchie* pendant la Révolution Française

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Luc Duloisy

Dans la série défense des valeurs de la  »république française » le 3 décembre 1793 : 200 Lyonnais fusillés et le 5 décembre, 271 personnes furent tirées à bout portant par des canons chargés à mitraille
« Les deux commissions exécutives, l’une militaire, l’autre dite de justice populaire, créées par le décret du 12 octobre 1793 ont déjà commencé leur travail. L’une fusille, l’autre envoie les condamnés à la guillotine. La première exécution a lieu le 2 novembre, et, le même jour, la Convention décrète que les contre-révolutionnaires de Lyon, devront être jugés en huit minutes. L’ancien maire jacobin du temps de Chalier, Antoine-Marie Bertrand, un manufacturier de la ville, a été rétabli. Les dénonciations et les arrestations se multiplient. Dès le 25 octobre, les premières « maisons fastueuses » de la place Bellecour sont livrées à la démolition. Huit cents ouvriers recrutés parmi les « bons patriotes » dans les 32 sections que compte Lyon sont à l’œuvre. On ne se venge pas seulement des hommes, on se venge aussi des pierres pourvu qu’elles soient « aristocratiques ».
De son côté, Collot d’Herbois a quitté Paris avec un détachement de l’armée révolutionnaire et quelques jacobins « choisis parmi les patriotes les plus avancés ». Quant à la « liberté » qui sert de prétexte à sa nouvelle mission de Lyon, elle devrait rougir d’être invoquée dans des circonstances aussi dramatiques. […]
Ce qui va se passer là, en particulier au cours des deux terribles mois de décembre 1793 et de janvier 1794, est du point de vue de l’ampleur de la répression sans exemple dans l’histoire de la révolution, à l’exception de la Vendée et de Nantes. Lyon va perdre plusieurs dizaines de milliers d’habitants pendant la Terreur. Sa population chute de 130 000 habitants avant le siège à moins de 80 000 en avril 1794, selon les estimations de Joseph Fouché lui-même. Une partie des habitants a fui la ville, les autres y trouveront la prison et la mort. On ne se perdra pas dans les chiffres, d’autant plus que pour une fois les historiens s’accordent à peu près sur le nombre de victimes. Depuis la prise de la ville jusqu’au départ de Fouché, début avril 1794, ils en comptent près de 2000, dont 820 guillotinés et 1120 mitraillés et fusillés avec un pic effrayant de 1279 exécutions du 20 novembre 1793 au 20 janvier 1794. Personne ne connait en revanche le nombre de victime du siège en août et septembre 1793, mais on sait que 74 prêtres ont fait partie des condamnés à mort Lyonnais au cours de cette période. En janvier, un sans-culottes parle froidement « d’abattis » de têtes aristocratiques. On appréciera l’ampleur de l’hécatombe lyonnaise si on la compare avec les guillotinés du tribunal révolutionnaire de Paris. En six mois, du 20 septembre 1793 au 20 avril 1794 (vendémiaire à germinal), on compte près de quatre fois moins de victimes à Paris qu’à Lyon – 542 pour 1962 – ce qui est considérable compte tenu de la différence de population entre les deux villes.
Le plus redoutable des accusateurs publics n’était pas Fouquier-Tinville à Paris, c’était le général de brigade Pierre-Mathieu Parein, le président de la commission révolutionnaire de Lyon, que personne ne connait. On le sait, Fouquier-Tinville finira sur l’échafaud après la chute de Robespierre. Comme par hasard, Pierre-Mathieu Parein s’en sortira, et où le retrouve-t-on sous le Consulat ? Au ministère de la Police où Joseph Fouché l’emploie discrètement au sein de la police politique. En 1806, il émarge encore sur la liste des fonds secrets pour la somme de 2000 livres. Il était spécialement chargé de surveiller le faubourg Sain-Antoine. Il mourra riche et dans son lit. Il y a des protecteurs qui ont le bras long… »
Extrait de Fouché, les silences de la pieuvre de Emmanuel de Waresquiel.
Aujourd’hui encore, la chapelle expiatoire des Brotteaux, érigée sur les lieux du massacre, abrite dans sa crypte les ossements de 209 résistants Lyonnais lâchement mitraillés par leur république scélérate et mortifère le 3 décembre 1793 dans la plaine des Brotteaux. Camarade, si tu passes à Lyon, avant que la putidrité socialope Gérard Collomb n’ordonne sa destruction, n’oublie pas de rendre hommage à ces héros anonymes, ils le méritent bien.
https://lefouduroy.wordpress.com/…/repression-de-linsurrec…/
http://www.psbenlyonnais.fr/siege-de-lyon-et-capitulation-…

 

 

Nouvelle approche sur la Colonne Infernale n°5  du Général Cordelier..

Nouvelle approche sur la Colonne Infernale n°5

du Général Cordelier…

Nouvelle approche sur la colonne infernale de Cordelier....

 »MM Gaborit et Delahaye ont réussi à dire l’essentiel d’un sujet délicat sous une forme claire ». Henri Servien.

En effet les  »12 Colonnes Infernales de Turreau » sont d’une remarquable clarté didactique et c’est pour cela que je fais régulièrement référence à cet ouvrage.

A l’aide de cet écrit, aujourd’hui, nous allons nous attarder sur cette Colonne Infernale n°5 du Général Cordelier, afin d’en déterminer  »le noyau dur », c’est à dire les assassins les plus fanatiques des Vendéens. Il semblerait qu’il s’agisse tout simplement de l’Armée du Nord placée sous ses ordres.

« La Colonne n°5 commandée par Cordelier se divise en deux colonnes d’environ 8000 hommes chacune :

– La colonne de Cordelier (Brissac, Beaulieu-sur-Layon, St Lambert-du-Lattay, la Jumellière, Neuvy,Jallais).

– La Colonne de Crouzat (Brissac, Thouarcé, Gonnord, Chanzeaux, Chemillé, le May.).

Cordelier a 27 ans en 1794. Capitaine du 2° bataillon de Volontaires de Seine et Marne en 1792, il devient général de brigade de l’armée des Ardennes en septembre 1793 ; puis envoyé en Vendée. Turreau lui confie sa cinquième colonne, une des plus funestes. A l’automne, il est jugé pour ses crimes commis en Vendée mais il est amnistié. Cordelier n’a pas de scrupules à proposer ses services à Napoléon, à Louis XVIII puis à Louis Philippe. Il meurt en 1845. »

Nouvelle approche sur la colonne infernale de Cordelier....

Etienne-Jean-François Cordellier-Delanoue, fils d’un notaire, est né le 29 avril 1767 à Faremoutiers et décédé à Paris le 10 Juillet 1845.

« Un mot sur Crouzat : 59 ans en 1794. Ce vieil officier qui a servi dans le Royal-Roussillon, et qui fut nommé Chevalier de Saint-Louis,est général dans l’armée du Nord en 1793. Ses exactions en Vendée sont dans toutes les mémoires. Après la destitution de Turreau il est envoyé aux Sables. Il meurt en 1824. »

Les massacres de cette colonne commencent le 2 février 1794dans les Mauges.

Le 5 février Cordelier est à Gesté et massacre 300 habitants… Je ne vais pas entrer dans le détail des massacres tellement ils sont nombreux.

Nouvelle approche sur la colonne infernale de Cordelier....

Celui des Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794, où il massacre  564 personnes dont 109 enfants de moins de 7 ans. Rendus fous-furieux, les Vendéens enfoncent sa colonne et la disperse vers Montaigu, on ne fait pas de prisonniers.

Le lundi 10 mars, tout le Pays du Loroux-Bottereau est à feu et à sang, en passant par les massacres de Clisson, du Loroux, de la Chapelle-Basse-Mer, St- Julien-de-Concelles, le Landreau etc….

Le 20 mars, il est à Montfaucon, c’est l’incendie de Gesté et Tillières.

Le 25 mars, Cordelier est malade, il va se faire soigner à Saumur, Crouzat prend le commandement de la colonne et va à la rencontre de celle de Grignon vers Vezins….

Le 27 mars il y massacre 1200 personnes dans la forêt où se trouve l’hôpital de Stofflet.

Le 4 avril, c’est le tour de Tiffauges, de l’incendie de Torfou, de Montfaucon et pour la deuxième fois de Tillières.

Et c’est le jeudi 10 avril 1794 (21 Germinal de l’an 2), que nous prenons sur le vif la composition  »de l’Armée du Nord aux Ordres du Général Cordelier  »

En conséquence, nous pouvons considérer que les militaires composant cette  armée sont des criminels de guerre, c’est à dire les 3040 hommes rescapés ainsi que leurs chefs. Pour les tués, il suffira de faire le relevé des morts de ces unités, décédés de leurs blessures à Nantes où ailleurs sur le terrain afin d’en livrer les noms. Pour les autres, seuls les chemins creux du bocage connaissent leurs noms.

Ces militaires ont donc participé aux  »Grands Massacres », ceux ci se situant dans la période : 2 février – 13 mai ; les mois de mai à juillet 1794 étant les derniers mois de la Terreur.

Si ces deux colonnes étaient composées de 8000 hommes chacune, comme nous l’annoncent MM Gaborit et Delahaye, vous pouvez faire le calcul du désastre : Cela ferait 12960  »disparus ».

Voici la composition de l’Armée du Nord, le 21 germinal de l’an 2 (10 avril 1794) :

« Armée de l’Ouest.

Situation du 21 Germinal – Division du Nord aux ordres du général Cordellier.

Désignation des Corps.

1° -2° Bataillon de Chasseurs Francs.

2° -1° Bataillon des Fédérés des 83 Départements.

3° – 1° Bataillon des Fédérés Nationaux.

4° – 1° Bataillon de la Réserve.

5° – 1° Bataillon du 78° Régiment.

6° – 25° et la Réserve.

7° – 2° Bataillon de la Marne.

8° – Détachement du 94° Régiment.

9° – 2° Bataillon des Hautes-Alpes.

10 – 4° Bataillon des Ardennes.

11 – 29° Régiment, présent aux Massacres des Lucs-sur-Boulogne.

12 – 6° Bataillon de Paris.

Cavalerie.

13 – Chasseurs francs à Cheval.

14 – Cavalerie Révolutionnaire. »

Total : 3040 hommes formant ce qui reste des deux colonnes de Cordellier.

Nouvelle approche sur la colonne infernale de Cordelier....

 

Sources: 

Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye dans Collection découverte de l’Histoire – Editions Pays et Terroirs 65 place de Rougé à Cholet – 1995. Organigramme de l’organisation des Colonnes Infernales.

Archives Militaires de Vincennes via les Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – SHD B5/119-13 – 10 avril 1794 – copie : Division du Nord aux Ordres du général Cordelier (14 unités = 3040 hommes, vue n°1/6.

Crédit photos: Les Charniers du Mans de Vendéens et Chouans – Chemins Secrets.                                                 

X. Paquereau pour Chemins Secrets

http://chemins-secrets.eklablog.com/nouvelle-approche-sur-la-colonne-infernale-de-cordelier-a152964042

Les Vendéens morts en prison aux Sables (85100) en 1793-1794

17 novembre 2018

Les Vendéens morts en prison aux Sables en 1793-1794

Le Souvenir Vendéen organise le samedi 1er décembre 2018 l’inauguration aux Sables-d’Olonne, dans l’église Notre-Dame-de-Bon-Port, d’un grand martyrologe rassemblant les noms des prisonniers vendéens guillotinés ou fusillés dans cette ville en 1793, mais aussi de tous ceux qui sont morts en captivité sous la Terreur. 

Carte prisonniers Les Sables 1793Localisation par leur paroisse d’origine des prisonniers vendéens guillotinés ou fusillés, ou morts en captivité aux Sables-d’Olonne en 1793-1794
(cliquez sur la carte pour l’agrandir)

La liste des Vendéens guillotinés ou fusillés aux Sables-d’Olonne en 1793 a été publiée ici. Elle peut être complétée par celle des autres prisonniers morts en captivité dans les prisons sablaises en 1793-1794, qui sera inscrite sur la seconde plaque inaugurée par le Souvenir Vendéen le 1er décembre prochain. La voici :

Aizenay

  • Jean Durand, 55 ans
  • Pierre Ferré, 55 ans
  • Jean Guilbaud, 82 ans
  • Louis Guilloton, 20 ans
  • Jacques Nombalais, 65 ans
  • Pierre Perrocheau, 16 ans
  • Jacques Rapiteau, 67 ans

Angles

  • Jacques Amon, 48 ans
  • Jacques Crié
  • N. Frappier
  • Jacques Gillier, 40 ans
  • Pierre Grolier, 53 ans
  • Marie Laidet épouse Jean Arnaud, 51 ans

Apremont

  • Charles Massuyeau, 59 ans

Aubigny

  • Jean Bulteau, 48 ans
  • Jean Geay, père, 52 ans
  • Jean Geay, fils, 26 ans
  • Jacques Landreau, 41 ans
  • François Proquin, 34 ans

Le Bernard

  • Jean Duret, 30 ans
  • André Frappier, 45 ans

La Boissière-des-Landes

  • François Goulpeau, 55 ans

Le Bourg-sous-la-Roche

  • Jean Gouin, 45 ans
  • François Louineau, 33 ans

La Chaize-Giraud

  • Jeanne Charrier épouse Charles Epaud, 63 ans
  • Louise Oiseau, 62 ans

Challans

  • Louis Averty, 32 ans
  • Laurent David, 62 ans
  • Jean Guillot, 60 ans

Le Champ-Saint-Père

  • Louis Cousinet, 55 ans

La Chapelle-Achard

  • Jean Lheriteau, 32 ans

La Chapelle-Hermier

  • Marie-Madeleine Joubert, 64 ans
  • Jean Logeais, 18 ans
  • Marie Prinssaud, 30 ans
  • Pierre Renaud, 40 ans

Les Clouzeaux

  • André Olliveau, 70 ans

Commequiers

  • André Boury, 64 ans
  • Charles Dodin, 55 ans
  • André Doux, 37 ans
  • Nicolas Doux, 42 ans
  • Jean Fevre, 36 ans
  • Charles Grondin, 30 ans
  • Catherine Simon épouse Jacques Ragais, 60 ans
  • René Soret, 30 ans
  • Pierre Texier, 36 ans

Croix-de-Vie

  • Alexandre Chevrier, 54 ans

La Ferrière

  • Jacques Billaud, 60 ans
  • Jean Prinsay, 62 ans
  • Catherine Soulard, veuve Mathurin Conil, 68 ans

Fougeré

  • Pierre Troger, 80 ans

L’Ile-d’Olonne

  • Louise Blaizot veuve Pierre-François Merson, 62 ans

Landeronde

  • Pierre Bonnin, 70 ans
  • Madeleine Foucher, fille, 45 ans

Longeville

  • N. Fagot, 35 ans

La Mothe-Achard

  • Jacques Geay, 76 ans
  • N. Lasnonnier, 40 ans
  • Louis Logeais, 60 ans
  • Joseph Moulineau, 23 ans

Moutiers-les-Mauxfaits

  • Mathurin Bessonnet, 44 ans
  • Jacques Caradu, 22 ans

Nieul-le-Dolent

  • Gabriel Bareil, 56 ans

Notre-Dame-de-Monts

  • Jean Plessis

Olonne-sur-Mer

  • Marie Guilbaud épouse Jean-Louis Audouin, 34 ans

Le Poiré-sur-Vie

  • Jean Gillet, 46 ans

La Roche-sur-Yon

  • Jacques Bouron, 38 ans
  • Pélagie Couturier, 64 ans

Les Sables-d’Olonne

  • Rose Servanteau veuve Joseph Lodre, 74 ans

Saint-André-d’Ornay (les Fontenelles)

  • Louis-François Avril Demonceaux, chanoine régulier de la Congrégation de France, 65 ans

Saint-Christophe-du-Ligneron

  • Pierre Rabiller, 64 ans

Saint-Cyr-en-Talmondais

  • Veuve Fleurisson, 69 ans

Saint-Georges-de-Pointindoux

  • Garandeau, 27 ans
  • Marie Michon, 20 ans
  • Jeanne Papon, épouse Louis Favereau, 40 ans
  • Marie Pertuzé, 50 ans

Saint-Hilaire-de-Riez

  • Simon Collinet, 50 ans
  • François Guyon, 18 ans
  • Pierre Martineau, 30 ans
  • Élisabeth Péaud épouse Louis Gibouleau, 60 ans

Saint-Julien-des-Landes

  • Étienne Arnaud, 46 ans
  • Françoise Creté veuve Jacques Violleau, 46 ans

Saint-Maixent-sur-Vie

  • Jean Voisin, 60 ans

Saint-Paul-Mont-Penit

  • Mathurin Jarny, 71 ans

Saint-Révérend

  • Jean Fusillier, 60 ans

Sainte-Flaive-des-Loups

  • Pierre Morisset, 36 ans

Talmont

  • Marie-Anne Barbeau, 25 ans
  • Jean-Baptiste Buffet, 35 ans

Thorigny

  • Pierre Marsaud, 53 ans

Vairé

  • François Laurent, 50 ans
  • Louis Rabaud, père
  • Jean Robert, 48 ans

Venansault

  • Pierre Bardin, 72 ans
  • Pierre Gentil, 65 ans
  • Pierre Grelier, 40 ans
  • Jacques Logeais, 60 ans

 

Le lieu de la tombe de jean Chouan; Chouan qui donna son nom à la Chouannerie est encore inconnu.

Sortie de communauté à l’abbaye de Clairmont

Mardi 9 octobre, la communauté a pris l’air !

Les frères ont visité l’abbaye cistercienne de Clairmont, 53940 LE GENEST – ST. ISLE fondée par saint Bernard. Située à une 20aine de km à l’ouest de Laval, l’édifice impressionne par ses dimensions.

Les historiens supposent qu’elle a pu accueillir jusqu’à 300 moines ! Les bâtiments ont subi les injures du temps, mais des bénévoles très actifs s’efforcent de redonner vie à ce lieu de prière et de sainteté. A visiter ! www.abbaye-de-clairmont.com/

En fin de journée, les frères ont marché dans la forêt de Misedon, bien connue des gens de la région, car elle abrita aux heures sombres de la Terreur Jean Chouan et ses hommes. Jean Chouan fut d’ailleurs enterré dans cette forêt, mais le lieu de sa sépulture est resté secret. On la cherche encore…

 

https://www.chemere.org/blog/2018/10/10/sortie-de-communaut-labbaye-de-clairmont?utm_source=Fichier+FSVF&utm_campaign=37b3fff77b-EMAIL_CAMPAIGN_2018_11_03_11_07&utm_medium=email&utm_term=0_fb7375517e-37b3fff77b-109976777

O Sacro-Sanctam guillotinam !

27 octobre 2018

« O Sacro-Sanctam guillotinam, que de services tu nous rendras ! »

Dans une lettre en date du 6 brumaire an II (27 octobre 1793), le citoyen Maussion rend compte au représentant Pérard de la déroute des troupes républicaines au sud de Laval. Il se console cependant, à la fin de son courrier, du grand nombre de prisonniers  dont « beaucoup passeront à la lunette (de la guillotine) ».

SHD B 5-7-27Extrait de la lettre de Maussion à Pérard (A.D. 85, SHD B 5/7-27)

Les Vendéens qu’on pensait vaincus après leur défaite à Cholet le 17 octobre 1793 et leur exode au-delà de la Loire donnent toujours du fil à retordre à l’armée républicaine qui les talonne. « Encore une déroute, mon cher Pérard (1), écrit le citoyen Maussion à Angers, le 27 octobre. Nos colonnes d’armée au nombre de 30.000 hommes parties de différents points marchaient sur différentes routes, pour atteindre la hauteur de Château-Gontier. Quatre mille hommes d’avant-garde mayençaise étaient à six lieues en avant, du côté de Laval. Vendredy soir, le combat s’engagea, et ils eurent un petit échec, qui fut bientôt suivi de deux autres. Le lendemain samedi, l’avant-garde qui s’était reployée sur les différentes colonnes (…) fut attaquée de nouveau, par 15.000 brigands, sur le front et sur les côtés ; en un instant, la déroute fut complète ; toute l’armée reploya à Château-Gontier, de là au Lion-d’Angers, et à onze heures ce matin, la nouvelle nous est venue au Comité que toute l’armée en débandade reployait sur Angers… »

Maussion écrit plus loin qu’au soir du 27 octobre, tout est tranquille à Angers. « Notre armée s’est ralliée un peu au-dessous du Lion, et je crois que notre ami Choudieu (2)n’y aura pas peu contribué, car il faut des hommes de sa trempe, en des circonstances semblables. J’espère que je vous apprendrai une victoire sous peu, car nos troupes en ont toujours eu, à chaque fois qu’elles l’ont voulu bien. »

La « sacram sanctam guillotinam »

Lot de consolation républicain, le dernier paragraphe rapporte plusieurs exécutions de notables angevins : « Nous avons envoyé à la guillotine à Saumur Verdier de la Sorinière (3), la Haye des Hommes (4), tous les deux ex-nobles. Nous enverrons aussi demain Bodi ex-avocat (5), et le curé de Briolay (6) ». En réalité, seul le premier fut guillotiné à Saumur, place de la Bilange ; les autres le furent à Angers, place du Ralliement. Les Affiches d’Angers (n°169, 2 novembre 1793) nous apprennent qu’à leurs côtés périt également Michel-Laurent Falloux, dit Dulis, gendarme de la garde du roi, condamné pour avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée.

Maussion ajoute : « Nous avons en ce moment-cy plus de 1.000 prisonniers et prisonnières, beaucoup passeront à la lunette » et conclut sa lettre par cette phrase : « O Sacro-Sanctam guillotinam, que de services tu nous rendras ! » L’expression de « sacro-sainte guillotine » (en latin par dérision) était en usage à l’époque puisqu’on la trouve aussi dans une lettre du comité révolutionnaire d’Angers qui expédie Henri du Verdier de La Sorinière au représentant Richard : « Le comité te demande de lui envoyer la sacram sanctam guillotinam et les ministres républicains de son culte… » (O. Desmé de Chavigny, Histoire de Saumur pendant la Révolution, p. 271).

Source : Archives de la VendéeArchives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense, S.H.D. B 5/7-27.


Notes :

  1. Charles-François-Jean Pérard (Angers 1760 – Paris 1833), révolutionnaire angevin de la première heure (il participe à la Fédération de Pontivy en août 1790), fut élu en 1791 membre du District d’Angers, et en 1792 député du Maine-et-Loire à la Convention. Il prit la défense du général Beysser (suspecté de trahison pour avoir signé le manifeste fédéraliste) à la tribune le 19 août 1793.
  2. Pierre-René Choudieu (Angers 1761 – Paris 1838) s’empare du château d’Angers le 22 juillet 1789, intègre la garde nationale et participe comme Pérard à la Fédération de Pontivy. Pur jacobin, il est élu à la Convention en 1792, puis sera envoyé comme représentant en mission en Vendée.
  3. Né en 1767 au château de la Sorinière, en Chemillé, Henri-Gaspard du Verdier de La Sorinière s’engage d’abord du côté républicain (il commande la garde nationale de Saint-Pierre de Chemillé). Blessé à la bataille Saumur, il rejoint sa mère au Longeron où les insurgés viennent le chercher. Il rallie alors l’armée vendéenne, se distingue à plusieurs combats, notamment au Pont-Barré. Capturé près de Candé après le passage de la Loire, il est conduit à Angers, interrogé par Bourbotte et Choudieu, puis envoyé à la commission militaire qui siégeait à Saumur et guillotiné le 25 octobre 1793.
  4. Né à Poitiers en 1725, Jean-Baptiste-Antoine de La Haye-Montbault, seigneur des Hommes (en Coron), était détenu à Angers quand les Vendéens le libérèrent en juin 1793. Capturé à Mozé, il fut emmené à Angers, condamné pour avoir porté la cocarde blanche et la croix de Saint-Louis, et passa sous le couperet de la guillotine le 30 octobre 1793.
  5. Né à Maulévrier en 1750, l’avocat Victor Bodi prit une part active aux débuts de la Révolution en Anjou. Après la prise d’Angers en juin 1793, il suivit les Vendéens et fut désigné comme membre du Conseil supérieur. Arrêté aux Ponts-de-Cé, il fut condamné et guillotiné à Angers, le 30 octobre 1793.
  6. Yves-Michel Langevin, curé réfractaire de Briollay, fut accusé d’avoir eu des intelligences avec les brigands, d’avoir prêcher la contre-révolution, etc. Il fut lui aussi guillotiné à Angers le 30 octobre 1793.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/10/27/36819922.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Quatre exécutions aux Sables-d’Olonne, le premier Germinal de l’an II…

La guillotine se trouve sur la plage et lorsqu’elle fonctionne mal à cause des embruns, on fusille les condamnés à côté...   

 

TO GO WITH AFP STORY BY ALEXANDRA TURCAT
A guillotine is pictured in its auction room in Nantes, western France, on March 25, 2014. The guillotine will be auctioned on March 27, 2014 and could be sold for a price between 40.000 and 60.000 euros. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

 »La Commission Militaire siégeait dans une maison de Pierre Vaugiraud de Rosnay, cette maison existe toujours et se trouve à l’angle de la rue Béhic et de la rue du Maréchal Leclerc.

Les séances de la Commission Militaire étaient publiques et se tenaient dans l’ancien salon du comte de Vaugiraud. Les prisonniers étaient conduits après le jugement dans la prison du Minage, dont la sortie donnait sur la route menant à la guillotine, située sur la plage. » (A.D de la Vendée Noms commençant par Gu-L1590 vue 275/300). 

« Le premier Germinal  de l’an deux de la République Française, devant Charles Sané, Officier Public de cette commune canton et district des Sables, département de la Vendée, nommé en exécution de la loi, étant au lieu des séances de la commune, s’est présenté le citoyen Tireau, secrétaire de la Commission Militaire établie en cette commune, lequel nous a déclaré que le vingt sept Ventôse à midy,

Louis Méchine dit de Gravières, chirurgien, de la commune de Coex, de ce district des Sables, âgé de cinquante cinq ans a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission. »

 

Louis Méchine des Gravières est né le 8 février 1742 à Restigné près de Bourgueil (vue n°4/17 année 1742 – Restigné). Il est le fils de Henri-René-Martin Méchine des Gravières, bourgeois et de Françoise Madeleine Bénuseau-Benuzeau.

Il est venu exercer son métier de chirurgien en Vendée où il épouse en premières noces, à Beaulieu-sous-la-Roche, le 18 juillet 1769 Marie-Aimée Ferré (vue n°313/317- année 1769). Devenu veuf, il épouse le 3 novembre 1789 à La Chapelle-Hermier, Henriette-Rose Poux (vue n°139/140 – année 1789).

 

« Que le vingt huit de Ventôse à midy :

 

Pierre Guilloton, laboureur, de la commune d’Aizenay, district de la Roche-sur-Yon, âgé de soixante dix ans, a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission. »

 

Pierre Guilloton est né le 8 novembre 1731 à Beaulieu-sous-la-Roche et a été baptisé le lendemain à Aizenay, il est le fils de Pierre Guilloton et de Marie Tallier (Aizenay BMS 1737-1753 vue 586/88). Il se marie le 17 janvier 1753 à Aizenay. Avec Jeanne Guilbaud, fille d’Etienne Guilbaud et de Suzanne Piquart (vue n°316/331 Aizenay).

Il a été condamné à mort pour avoir nourri et logé pendant une nuit Jean-Baptiste Joly, commandant de la Division des Sables, avoir pillé du vin et avoir voulu mettre en prison un patriote. La Commission a prononcé la confiscation de ses biens au profit de la République.

 

« Que le vingt huit ventôse à midy :

 

Jacques Vrignon, tisserand et procureur de la commune de la Chapelle Achard, âgé de cinquante huit ans a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission.»

 

Jacques Vrignon est né le 24 mars 1738 à Grosbreuil (vue 204/251). Il est le fils de Jacques Vrignon tisserand et de Jacquette Rouleau. Il épouse le 22 juin 1762 (vue n°35/304) à Grosbreuil, Marie Garsaud, fille de François Garsaud-Garceau et de Marguerite Geay.  

 

« Que ce jour à midy,

 

Louis-Charles Gazeau dit Boissière, ci-devant noble et Brigadier des Armées du ci-devant Roy, demeurant à la Blatonière, commune de Grosbreuil de ce district des Sables, âgé de plus de quatre vingt ans, a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission.

Desquelles exécutions, nous avons rédigé acte en présence dudit citoyen Tireau, qui a dit n’avoir aucun autre renseignement sur les dits décédés et a signé.

 

Signé Fané Officier Public et Tireau. »

 

Louis-Charles Gazeau de la Boissière – Chevalier, Marquis de la Boissière, seigneur de Grosbreuil… On a traîné ce vénérable vieillard paralysé, dans un fauteuil, avant de le fusiller, et là, je vous oriente vers l’excellent article de la Maraîchine Normande du 18 novembre 2016.

 

 

Sources : 

 

Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Les documents consultés ont été référencé dans le billet.

Acte de décès : (vue 86/97 les Sables d’Olonne – 16 germinal de l’an 2).

Archives départementales d’Indre et Loire, tous droits réservés, état civil de la commune de Restigné.

Louis-Charles Gazeau de la Boissière – la Maraîchine Normande du 18 novembre 2016.

Registres d’état civil des Sables-d’Olonne.

Photo: guillotine aux enchères à Nantes – Le Parisien du 25 mars 2014.

 

http://chemins-secrets.eklablog.com/4-executions-au-sables-en-mars-1794-a148797602

 

                                                

La Révolution française (Constituante). Donner la mort par suffocation.

Idée d’un expédient pour donner publiquement la mort aux criminels sans répandre de sang, et remplir les rües de modération.

Élever une estrade ou échafaud à 6 ou 7 pieds de terre, qui seroit de 7 à 8 pieds en carré, traversé par une pièce de bois solidement fixé en terre, et qui s’élèveroit encore de 7 pieds au dessus de l’estrade.

Le serviteur de la mort ÿ attacheroit le condamné par le col, les pieds et les mains derrière le dos, et revetiroit ou enfermeroit le tout d’une espèce de guéritte carré de 3 pieds, garnie de vitres dans les quatre faces et surmonté d’une calotte ou chapiteau, le tout joignant exactement dans touttes ses parties.

On ménagera sous l’estrade une baze pour ÿ placer un brazier qu’on surchargera au signal de charbon noir non allumé avec du souffre et autres matières de nature à suffocquer, qui pourra communiquer, par un espèce d’entonnoir renversé, dans la guéritte, de façon à ce que le condamné soit suffocqué et expire à l’instant, on s’appercevra à travers les vitres, nonobstant l’épaisseur de la fumé, de la mort par suffocquation. Le tourment sera subit et l’apareil réduit à peu d’instant, les horreurs seront dérobés, et la justice sera faitte promptement, on dévelopera le cadavre de la guérite, et restra un quart d’heure aux ÿeux du public, et de suitte porté dans le champ du someil, il y a un cimetière non loin transporté hors d’une de nos villes au dessus du portail duquel on mis « Ager Somni » (NDLRB. Champ du sommeil)

Si l’écrivain soumis à tracer cette idé pour donner la mort, a l’occasion de glisser cet avis avec il prouvera à l’assemblé qu’il répugne à se pretter à l’anonisme.

Le projet de M. Guillotin aÿant été éloigné, crainte que son nom se perpétuat par un instrument patibulaire, peut être les frères Clerjon de Villefranche et de Lÿon ont pour cela exigé, que cette idé fut meme privé de datte, ou peut être ils ont craint par attachement respectueux pour l’église, qu’on confondit Clergeon avec Clerjon, et que dans ces circonstances on n’appelle la guéritte une Clerjon.

GIRARDET.

gIRARDET 3

 

Source : Document conservé au Centre historique des Archives nationales, Paris – AA55, dossier 1513.

Crimino Corpus – Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

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La Révolution française ( Convention) saisie du projet d’une machine à étrangler

Une lettre adressée à l’Assemblée nationale sur un projet de machine à étrangler, signée Thomas, maître de pension, 5 mars 1792.

Aux Représentants de la Nation
Monsieur le Président et Messieurs

Je n’ai appris qu’hier fort tard qu’il se prépare pour demain mardi une exécution sanglante, d’après une loi du nouveau code pénal, et pour laquelle l’exécuteur légal annonce de l’inexpérience. Je consacre donc les premiers instants de ce jour à vous suplier au nom sacré de l’humanité de suspendre quelques instants le bras de la justice, et de prendre, avant de fraper sa victime, la présente adresse en considération.

On frémit encore longtemps après au souvenir de certains suplices dont a seulement entendu le récit, qu’est-ce donc d’en être témoin ? Je crois donc absolument aussi impolitique que révoltant d’en soumettre le spectacle aux yeux d’un peuple doux et du François régénéré. Quelques détails que je pourois vous en faire vous seroient à coup sûr insuportables : j’épargne votre délicatesse, Messieurs, et je me hâte de passer au nouveau mode d’exécution à mort que je croirois utile d’établir définitivement.

Un échafaud solide sur le devant duquel seroit un fauteuil en fois fort, fixé en dessous par ses quatre pieds avec de bons écroux ; derrière ce siège, et vers le milieu du dossier, un poteau enfoncé en terre à travers les planches de l’échafaud, et percé de trous à différentes hauteurs pour y passer une corde. Le patient conduit au lieu du suplice seroit assis dans ce siège, où des liens convenables lui arrêteroient séparément les mains, les piés, les coudes, et le milieu du corps : une corde passée à son cou et par un des trous du poteau répondroit à un moulinet qui y seroit attaché par derrière : au dessus du trou et en devant seroit un voile tenu par un anneau, et retroussé par une agraffe.

Le criminel ainsi placé pouroit facilement parler au peuple, à son confesseur, ou à tout autre. Au signal convenu pour le moment du suplice, un des exécuteurs lui feroit tomber sur le corps jusqu’à la ceinture le voile suspendu, tandis qu’un autre tournant le moulinet, et l’arrêtant au point nécessaire avec un fort ressort, laisseroit le patient dans un état constant de suffocation pendant une heure au moins.

Par ce procédé, il ne pouroit faire que quelques mouvements excités par les convulsions de la mort ; la vie de l’exécuteur lui-même ne courroit aucun risque ; on ne verroit rien de hideux ; ni sang versé, ni un homme secouant indécemment en l’air une femme suspendue ; les ci-devant Grands ne seroient point ravalés au suplice jadis infamant de la potence, ni le prétendu Bas-Peuple élevé à l’honneur de la décollation : la plus sage et la plus juste égalité se trouveroit invariablement établie, et la plus exacte décence conservée : on ne craindroit plus enfin d’entendre, comme autrefois parmi les spectateurs, de ces cris d’horreur effrayants, qu’arrachoient involontairement des moins sensibles l’apareil affreux des suplices, et chacun ne se retireroit de cet affligeant spectacle qu’en poussant des soupirs profonds, mais calmes, sur le malheur volontaire du coupable, et la juste sévérité de la loi.

La couleur même du voile à rabattre sur le patient pouroit indiquer jusqu’à un certain point la nature de son crime, en destinant la rouge aux traîtres à la Patrie et aux parricides, la violette aux incendiaires et aux assassins ordinaires, et la noire à touts les autres criminels.

J’ose soumettre avec la plus grande confiance, Messieurs, à votre sagesse et à votre humanité le présent exposé, en vous demandant grâce pour les détails répugnants qu’il exige, et vous conjurant instament de nouveau de daigner l’honorer de votre favorable attention.

Je suis avec le plus profond respect
Monsieur le Président et Messieurs
Votre très humble et très dévoué serviteur.

THOMAS
Maître de Pension et Citoyen soldat.
Paris, 5 mars 1792.

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THOMAS SIGNATURE Z