Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution en Bretagne.

22 septembre 2016

Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution

La revue d’histoire contemporaine en Bretagne « En Envor »* a publié cet été son n°8, entièrement consacré à un long article de Solenn Mabo : « Cacher les prêtres réfractaires sous la Révolution : un engagement prioritairement féminin ? » Cette étude universitaire est consultable sur internet.

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Une messe en mer, huile sur toile de Louis Duveau (1864), Musée des Beaux-Arts de Rennes (R.M.N.) – Pendant la Révolution, la mer devient le seul endroit, avec la forêt, où les prêtres réfractaires peuvent dire la messe.

La mémoire des événements révolutionnaires en Bretagne accorde une place non négligeable aux femmes, nombreuses, qui se sont engagées pour défendre la religion face aux projets révolutionnaires de laïcisation de la société. Qu’elles soient qualifiées de martyres ou de fanatiques, ces femmes sont présentées comme les premières à se mobiliser pour protéger les rites de la communauté. L’image de femmes qui seraient par nature dévotes et contre-révolutionnaires est particulièrement prégnante, élaborée par les acteurs de la Révolution, entretenue et transmise par les mémorialistes et les historiens du siècle suivant. Sous la Révolution, les administrateurs ne cessent de dénoncer le fanatisme des femmes, l’expliquant par leur faiblesse naturelle et leur ignorance, qui les porteraient plus que les hommes à la crédulité. En 1792, un officier municipal de la commune de Plouhinec expose ainsi que « les prêtres réfractaires ne cessent d’agiter les âmes faibles. Le sexe dévot est celui auquel ils s’attachent plus volontiers ». Cette inclination féminine pour la religion, dénoncée par les patriotes, est à l’inverse louée par les auteurs royalistes qui présentent les femmes engagées pour la défense de leur foi comme des héroïnes et des martyres. « Oh combien le sexe jugé si faible n’a-t-il pas déployé d’héroïsme dans cette terrible Révolution ! Que de pères, d’époux, d’amis ont dû la vie au courage des femmes », s’exclame ainsi dans ses mémoires le chef chouan Michel Gourlet. Plusieurs lieux de cultes populaires signalent toujours, dans l’Ouest, l’engagement de jeunes filles et de femmes pour protéger les prêtres proscrits, comme ce Chêne à la Vierge, dans la région de La Guerche-de-Bretagne, un arbre couvert d’ex-voto en mémoire d’une jeune femme tuée par les soldats bleus pour avoir, selon la tradition, refusé d’avouer la retraite d’un prêtre réfractaire…

Cliquez ici* pour lire la suite de l’article.

*http://enenvor.fr/eeo_revue/numero_8/sm/cacher_les_pretres_refractaires_sous_la_revolution_française_un_engagement_prioritairement_feminin.pdf

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Le site Vendéens et Chouans vous invite à mieux connaître le décor où vécurent et moururent certaines victimes de la Révolution.

17-18 septembre 2016 – Les Journées du Patrimoine

Parmi les centaines de sites ouverts au public aujourd’hui et demain, en voici quelques-uns touchant plus particulièrement à l’histoire de la Vendée et de la Chouannerie :

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2016/09/17/34332634.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Martyrs de la révolution Française. 440 « Bienheureux » mais un seul « Saint »- le 16 octobre 2016- le frère Salomon, Nicolas Leclercq

12 septembre 2016

Enfin, la première canonisation d’un martyr de la Révolution française ! Et pourtant…

… ce n’est malheureusement pas à un évêque français qu’on le doit! Mais qu’attend notre épiscopat pour avoir le courage d’instruire les causes des victimes de la révolution française quand les évêques d’autres nations ayant subi l’équivalent sont, eux, totalement décomplexés vis-à-vis du politique?

Reçu d’un lecteur : 

Martyrs de la révolution

« Le 16 octobre 2016 le Pape François canonisera à Rome le frère Salomon, Nicolas Leclercq, l’un des 191 martyrs du 2 sept 1792 à Paris, béatifiés par Pie XI le 17 octobre 1926-  http://fr.radiovaticana.va/news/2016/05/17/retour_sur_la_vie_de_salomon_leclercq,_martyr_et_futur_saint/1230439

 

Ce sera le premier Saint martyr de la révolution. Noel Pinot béatifié en 1926 n’est pas encore canonisé.

Aux 275 béatifiés par les Papes précédents (St Pie X effectua en 1906 la première béatification des martyrs de la révolution, celle des 16 carmélites de Compiègne), Jean-Paul II ajouta en 1984 les 99 martyrs d’Avrillé, en 1995 les 64 martyrs des pontons de Rochefort, et en 1996 la bienheureuse Catherine Jarrige, qui, bien qu’ayant survécu à la révolution, fut béatifiée comme confesseur de la foi pour son action pendant la révolution au service des prêtres réfractaires. 439 bienheureux !

Benoit XVI béatifia Marguerite Rutan en 2011.  440 bienheureux.

Dans deux mois le premier Saint, grâce à un miracle obtenu au Vénézuela !

A ma connaissance, au moins 12 causes de béatification sont « en attente »,  regroupant 470 bienheureux futurs, dont les 108 enfants de moins de 7 ans  des Lucs , mais il faudrait, pour qu’elles débouchent, des miracles obtenus, et donc qu’on demande ces miracles.

Les Evèques espagnols ne cessent de faire demander des miracles par les martyrs « en attente » de la guerre d’Espagne. Pas étonnant, avec cette action,  qu’il y ait parmi les martyrs de la guerre d’Espagne de nombreux  saints et au moins 3 fois plus de bienheureux, que parmi les martyrs de la révolution.

Même attitude des évêques du Mexique, et mêmes résultats pour les « Cristeros » des années 1926-1928. 25 Saints canonisés en 2000, le 26ème sera canonisé le 16 octobre 2016. Et des bienheureux  …

« D’innombrables autres causes en béatification sont examinées par une commission spéciale de la Conférence des évêques du Mexique, qui se démène aussi pour dépouiller les candidatures sans nombre déposées par les familles et les associations mexicaines » (La Nef 2014)

En France, c’est le silence, y compris à propos de la prochaine canonisation.

A Rome il faudrait le 16 octobre de très nombreux Français arborant le « Coeur et la Croix du Christ », ce signe repris par la Chouannerie du Maine et de la Vendée,  par les « chouans du Tyrol » d’Andreas Hoffer, par les Cristeros, etc sans oublier par le Bx Charles de Foucauld ….

Saint Salomon, priez pour nos évêques, obtenez-nous de nombreux évêques courageux, dans la Communion des Saints …. »

Merci à RB.

Posté le 12 septembre 2016 à 09h51 par Lahire 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/09/enfin-la-canonisation-du-premier-martyr-de-la-révolution-française-et-pourtant.html

Commentaires

Le Père Pierre-Adrien Toulorge, béatifié en 2012 est à rajouter aux 440 bienheureux martyrs de la Révolution

http://www.coutances.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/sanctuaires/pierre-adrien-toulorge/communique-.html

 

 

Quel sort ultime doit être reservé aux ossements des victimes retrouvés dans les charniers du Mans ?

dimanche 14 février 2016

Les victimes du Mans. Maurice Bedon, Ancien Conseiller Général de Vendée, entre dans le débat

          C’est avec consternation que nous nous sommes aperçus qu’une polémique s’alimentait d’elle-même au sujet des ossements découverts dans les charniers du Mans.
          Certains croient pourvoir, à ce propos, évoquer la concurrence commerciale au Moyen Age pour la possession des reliques. D’autres ne voient dans ces ossements que des objets de laboratoire qui doivent demeurés aux mains des scientifiques.
          Comment, ceux qui ,comme nous, savent qu’ils ont un ou deux ancêtres potentiellement présents dans ce nombre, pourraient ils cacher leur indignation devant ces attitudes?
          Comment pourrions nous accepter l’idée que ces ossements, qui ne sont pas préhistoriques !, mais sont les ultimes restes des corps de nos ancêtres puissent rester ad vitam aeternam dans un établissement aux mains de scientifiques au lieu de recevoir, avec respect, la sépulture chrétienne à laquelle ils ont droit (et qu’on ne refuse pas aux criminels).
C’est la science qui doit être au service de l’homme et pas le contraire !.
          Il importe peu que certains puissent être originaires de départements voisins. A cette époque l’identité départementale ne signifiait pas grand chose. Ils se reconnaissaient tous dans l’insurrection de l’ouest. Et c’est la convention nationale elle-même qui a donné à cette dernière globalement ,le nom de « Guerre de Vendée ». Ces combattants sont devenus de cette manière tous des « Vendéens ».
           Il n’importe pas d’avantage qu’il puisse y avoir parmi eux des soldats républicains. Les responsables de la Terreur et des persécutions, ce sont les membres du comité de salut public. Les soldats du rang ne sont eux que de simples exécutants (et parfois même bien malgré eux) et donc en l’occurrence aussi des victimes.
           Il nous apparaît une excellente idée de rapatrier ces corps en Vendée. C’est un bel acte filial puisqu’il réalise ainsi post mortem leur souhait le plus cher : revoir la terre de Vendée. Mais il ne serait pas sérieux d’envisager de les entreposer provisoirement (et de les oublier) dans un endroit qui par nature ne saurait être leur digne sépulture. L’accueil de ces ossements porte en lui l’obligation morale implicite d’engager immédiatement la réflexion nécessaire au choix de l’emplacement de la sépulture définitive.
          En effet, qui d’entre nous, descendants des ces martyrs, pourraient accepter qu’il n’y en ait pas une. Ce serait en quelque sorte assimilable à un nouvel acte de mémoricide, comme la Vendée en a déjà connu depuis deux siècles.
                                                                                                Chantonnay le 13 II 2016
                                                                                                       Maurice BEDON
                                                                                                Ancien Conseiller Général de Vendée)