La chapelle Saint-Pierre-es-Liens lieu d’un massacre commis par une colonne infernale en mars 1794.

LA CHAPELLE SAINT-PIERRE-ÈS-LIENS* . ( La Chapelle Basse-mer-44450).

*http://www.chire.fr/A-151082-la-chapelle-saint-pierre-es-liens.aspx

Sur la rive gauche de la Loire à 20 kilomètres de Nantes, la Chapelle Saint-Pierre-ès-Liens était la chapelle d’un prieuré bénédictin qui dépendait de l’abbaye de Marmoutier. 

Au XIIe siècle, avec le départ des moines, elle devient l’église paroissiale de la Chapelle Basse-Mer. Avec le déplacement du bourg, au XIVe siècle, elle devient chapelle secondaire. 

À la Révolution, elle est vendue à des particuliers qui la redonnent à la paroisse. En 1797, elle est de nouveau nationalisée et rachetée par les mêmes paroissiens qui la restaurent et en confient la gestion à la paroisse. 

En mars 1794, en pleine Terreur, elle devient un lieu de massacre puisque plusieurs dizaines d’habitants y trouvent la mort brûlés vifs par la colonne infernale « le Cordelier ».  Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_Jean-François_Cordellier-Delanoüe

En 1905, à la suite de la nationalisation des biens du clergé, faute de moyens, la paroisse l’abandonne et elle devient une décharge publique jusqu’au 13 mai 1993, date à laquelle elle est rachetée et confiée à l’association « Mémoire du Futur » qui entreprend sa restauration.

Depuis 1993, l’association de sauvegarde du patrimoine « Mémoire du Futur de l’Europe », incarnée par un homme passionné, Reynald Secher*, à la tête d’ une équipe de jeunes bénévoles, travaille un mois chaque année pour restaurer ce bâtiment religieux afin de le tirer de l’oubli, de le faire renaître et, à terme, en faire le Mémorial de l’extermination de la Vendée.

https://dartagnans.fr/fr/projects/restauration-de-la-chapelle-saint-pierre-es-liens/campaign

 

18 individus condamnés a mort le 20 prairial an 9, par le premier conseil de guerre de la 12e division militaire siégeant à Nantes ( Loire Inférieure)

EXTRAIT DU PUBLICATEUR DE NANTES

CONTENANT LA RELATION DES PRINCIPAUX CRIMES COMMIS PAR LES 18 INDIVIDUS CONDAMNÉS A MORT LE 20 PRAIRIAL AN 9 *, PAR LE PREMIER CONSEIL DE GUERRE DE LA 12e DIVISION MILITAIRE.

* 9 juin 1801 (Vieux style)

Nantes, 21 prairial an 9 de la république. (10 juin 1801)

Une bande d’assassins et de voleurs infestait depuis long-tems le département de la Loire inférieure ; elle avait des chefs, des armes et l’habitude du crime ; elle portait la terreur dans les campagnes ; faisait contribuer les acquéreurs de domaines nationaux ; volait, à main armée, les caisses des percepteurs ; arrêtait les diligences ; liait, garrotait, menaçait d’incendier les maisons, de brûler leurs habitans, et se signalait de tems en tems par d’horribles assassinat

1 – Mulot, dit Ruinart, ou le Diable ;
2 – Tripon, dit l’Espérance ;
3 – Louis Menard, dit Sans-pouce, ou Pouce Coupé ;
4 – Pierre Chateigner ;
5 – Lelièvre ;
6 – Pierre Marchais ;
7 – Pajot ;
8 – Julien Lenoir, dit la Joie ;
9 – Joseph Ehas, dit Belle-Vaisselle, ou Tranquille ;
10 – Joseph Vengeant ;
11 – Louis Leray ;
12 – Hamon, dit Marie-Jeanne ;
13 – Denieul, dit le général Cantique
14 – Coconier, dit Bellevue ;
15 – René Bucher ;
16 – Geffroy, dit Saint-Yves ;
17 – Michel Mary
18 – et Pierre Guyon

DISCUSSION VOIR :

Les personnes dont les noms sont rapportés dans les lignes qui précédent peuvent-elles être considérées comme des victimes de la Révolution, rentrant à ce titre dans les travaux de VOIR ou bien sont-ce des bandits de grands chemins comme semble en témoigner la mention « Une bande d’assassins et de voleurs infestait depuis long-tems le département de la Loire inférieure » qui inaugure ce post ?

Si nous les avons intégrés parmi les «  victimes «  dont VOIR se préoccupe c’est que au delà de l’aspect « banditisme «  qu’il ne paraît pas possible de nier, la cause idéologique de ces exécutions ne peut être niée. Nous en donnerons trois preuves ;

a) La source du post

La Maraîchine Normande

EN MÉMOIRE DU ROI LOUIS XVI, DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE ET DE LA FAMILLE ROYALE ; EN MÉMOIRE DES BRIGANDS ET DES CHOUANS ; EN MÉMOIRE DES HOMMES, FEMMES, VIEILLARDS, ENFANTS ASSASSINÉS, NOYÉS, GUILLOTINÉS, DÉPORTÉS ET MASSACRÉS …

 b) La mention ci-après établissant des liens entre les actions répréhensibles et la proclamation qu’elles n’étaient pas sans lien avec le service du roi .

Parmi les condamnés, on distingue L. Menard, chef de la bande, qui donnait des quittances au nom du roi, signées tantôt le chevalier de Chamigny, tantôt le prince de Beauveau

c) La conclusion de l’article source et sa référence explicite à la « guerre civile «  grand pourvoyeuse des victimes dont VOIR a entrepris la collecte.

Voilà le funeste résultat des guerres civiles. L’humanité gémit de ne pouvoir être vengée que par le sang. Puisse la triste hécatombe qui se prépare, être une leçon terrible et salutaire ! Puisse le glaive de la loi n’avoir plus à punir tant de coupables et tant de forfaits !

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