Le lieu de la tombe de jean Chouan; Chouan qui donna son nom à la Chouannerie est encore inconnu.

Sortie de communauté à l’abbaye de Clairmont

Mardi 9 octobre, la communauté a pris l’air !

Les frères ont visité l’abbaye cistercienne de Clairmont, 53940 LE GENEST – ST. ISLE fondée par saint Bernard. Située à une 20aine de km à l’ouest de Laval, l’édifice impressionne par ses dimensions.

Les historiens supposent qu’elle a pu accueillir jusqu’à 300 moines ! Les bâtiments ont subi les injures du temps, mais des bénévoles très actifs s’efforcent de redonner vie à ce lieu de prière et de sainteté. A visiter ! www.abbaye-de-clairmont.com/

En fin de journée, les frères ont marché dans la forêt de Misedon, bien connue des gens de la région, car elle abrita aux heures sombres de la Terreur Jean Chouan et ses hommes. Jean Chouan fut d’ailleurs enterré dans cette forêt, mais le lieu de sa sépulture est resté secret. On la cherche encore…

 

https://www.chemere.org/blog/2018/10/10/sortie-de-communaut-labbaye-de-clairmont?utm_source=Fichier+FSVF&utm_campaign=37b3fff77b-EMAIL_CAMPAIGN_2018_11_03_11_07&utm_medium=email&utm_term=0_fb7375517e-37b3fff77b-109976777

O Sacro-Sanctam guillotinam !

27 octobre 2018

« O Sacro-Sanctam guillotinam, que de services tu nous rendras ! »

Dans une lettre en date du 6 brumaire an II (27 octobre 1793), le citoyen Maussion rend compte au représentant Pérard de la déroute des troupes républicaines au sud de Laval. Il se console cependant, à la fin de son courrier, du grand nombre de prisonniers  dont « beaucoup passeront à la lunette (de la guillotine) ».

SHD B 5-7-27Extrait de la lettre de Maussion à Pérard (A.D. 85, SHD B 5/7-27)

Les Vendéens qu’on pensait vaincus après leur défaite à Cholet le 17 octobre 1793 et leur exode au-delà de la Loire donnent toujours du fil à retordre à l’armée républicaine qui les talonne. « Encore une déroute, mon cher Pérard (1), écrit le citoyen Maussion à Angers, le 27 octobre. Nos colonnes d’armée au nombre de 30.000 hommes parties de différents points marchaient sur différentes routes, pour atteindre la hauteur de Château-Gontier. Quatre mille hommes d’avant-garde mayençaise étaient à six lieues en avant, du côté de Laval. Vendredy soir, le combat s’engagea, et ils eurent un petit échec, qui fut bientôt suivi de deux autres. Le lendemain samedi, l’avant-garde qui s’était reployée sur les différentes colonnes (…) fut attaquée de nouveau, par 15.000 brigands, sur le front et sur les côtés ; en un instant, la déroute fut complète ; toute l’armée reploya à Château-Gontier, de là au Lion-d’Angers, et à onze heures ce matin, la nouvelle nous est venue au Comité que toute l’armée en débandade reployait sur Angers… »

Maussion écrit plus loin qu’au soir du 27 octobre, tout est tranquille à Angers. « Notre armée s’est ralliée un peu au-dessous du Lion, et je crois que notre ami Choudieu (2)n’y aura pas peu contribué, car il faut des hommes de sa trempe, en des circonstances semblables. J’espère que je vous apprendrai une victoire sous peu, car nos troupes en ont toujours eu, à chaque fois qu’elles l’ont voulu bien. »

La « sacram sanctam guillotinam »

Lot de consolation républicain, le dernier paragraphe rapporte plusieurs exécutions de notables angevins : « Nous avons envoyé à la guillotine à Saumur Verdier de la Sorinière (3), la Haye des Hommes (4), tous les deux ex-nobles. Nous enverrons aussi demain Bodi ex-avocat (5), et le curé de Briolay (6) ». En réalité, seul le premier fut guillotiné à Saumur, place de la Bilange ; les autres le furent à Angers, place du Ralliement. Les Affiches d’Angers (n°169, 2 novembre 1793) nous apprennent qu’à leurs côtés périt également Michel-Laurent Falloux, dit Dulis, gendarme de la garde du roi, condamné pour avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée.

Maussion ajoute : « Nous avons en ce moment-cy plus de 1.000 prisonniers et prisonnières, beaucoup passeront à la lunette » et conclut sa lettre par cette phrase : « O Sacro-Sanctam guillotinam, que de services tu nous rendras ! » L’expression de « sacro-sainte guillotine » (en latin par dérision) était en usage à l’époque puisqu’on la trouve aussi dans une lettre du comité révolutionnaire d’Angers qui expédie Henri du Verdier de La Sorinière au représentant Richard : « Le comité te demande de lui envoyer la sacram sanctam guillotinam et les ministres républicains de son culte… » (O. Desmé de Chavigny, Histoire de Saumur pendant la Révolution, p. 271).

Source : Archives de la VendéeArchives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense, S.H.D. B 5/7-27.


Notes :

  1. Charles-François-Jean Pérard (Angers 1760 – Paris 1833), révolutionnaire angevin de la première heure (il participe à la Fédération de Pontivy en août 1790), fut élu en 1791 membre du District d’Angers, et en 1792 député du Maine-et-Loire à la Convention. Il prit la défense du général Beysser (suspecté de trahison pour avoir signé le manifeste fédéraliste) à la tribune le 19 août 1793.
  2. Pierre-René Choudieu (Angers 1761 – Paris 1838) s’empare du château d’Angers le 22 juillet 1789, intègre la garde nationale et participe comme Pérard à la Fédération de Pontivy. Pur jacobin, il est élu à la Convention en 1792, puis sera envoyé comme représentant en mission en Vendée.
  3. Né en 1767 au château de la Sorinière, en Chemillé, Henri-Gaspard du Verdier de La Sorinière s’engage d’abord du côté républicain (il commande la garde nationale de Saint-Pierre de Chemillé). Blessé à la bataille Saumur, il rejoint sa mère au Longeron où les insurgés viennent le chercher. Il rallie alors l’armée vendéenne, se distingue à plusieurs combats, notamment au Pont-Barré. Capturé près de Candé après le passage de la Loire, il est conduit à Angers, interrogé par Bourbotte et Choudieu, puis envoyé à la commission militaire qui siégeait à Saumur et guillotiné le 25 octobre 1793.
  4. Né à Poitiers en 1725, Jean-Baptiste-Antoine de La Haye-Montbault, seigneur des Hommes (en Coron), était détenu à Angers quand les Vendéens le libérèrent en juin 1793. Capturé à Mozé, il fut emmené à Angers, condamné pour avoir porté la cocarde blanche et la croix de Saint-Louis, et passa sous le couperet de la guillotine le 30 octobre 1793.
  5. Né à Maulévrier en 1750, l’avocat Victor Bodi prit une part active aux débuts de la Révolution en Anjou. Après la prise d’Angers en juin 1793, il suivit les Vendéens et fut désigné comme membre du Conseil supérieur. Arrêté aux Ponts-de-Cé, il fut condamné et guillotiné à Angers, le 30 octobre 1793.
  6. Yves-Michel Langevin, curé réfractaire de Briollay, fut accusé d’avoir eu des intelligences avec les brigands, d’avoir prêcher la contre-révolution, etc. Il fut lui aussi guillotiné à Angers le 30 octobre 1793.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/10/27/36819922.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Quatre exécutions aux Sables-d’Olonne, le premier Germinal de l’an II…

La guillotine se trouve sur la plage et lorsqu’elle fonctionne mal à cause des embruns, on fusille les condamnés à côté...   

 

TO GO WITH AFP STORY BY ALEXANDRA TURCAT
A guillotine is pictured in its auction room in Nantes, western France, on March 25, 2014. The guillotine will be auctioned on March 27, 2014 and could be sold for a price between 40.000 and 60.000 euros. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

 »La Commission Militaire siégeait dans une maison de Pierre Vaugiraud de Rosnay, cette maison existe toujours et se trouve à l’angle de la rue Béhic et de la rue du Maréchal Leclerc.

Les séances de la Commission Militaire étaient publiques et se tenaient dans l’ancien salon du comte de Vaugiraud. Les prisonniers étaient conduits après le jugement dans la prison du Minage, dont la sortie donnait sur la route menant à la guillotine, située sur la plage. » (A.D de la Vendée Noms commençant par Gu-L1590 vue 275/300). 

« Le premier Germinal  de l’an deux de la République Française, devant Charles Sané, Officier Public de cette commune canton et district des Sables, département de la Vendée, nommé en exécution de la loi, étant au lieu des séances de la commune, s’est présenté le citoyen Tireau, secrétaire de la Commission Militaire établie en cette commune, lequel nous a déclaré que le vingt sept Ventôse à midy,

Louis Méchine dit de Gravières, chirurgien, de la commune de Coex, de ce district des Sables, âgé de cinquante cinq ans a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission. »

 

Louis Méchine des Gravières est né le 8 février 1742 à Restigné près de Bourgueil (vue n°4/17 année 1742 – Restigné). Il est le fils de Henri-René-Martin Méchine des Gravières, bourgeois et de Françoise Madeleine Bénuseau-Benuzeau.

Il est venu exercer son métier de chirurgien en Vendée où il épouse en premières noces, à Beaulieu-sous-la-Roche, le 18 juillet 1769 Marie-Aimée Ferré (vue n°313/317- année 1769). Devenu veuf, il épouse le 3 novembre 1789 à La Chapelle-Hermier, Henriette-Rose Poux (vue n°139/140 – année 1789).

 

« Que le vingt huit de Ventôse à midy :

 

Pierre Guilloton, laboureur, de la commune d’Aizenay, district de la Roche-sur-Yon, âgé de soixante dix ans, a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission. »

 

Pierre Guilloton est né le 8 novembre 1731 à Beaulieu-sous-la-Roche et a été baptisé le lendemain à Aizenay, il est le fils de Pierre Guilloton et de Marie Tallier (Aizenay BMS 1737-1753 vue 586/88). Il se marie le 17 janvier 1753 à Aizenay. Avec Jeanne Guilbaud, fille d’Etienne Guilbaud et de Suzanne Piquart (vue n°316/331 Aizenay).

Il a été condamné à mort pour avoir nourri et logé pendant une nuit Jean-Baptiste Joly, commandant de la Division des Sables, avoir pillé du vin et avoir voulu mettre en prison un patriote. La Commission a prononcé la confiscation de ses biens au profit de la République.

 

« Que le vingt huit ventôse à midy :

 

Jacques Vrignon, tisserand et procureur de la commune de la Chapelle Achard, âgé de cinquante huit ans a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission.»

 

Jacques Vrignon est né le 24 mars 1738 à Grosbreuil (vue 204/251). Il est le fils de Jacques Vrignon tisserand et de Jacquette Rouleau. Il épouse le 22 juin 1762 (vue n°35/304) à Grosbreuil, Marie Garsaud, fille de François Garsaud-Garceau et de Marguerite Geay.  

 

« Que ce jour à midy,

 

Louis-Charles Gazeau dit Boissière, ci-devant noble et Brigadier des Armées du ci-devant Roy, demeurant à la Blatonière, commune de Grosbreuil de ce district des Sables, âgé de plus de quatre vingt ans, a été exécuté, condamné à mort par jugement de la dite Commission.

Desquelles exécutions, nous avons rédigé acte en présence dudit citoyen Tireau, qui a dit n’avoir aucun autre renseignement sur les dits décédés et a signé.

 

Signé Fané Officier Public et Tireau. »

 

Louis-Charles Gazeau de la Boissière – Chevalier, Marquis de la Boissière, seigneur de Grosbreuil… On a traîné ce vénérable vieillard paralysé, dans un fauteuil, avant de le fusiller, et là, je vous oriente vers l’excellent article de la Maraîchine Normande du 18 novembre 2016.

 

 

Sources : 

 

Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Les documents consultés ont été référencé dans le billet.

Acte de décès : (vue 86/97 les Sables d’Olonne – 16 germinal de l’an 2).

Archives départementales d’Indre et Loire, tous droits réservés, état civil de la commune de Restigné.

Louis-Charles Gazeau de la Boissière – la Maraîchine Normande du 18 novembre 2016.

Registres d’état civil des Sables-d’Olonne.

Photo: guillotine aux enchères à Nantes – Le Parisien du 25 mars 2014.

 

http://chemins-secrets.eklablog.com/4-executions-au-sables-en-mars-1794-a148797602

 

                                                

13 octobre 2018, le Souvenir Vendéen à Machecoul (44270) et Fréligné (TOUVOIS-44650)

01 octobre 2018

13 octobre 2018, le Souvenir Vendéen à Machecoul et Fréligné

La journée d’automne du Souvenir Vendéen aura lieu le samedi 13 octobre 2018 à Machecoul le matin et à Fréligné (commune de Touvois) l’après-midi. Bien qu’il fût très impliqué dans la Grande Guerre de 93, ce territoire situé au sud du Pays de Retz n’a pas souvent été mis en lumière. Le programme de la visite raviva donc les amateurs d’histoire vendéenne, en particulier ceux qui sont attachés à la figure du chevalier de Charette.

Souvenir Vendeen

Cette journée soigneusement préparée par Daniel Garriou (1) et Pierre Gréau fera découvrir aux participants des lieux méconnus, certains privés, dans la ville de Machecoul – dont l’histoire ne se résume pas aux tristement célèbres massacres de mars-avril 1793 – et dans ses environs. Elle se prolongera à Fréligné, avec sa chapelle et son camp républicain, dont Charette s’empara le 15 septembre 1794.

Voici le programme de la journée :

  • 9h30 : Accueil sur le parking des Jardins de l’Europe (rue de Nantes)
    à Machecoul (Loire-Atlantique).
  • 10h00 : Messe dans la chapelle du Calvaire.
  • 11h00 : Promenade historique à travers les rues de Machecoul sous la houlette de Daniel Garriou.
  • 13h00 : Déjeuner à « La Marmite des Capucins »
    (réservation : voir ci-dessous).
  • 14h30 : Visite des alentours de Machecoul en car, puis départ en car pour Fréligné (histoire du camp de Fréligné conquis par Charette le 15 septembre 1794, visite de la chapelle de Fréligné).
  • 16h30 : Verre de l’amitié à Fréligné, puis retour en car à Machecoul.

Participation au déjeuner: 25 € par personne
(sur réservationsouvenirvendeen@laposte.net)
Transport par car pour la journée (optionnel) : 5 € par personne

La journée est ouverte à tous, adhérents et amis du Souvenir Vendéen.

Téléchargez le bulletin d’inscription : Souvenir Vendeen 13 octobre 2018


Localisation de Machecoul et Fréligné (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

Carte


(1) Les lecteurs de la Revue du Souvenir Vendéen trouveront dans cette visite des lieux et des personnages cités par Daniel Garriou dans ses articles :

  • Daniel Garriou, La mémoire conservée du combat de Fréligné (15 septembre 1794), Revue du Souvenir Vendéen n°273 (décembre 2015), pp. 2-16.
  • Daniel Garriou, Étienne Gaschignard ou comment la ville de Machecoul est-elle devenue révolutionnaire ? 1re partie, Revue du Souvenir Vendéen n°279 (été 2017), pp. 15-36 ; 2e partie, Revue du Souvenir Vendéen n°280 (automne 2017), pp. 2-20.
  • Daniel Garriou, « De la bouillie pour les chats… » ou l’élimination de M. de La Bauche, curé de la Trinité de Machecoul, 1re partie, Revue du Souvenir Vendéen n°283 (été 2017), pp. 22-38 ; 2e partie, Revue du Souvenir Vendéen n°284 (automne 2017).

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/10/01/36749662.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

La Révolution française (Constituante). Donner la mort par suffocation.

Idée d’un expédient pour donner publiquement la mort aux criminels sans répandre de sang, et remplir les rües de modération.

Élever une estrade ou échafaud à 6 ou 7 pieds de terre, qui seroit de 7 à 8 pieds en carré, traversé par une pièce de bois solidement fixé en terre, et qui s’élèveroit encore de 7 pieds au dessus de l’estrade.

Le serviteur de la mort ÿ attacheroit le condamné par le col, les pieds et les mains derrière le dos, et revetiroit ou enfermeroit le tout d’une espèce de guéritte carré de 3 pieds, garnie de vitres dans les quatre faces et surmonté d’une calotte ou chapiteau, le tout joignant exactement dans touttes ses parties.

On ménagera sous l’estrade une baze pour ÿ placer un brazier qu’on surchargera au signal de charbon noir non allumé avec du souffre et autres matières de nature à suffocquer, qui pourra communiquer, par un espèce d’entonnoir renversé, dans la guéritte, de façon à ce que le condamné soit suffocqué et expire à l’instant, on s’appercevra à travers les vitres, nonobstant l’épaisseur de la fumé, de la mort par suffocquation. Le tourment sera subit et l’apareil réduit à peu d’instant, les horreurs seront dérobés, et la justice sera faitte promptement, on dévelopera le cadavre de la guérite, et restra un quart d’heure aux ÿeux du public, et de suitte porté dans le champ du someil, il y a un cimetière non loin transporté hors d’une de nos villes au dessus du portail duquel on mis « Ager Somni » (NDLRB. Champ du sommeil)

Si l’écrivain soumis à tracer cette idé pour donner la mort, a l’occasion de glisser cet avis avec il prouvera à l’assemblé qu’il répugne à se pretter à l’anonisme.

Le projet de M. Guillotin aÿant été éloigné, crainte que son nom se perpétuat par un instrument patibulaire, peut être les frères Clerjon de Villefranche et de Lÿon ont pour cela exigé, que cette idé fut meme privé de datte, ou peut être ils ont craint par attachement respectueux pour l’église, qu’on confondit Clergeon avec Clerjon, et que dans ces circonstances on n’appelle la guéritte une Clerjon.

GIRARDET.

gIRARDET 3

 

Source : Document conservé au Centre historique des Archives nationales, Paris – AA55, dossier 1513.

Crimino Corpus – Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

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le château du Général de Bonchamps fait recette lors des journées du patrimoine 2018

1.600 visiteurs au château du général de Bonchamps !

Le journal Ouest-France a dressé aujourd’hui le bilan des Journées du Patrimoine au château de la Baronnière, à La Chapelle-Saint-Florent. Un bilan plus que flatteur avec plus de 1.600 visiteurs sur ce site majeur des Guerres de Vendée.

OF_21092018Ouest-France, édition de Cholet, vendredi 21 septembre 2018 

« Sur les deux jours du week-end, nous avons enregistré la venue de plus de 1.600 personnes désireuses de faire plus ample connaissance avec le château, le parc et les jardins », a expliqué Anne du Boucheron. La famille du Boucheron est propriétaire du château de la Baronnière depuis 1801.

Sur place, toute la famille du Boucheron s’était mobilisée pour assurer le meilleur accueil aux visiteurs, et pour faire découvrir les lieux de la mémoire du général de Bonchamps, blessé mortellement le 17 octobre 1793, lors de la bataille de Cholet.

Reconstitution historique de l’appel de Bonchamps

Les visiteurs se sont pressés pour découvrir la chapelle, de style néogothique, construite en 1842 ; la cour carrée, un bel ensemble d’habitations du XVIIe siècle et de dépendances ; le château de style néogothique, construit de 1852 à 1856, qui a fait l’objet d’importantes restaurations depuis 2009, et bien sûr, le jardin potager, un espace de plus de 3.000 m2 qu’Anne du Boucheron cultive jalousement, sans pesticides, pour l’ouvrir deux fois par an aux jardiniers amateurs.

C’est pourtant, sûrement, la reconstitution historique de l’appel de Bonchamps, par les habitants du territoire en mars 1793, pour diriger le mouvement de la Vendée militaire, qui a, semble-t-il, le plus impressionné les visiteurs de ces deux Journées du Patrimoine. Le groupe des Cœurs de Chouans, féru de reconstitutions vendéennes, a ainsi joué quatre fois la même scène, devant un public médusé par ces coups de feu entre les Vendéens et les Bleus républicains.

Bonchamps, blessé à mort à seulement 33 ans, a demandé alors la libération des prisonniers républicains de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil… Un geste de grâce qui lui valut la reconnaissance du sculpteur David d’Angers, pour être immortalisé en une sculpture remarquable, qui orne son tombeau en l’église abbatiale de Saint-Florent. Un tombeau et une sculpture qui, justement, en ce dimanche, ont reçu énormément de visiteurs, tout comme les autres sites patrimoniaux de cité, la Maison Gracq, la colonne de duchesse d’Angoulême, ou encore ferme des Coteaux.

La Révolution française ( Convention) saisie du projet d’une machine à étrangler

Une lettre adressée à l’Assemblée nationale sur un projet de machine à étrangler, signée Thomas, maître de pension, 5 mars 1792.

Aux Représentants de la Nation
Monsieur le Président et Messieurs

Je n’ai appris qu’hier fort tard qu’il se prépare pour demain mardi une exécution sanglante, d’après une loi du nouveau code pénal, et pour laquelle l’exécuteur légal annonce de l’inexpérience. Je consacre donc les premiers instants de ce jour à vous suplier au nom sacré de l’humanité de suspendre quelques instants le bras de la justice, et de prendre, avant de fraper sa victime, la présente adresse en considération.

On frémit encore longtemps après au souvenir de certains suplices dont a seulement entendu le récit, qu’est-ce donc d’en être témoin ? Je crois donc absolument aussi impolitique que révoltant d’en soumettre le spectacle aux yeux d’un peuple doux et du François régénéré. Quelques détails que je pourois vous en faire vous seroient à coup sûr insuportables : j’épargne votre délicatesse, Messieurs, et je me hâte de passer au nouveau mode d’exécution à mort que je croirois utile d’établir définitivement.

Un échafaud solide sur le devant duquel seroit un fauteuil en fois fort, fixé en dessous par ses quatre pieds avec de bons écroux ; derrière ce siège, et vers le milieu du dossier, un poteau enfoncé en terre à travers les planches de l’échafaud, et percé de trous à différentes hauteurs pour y passer une corde. Le patient conduit au lieu du suplice seroit assis dans ce siège, où des liens convenables lui arrêteroient séparément les mains, les piés, les coudes, et le milieu du corps : une corde passée à son cou et par un des trous du poteau répondroit à un moulinet qui y seroit attaché par derrière : au dessus du trou et en devant seroit un voile tenu par un anneau, et retroussé par une agraffe.

Le criminel ainsi placé pouroit facilement parler au peuple, à son confesseur, ou à tout autre. Au signal convenu pour le moment du suplice, un des exécuteurs lui feroit tomber sur le corps jusqu’à la ceinture le voile suspendu, tandis qu’un autre tournant le moulinet, et l’arrêtant au point nécessaire avec un fort ressort, laisseroit le patient dans un état constant de suffocation pendant une heure au moins.

Par ce procédé, il ne pouroit faire que quelques mouvements excités par les convulsions de la mort ; la vie de l’exécuteur lui-même ne courroit aucun risque ; on ne verroit rien de hideux ; ni sang versé, ni un homme secouant indécemment en l’air une femme suspendue ; les ci-devant Grands ne seroient point ravalés au suplice jadis infamant de la potence, ni le prétendu Bas-Peuple élevé à l’honneur de la décollation : la plus sage et la plus juste égalité se trouveroit invariablement établie, et la plus exacte décence conservée : on ne craindroit plus enfin d’entendre, comme autrefois parmi les spectateurs, de ces cris d’horreur effrayants, qu’arrachoient involontairement des moins sensibles l’apareil affreux des suplices, et chacun ne se retireroit de cet affligeant spectacle qu’en poussant des soupirs profonds, mais calmes, sur le malheur volontaire du coupable, et la juste sévérité de la loi.

La couleur même du voile à rabattre sur le patient pouroit indiquer jusqu’à un certain point la nature de son crime, en destinant la rouge aux traîtres à la Patrie et aux parricides, la violette aux incendiaires et aux assassins ordinaires, et la noire à touts les autres criminels.

J’ose soumettre avec la plus grande confiance, Messieurs, à votre sagesse et à votre humanité le présent exposé, en vous demandant grâce pour les détails répugnants qu’il exige, et vous conjurant instament de nouveau de daigner l’honorer de votre favorable attention.

Je suis avec le plus profond respect
Monsieur le Président et Messieurs
Votre très humble et très dévoué serviteur.

THOMAS
Maître de Pension et Citoyen soldat.
Paris, 5 mars 1792.

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THOMAS SIGNATURE Z

 

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, né le 30 août 1772, tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé.

Marc Anguissola Di Podenzano
30 août, 11:15
In Mémoriam….


Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, nait le 30 août 1772, à la Durbelière (79700), en Poitou et est tué le 28 janvier 1794, à Nuaillé (49340) . Il est l’un des chefs de la Grande Armée Royale Catholique.
Il fait ses études à l’école militaire de Sorèze. Quand la révolution française commence, il a seize ans, et ne suit pas sa famille dans l’émigration. Il a l’honneur de servir le Trône dans la Garde Suisse de la maison du Roi Louis XVI où il est appelé en 1791. Lors de l’assaut du Palais des Tuileries par les révolutionnaires, il combat pour défendre le Roi, en tant que Deuxième Lieutenant de la Garde, le 10 août 1792.
En mars 1793, il accepte de participer au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l’armée vendéenne. La Rochejaquelein prononce alors cette courte harangue :
« Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J’ai d’ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l’ennemi: si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi. »
La prise de Saumur, sous ses ordres, est l’exploit le plus étonnant des Vendéens. En cinq jours de combats, ils font plus de 12 000 prisonniers, prennent de nombreuses pièces de canon, des munitions considérables et le chef républicain de la Loire….