Les noyades de Nantes ( Plaques commémoratives)

Et pour en savoir un peu plus :

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/commémoration-des-noyades-de-nantes-le-17-novembre-2013-suite.html
http://www.vendeensetchouans.com/archives/2016/11/18/34582701.html

https://bernardgrua.net/category/patrimoine/

 

Un vendéen tué parmi d’autres en Vendée au début de l’année 1794.

Pasquereau Jeanne du Pallet, veuve de Michel Huet, tué en Vendée en février ou mars 1794

Pasquereau Jeanne, née le 24 décembre 1756 à Gorges, qui épouse en premières noces, Pierre Giron, décédé à Bordeaux le 2 mai 1780. Elle épouse le 26 février 1781 Michel Huet, tonnelier à Monnières, tué en Vendée en 1794.

http://chemins-secrets.eklablog.com/jeanne-pasquereau-a141693642

Tués dans les champs ou dans les bois par l’armée républicaine au lieu-dit Le Loroux.

8 mars 1794 – « Tués par l’armée républicaine »

Situé aux abords de Nantes, entre la Loire et la Sèvre nantaise, le Loroux -Bottereau-(44430) a fourni de redoutables combattants à l’insurrection vendéenne, ses fameux « grenadiers ». Cet engagement va déchaîner les foudres révolutionnaires contre sa population. C’est au mois de mars que le fer et le feu s’abattent sur ce pays, par la main de Cordelier.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2014/03/08/29389270.html

Trois généraux des guerres de Vendée honorés dans les rues de Vertou (44120)

06 mars 2018 . Vous trouverez dans cet article et le nom de  victimes, pourtant de sensibilité républicaine, de  la révolution française et le  nom  de  personnes de  sensibilité contre révolutionnaire . Voilà de quoi améliorer  votre  connaissance  de cette période troublée.

Trois généraux des guerres de Vendée dans les rues de Vertou

Après Saint-Sébastien-sur-Loire et son rond-point Lyrot de La Patoullière, qui avait fait réagir nos adversaires en 2015, c’est au tour de Vertou d’attribuer le nom de ce héros vendéen à l’une de ses rues. Deux autres généraux des Guerres de Vendée ont également été choisis, comme on l’apprend sur cet article de Ouest-France publié hier par le Souvenir Vendéen.

OF_05032018_VertouOuest-France, édition de Nantes-Sud-Loire-Vignoble, lundi 5 mars 2018

Pierre Gréau, historien et vice-président de l’association Le Souvenir vendéen, et Charles Coyac, délégué de l’association pour le canton de Vertou, ont communiqué sur la vie de ces trois individus qui ont marqué l’histoire locale et nationale à travers leurs engagements respectifs.

Un plongeon dans le temps

Dès les premiers temps de l’insurrection de mars 1793, des partisans et des adversaires de la Révolution s’affrontèrent, tous persuadés de leur bon droit. Des familles se déchirèrent. Des républicains acharnés devinrent des royalistes convaincus, à la Restauration en 1815. Et Vertou n’échappa pas à la règle. Lyrot de La Patoullière et Blondin d’Ésigny se rangèrent dans le camp des insurgés, tandis que Jean-Michel Beysser exécuta les ordres répressifs de la Convention.

François Jean Hervé Lyrot de La Patoullière (1732-1793) n’avait pas le profil d’un révolutionnaire. Maire de Saint-Sébastien jusqu’en novembre 1792, il fut recruté de force le 11 mars 1793, par une troupe de paysans armés, qui exigeaient qu’il se mette à leur tête. C’est alors qu’il devint le général de la division du Loroux-Bottereau. Repoussé en septembre par les forces républicaines, il franchit la Loire le 17 octobre 1793 et fit toute la Virée de Galerne. Il fut tué à Savenay le 23 décembre de la même année.

Gabriel Isidore Mathieu Blondin d’Ésigny (1734-1794), était un ancien gendarme de la garde du roi. C’est à Montrelais, qu’il accepta le commandement de l’armée en sabots qui attaqua Ancenis, le 13 mars 1793. Il rejoignit ensuite Lyrot de La Patoullière et devint son adjoint. Arrêté par la garde nationale, il fut condamné à mort et guillotiné avec sa femme et son fils le 20 janvier 1794.

Jean-Michel Beysser (1753-1794), originaire d’Alsace, comme Kléber, fut chirurgien-major dans l’armée du roi en 1789, lieutenant-colonel des dragons nationaux de Lorient en 1790, et général de brigade en juin 1793.

À Nantes, le 29 juin, avec le maire Baco et le général de Canclaux, il repoussa l’attaque de l’armée vendéenne. Battu à Montaigu le 21 septembre et suspecté de fédéralisme, il fut arrêté à Nantes, puis transféré à Paris et jugé pour un pseudo-complot. Il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire et guillotiné le 13 avril 1794.

Un repère dans l’histoire 

L’histoire offre de nombreux exemples de généraux et hommes politiques républicains qui servirent successivement tous les régimes, Révolution, Empire et Restauration. Dans un souci d’égalité, il faut ajouter que la République sut réserver le même sort à ses opposants et à ses défenseurs.

Charles Coyac a précisé qu’il avait remis à la municipalité une liste, établie par l’association des Guerres de Vendée, de plus de mille victimes sur Vertou et son canton. Le public peut bénéficier désormais de certains repères sur l’histoire locale.

Bravo et merci à Charles ! 

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/03/06/36201894.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Massacres à La Gaubretière (85130 ) le 27 Février 1794, il y a 224 ans.

Massacre du 27 Février. … Les massacres que les soldats républicains commirent dans la commune c’est le plus grand carnage que la Gaubretière endura. Que tous ces pauvres gens massacrés par la république et ses fausses valeurs reposent en paix.

Un peu d’histoire, en janvier 1794, le jour du premier anniversaire de la décapitation de Louis XVI, la république lance sur la  » Vendée militaire  » ses colonnes infernales.

L’objectif est simple : anéantir la population, détruire les maisons, prendre les récoltes et brûler ce qui peut être emporté.

«  Il y a lieu de restituer les actions des colonnes infernales dans le cadre de la Révolution de 1789 et de la période. Il faut également éclaircir le lecteur sur les volontés politiques durant plus de 2 siècles pour nier ou falsifier l’histoire  » précise Daniel Guillon dans son ouvrage  » Rien ne se perd  » . http://vendee-1794.e-monsite.com/.

Alors, indépendamment de la falsification des faits, après le silence et l’oubli, rendons une simple justice de mémoire sur les événements de la Vendée et particulièrement ceux de début 1794.

Et quand on parle de crime commis sur les populations de l’ouest, rappelons-nous pour cela le texte de la déclaration de Barère le 1er août 1793 à la tribune de la convention :  » Le comité de salut public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes…C’est faire le bien que d’extirper le mal; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir ces révoltés « .

Le seul lien qui apparaît valable est bien l’ordre et la volonté politique de détruire une religion, une région, ses hommes, ses ressources.

«  Les hommes sont responsables pour certains de crimes de droit commun, d’autres sont coupables de crimes de guerre, mais le système en 1794 est responsable de crimes contre l’humanité  »

précise Daniel Guillon.

Ce dernier va même plus loin :  » On peut imaginer que la terreur a utilisé la Vendée comme terrain de laboratoire pour préparer à plus grande échelle l’exécution du plan de dépopulation. Babeuf avait écrit dans ses délires le traité des égaux, mais avait aussi précisé le plan intitulé par lui  » Plan de dépopulation  » ( livre de Babeuf paru en 1794).

Le plan est diabolique, et le général Huché est à la hauteur de ses crimes : pillard, assassin et débauché, éventreur de femmes et massacreur d’enfants, égorgeur des républicains aussi bien que des vendéens, il est le responsable du massacre de la Gaubretière le 27 février 1794.

De Nantes, le 2 mars 1794, le général en chef Turreau raconte son exploit au Ministre de la guerre ;  » Le général de brigade révolutionnaire Huché, qui commande à Cholet une forte garnison avait reçu l’ordre de moi de dissiper tous les rassemblements qui pourraient se former aux environs. Instruit qu’il y avait sept ou huit cents brigands à la Gaubretière qui inquiétaient Mortagne, Huché part de Cholet avec un fort détachement, et, par une marche nocturne et rapide, surprend les ennemis. Cinq cents ont été taillés en pièces, parmi lesquels un grand nombre de femmes, car les femmes s’en mêlent plus que jamais. Cette affaire a eu lieu le 27 février et ce rassemblement est entièrement dissipé « .

Il n’y a, à aucun moment, de plan aussi construit pour exterminer la population, que celui de la Convention appliqué à la Vendée. Tout est permis à ceux qui agissent dans le sens de la Révolution.

Heureusement la Vendée militaire ne put être rayée de la carte, elle survécut à l’horreur.

Eric Muth

https://www.facebook.com/groups/cercle.antimoderne1/permalink/1665042200228606/

et aussi :

pour Louis-Marie Clénet, on compte 128 tués, dont 51 hommes, 67 femmes et 10 enfants

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_La_Gaubreti%C3%A8re

 

A la recherche des fusillés de Bournan (49400)

Le Mémorial des fusillés de Bournan 

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville de Saumur, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan  http://www.vendeensetchouans.com/archives/2015/01/02/31243931.html

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

La route de Bagneux mène au sommet d’un coteau dominant la ville, fermement défendu, en juin 1793, par deux redoutes qui constituaient le principal dispositif défensif des républicains. Hélas pour eux, les Vendéens les ont pris à revers…

Le Mémorial des fusillés de Bournan est bien signalé par plusieurs panneaux jusqu’au bois où fut érigée une croix en 1994, en mémoire des Vendéens dont nous avons parlé à Nantilly. Ils furent conduits ici, fusillés sur place et inhumés dans plusieurs fosses toujours visibles à proximité. C’est devant ce monument toujours fleuri que nous avons achevé cette journée d’histoire dont nous nous souviendrons longtemps.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2017/05/22/35310747.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Le 28 Vendémiaire de l’an 8 (20 octobre 1799), attaque de Nantes,  les royalistes fusillent quelques noyeurs de Carrier…

Le Dimanche 20 octobre 1799… « Dès quatre heures du matin, d’Andigné, après une vive fusillade, s’emparait des quais de l’Erdre; Chatillon et le chevalier de Brégent attaquaient la porte de Vannes. Bientôt maîtres de la place Viarme, où Cathelineau et Charette ont trouvé la mort, leurs soldats font retentir un immense cri de Vive le Roi ! Ils s’y jettent à genoux et prient pour les deux héros qui ont si glorieusement illustré leur cause. De la place Viarme, les Chouans se répandent dans la ville ; le canon d’alarme ne cesse d’y retentir de minute en minute. Au bruit de la mousqueterie qui se fait entendre sur divers points, les Nantais perdent la tête. Un brouillard qui survient et qui empêche les gardes nationaux de se rallier augmente le tumulte et l’effroi. Les paysans profitent habilement de ce moment de terreur ; postés sur chaque place et maîtres des principales rues, ils font sur les masses en désordre un feu meurtrier. Savariau, juge au tribunal civil, qui a réuni un certain nombre d’habitants, et Pellerin, qui veut venger son père tué dans les landes de la Vendée, périssent malgré leurs efforts désespérés. Davy, qui est accouru au Port-Communeau avec deux bataillons, y est frappé mortellement, le maire Saget à la cuisse cassée par une balle sur la place de l’Egalité.

En quelques minutes, toutes les autorités sont mises hors de combat, soixante huit noyeurs de Carrier qu’on signale aux envahisseurs sont passés par les armes. Cependant on résistait vigoureusement au Change, au Port-au-Vins, à la Halle Neuve, sur les cours, dans les rues du Moulin-des-Larmes, de Briard, de Gorges et sur les places de l’Egalité et du Bouffay. Tête Carrée, qui s’était évadé de cette dernière prison, s’y dirigea pour délivrer trois prêtres, selon la promesse qu’il leur avait faite. Quinze autres royalistes qui étaient détenus avec ces prêtres et dont trois devaient périr le lendemain, s’échappèrent avec eux, saisirent les fusils de leurs gardiens et firent feu sur les Révolutionnaires.

Le jour qui commençait à percer le brouillard, fait craindre à Châtillon qu’on ne remarque enfin le petit nombre de ses soldats. Afin de n’être pas enveloppé, il fait battre en retraite par la route de Rennes. Son but était atteint, il avait voulu montrer que Nantes n’était pas à l’abri d’un coup de main, et il voulait forcer les Républicains à y maintenir une forte garnison, afin de n’avoir pas à lui opposer dans les campagnes des troupes aussi nombreuses… »

Voici quelques noms de Républicains tués dans l’affaire du 28 Vendémiaire :

François-Jean-Baptiste Savariau*, notaire, juge au tribunal civil, natif de la Garnache, époux de Marie-Anne Brosseau, tué par les Rebelles le 28 Vendémiaire sur le Pont de la Bourse à cinq heures du matin, 65 ans (vue n°10/128 cote 1E245).*Notaire, procureur fiscal de la juridiction de la Livernière, le Pallet- Procureur fiscal du marquisat de la Gallissonnière avant la Révolution – Il rédige le cahier de doléances…

Jean-Baptiste Pellerin, commis négociant de Chateauthébaud époux de Marguerite-Désirée Leprévost-Bourgerel, tué en combattant les Rebelles, le 28 Vendémiaire à 5 heures du matin, route de Rennes, 24 ans. (15éme section vue n°2/19)

Pons Espitallier, tailleur d’habits, natif de Bargenton (Var), divorcé de Marie-Elisabeth Drouchaud, tué par les Chouans le 28 Vendémiaire au poste de Rennes vers 3 heures du matin, 39 ans. ( 14ème section,Vue n°4/29).

François Hubert, marchand de plumes, natif de Chansecret près de Domfront (Orne), époux de Louise-Marie Savary, tué le 28 Vendémiaire à 4 heures du matin d’un coup de fusil à la tête qu’il reçut des Rebelles. (13ème section vue 6/30).

Louis-Thomas Mary, tailleur d’habits, époux de Françoise-Jeanne Delcusy, de Saint Léonard de Nantes, tué au poste de Rennes le 28 Vendémiaire, 23 ans. (13ème section, vue n°6/30)

Jean-Pierre Laporte, rentier, veuf de Marthe Casenove, natif de Tarbes, décédé suite blessures du 28 Vendémiaire, 70 ans. (16ème section vue n°4/36).

Pierre Langouet, rapeur de tabac, époux de Julienne Poirier, né à Bourg des Comptes (Ile et Vilaine), tué par les rebelles à leur entrée dans la ville de Nantes, le 28 Vendémiaire de l’an 8 à 4 heures du matin. (2éme section, vue n°3/28).

Paul Laigneau, militaire, 22 ans, d’Agen (Lot et Garonne), mort de ses blessures à 5 heures du matin. (3ème section, vue n°2/24).

Jean Hudomme, taillandier, de Saint-Clément de Nantes, époux d’Angélique Legris, mort des suites de ses blessures reçues par les Rebelles, 44 ans. (5ème section vue n°3/25)

Jacques-Dominique Viau, tué par les insurgés, appartenant à une compagnie franche de Nantes, trouvé mort au collège, tué d’un coup de feu, officier marin, 29 ans (6ème section vue n°4/33). Un noyeur de Carrier ?

Christophe Hervé, perruquier, de Gannay sur Loire (Allier), époux de Jeanne Guillet, mort de ses blessures reçues le 28 Vendémiaire par les Rebelles, 42 ans. (vue n° 4/34, 8ème section).

Charles-François Fremont, capitaine, 1er bataillon de la Loire-Inférieure, époux de Marie-Jeanne Vreusse de Saint Saturnin de Nantes, mort de ses blessures le 28 Vendémiaire, 33 ans. (Vue n°4/29- 9ème section).

Jean-Marie Gautier, manœuvre, de Nantes, époux de Perrine Sauvage, 32 ans, tué le 28 Vendémiaire par les Rebelles. ( vue n°5/29, 9ème section).

Jean-Claude Girouard, époux de Catherine Castel, natif de Loches (Indre et Loire), 59 ans, mort de ses blessures reçues par les rebelles. (vue n°10/128, 10ème section).

Pierre-Nicolas Defacy, chef du troisième bataillon de la 14ème demi-brigade, mort des suites de ses blessures. (10ème section, vue n°11/128).

Pierre Poissonneau, cordonnier, natif de Varades, décédé des suites de ses blessures, 37 ans. (vue n°3/30, 13ème section).

Jean-Louis Dezournois, brigadier, 2ème régiment, de Saint-Germain-en-Laye, décédé des suites de ses blessures. (vue n°4/30, 13ème section).

http://chemins-secrets.eklablog.com/nantes-1799-a136975820

Numéro premier, un cadavre ayant un coup de feu à la région hypogastrique, vêtu d’un pantalon de drap brun mélangé, un gillet de bazin, et une chemise, le tout ensanglanté, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Bernier, rentier, rue Contrescarpe, par les citoyens Menard, officier de santé, nous accompagnant, Pelet, coiffeur du dit Bernier et Brosnais, chef de brigade de la garde Nationale.

Numéro deux, un autre cadavre, marqué d’une ancienne cicatrice, prenant de la commissure des lèvres du côté droit et s’étendant au menton, ayant un coup de feu à l’arcade sourcillère droite pénétrant dans le cerveau, vêtu d’un habit d’uniforme garde nationale, et une chemise, le tout très ensanglanté, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Pellerin, négociant, rue Contrescarpe, par les citoyens Louis Thomas et Nicolas Burgevin.

Numéro trois, un autre cadavre ayant un coup de feu à la partie supérieure du sternum et quatre coups de bayonnettes au thorax, vêtu d’une culotte de drap gris, et une chemise, le tout très ensanglanté, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Mari, frippier, rue Contrescarpe, par le citoyen François Chevalier son beau frère et Petit, coiffeur.

Numéro quatre, un autre cadavre ayant un coup de feu à l’omoplate du côté droit pénétrant dans la cavité de la poitrine, vêtu d’un pantalon de coton siam,un gillet de futaine et une chemise, le tout très ensanglanté, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Espitalier, tailleur, rue de la Fosse, par les citoyens Novion, greffier et Chevalier, frippier.

Numéro Cinq, un autre cadavre ayant un coup de feu à deux doigt au dessous du nombril, pénétrant dans la capacité du bas ventre   ; vêtu d’un habit uniforme   ; veste et gillet blanc, culotte de velour de coton brun rayé, bas de laine, souliers et chemise, le tout très ensanglanté, lequel cadavre a été reconnu par les citoyen Guillet, commissaire de police et Chevalier, frippier, pour être le citoyen Hubert, plumassier,quai Tourville.

Numéro six, un autre cadavre ayant un coup de feu à la partie supérieure du sternum, pénétrant dans la cavité de la poitrine   ; vêtu d’un habit uniforme, d’un gillet rouge, d’une culotte noire, bas de laine, un soulier et une chemise, ayant dans ses poches, quatre cartouches, une poudrière, une bougie et quelques papiers, lesquels effets nous avons mis sous enveloppe et scellé de notre cachet, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Savariau, juge au tribunal civil de ce département, demeurant isle Feydeau, quai Lowendal, numéro premier, par les citoyens Novion, greffier, Menard officier de santé et Guittet, commissaire de police.

Numéro sept, un autre cadavre ayant un coup de feu au cartilage cricoïde et un coup de bayonnette dans la partie moyenne de la poitrine, deux autres à la tempe et à la joue gauche, vêtu d’un habit uniforme portant des galons de sergent, un gillet rouge, une culotte de velour coton gris, une paire de bas noirs, souliers, chapeau et giberne, lequel cadavre a été reconnu pour être le citoyen Thibault, cirier, Haute Grande Rue,par les citoyens Guillet commissaire de police, Chevalier frippier et Nicolas Huguet.

Numéro huit, un autre cadavre ayant un coup de feu à la trachée artère, un autre à l’aine gauche, un coup de sabre à la tête, vêtu d’une carmagnole gris fer, collet et parements de velour noir, bottines, cheveux en queue, une chemise, ayant dans les poches une liste de douze noms de guerre, un scapulaire de satin blanc ensanglanté portant une couronne brodée en soie verte, un lien de fil blanc au milieu de la couronne  ; un cœur brodé en soie rouge, plus un tire bourre, la dite liste portant les noms suivants  : Armand Piron caporal, la Jeunesse, Saint Georges, Chapecoquin, Verse à Boire, Châteaubriant, Passe partout, Cartouche, la Consciance, La Gayeté et la France, lequel cadavre portant sur sa carmagnole une contre épaulette en soie noire, petits boutons de métal blanc unis, de la taille de cinq pieds quatre pouces, ayant la figure ronde, cheveux châtains, nez et bouche moyenne, sans barbe et de l’âge d’environ vingt deux ans n’a été reconnu par personne (royaliste) et nous avons mis sous les scellés et enveloppe, les effets trouvés dans ses poches.

Numéro neuf, un autre cadavre ayant un coup de feu à l’oreille droite, pénétrant dans le crâne : vêtu d’un seul pantalon bleu, cheveux courts et frisés, corps et figure très maigres, nez crochu, bouche ordinaire, taille d’environ cinq pieds un pouce ayant l’air d’un homme de campagne, n’a été reconnu par personne (Royaliste).

Numéro dix, un autre cadavre ayant un coup de feu à la région hypogastrique, pénétrant dans l’abdomen, taille de cinq pieds deux pouces, né pointu, bouche moyenne, cheveux bruns en rond, vêtu d’un gillet de laine grise, boutons blancs d’os gillet d’Espagnolette blanche, pantalon de cotonnade bleu ; nous avons trouvé dans les poches un passeport n°901 du canton du Lion d’Or d’Angers, du onze germinal an sept, portant pour nom François Sansais domicilié du dit canton, profession de garçon de labourage, pour aller dans tout le département de Maine et Loire, lequel passeport nous avons mis sous enveloppe et scellé, lequel cadavre n’a été reconnu par personne (royaliste).

Numéro onze, un autre cadavre ayant même costume que le premier, n’ayant point de culotte, ayant des épaulettes de laine verte à franges, une épinglette à la boutonnière, cheveux noirs, figure ronde, de l’âge d’environ vingt et un ans, taille cinq pieds un pouce, ayant dans les poches une reconnaissance signée Lebebvre prêtre vic, un état de liquidation, un reçu signé R. Livenai, une quittance signée Terrier, lesquels papiers nous avons mis sous une enveloppe que nous avons scellé de notre cachet, lequel cadavre ayant un coup de feu au bas ventre, à quatre travers de doigts au dessous du nombril, et n’a été reconnu par personne. (Royaliste). Ce fait, nous avons payé six francs aux trois citoyens qui ont transporté les cadavres et qui se sont retirés. De tout quoi nous avons rapporté le présent procès verbal sous signatures du citoyen Menard, du greffier et la nôtre, les autres citoyens s’étant retiré pour retourner à leurs postes, les dits jour et an, signé Ménard officier de santé, Cuipart et Novion greffier. Pour expédition conforme signé Novion greffier. Fait en la maison commune de Nantes, sous mon seing les dits jour et an. »’

signé Barbier officier public (Nantes-Décès an 8 cote 1E248, vue 6). 

http://chemins-secrets.eklablog.com/nantes-1799-a136975820

 

 

Bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes martyrisés le 10 février 1794, à Avrillé (49340)

BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)

À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes: les bienheureuses Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, soeurs – Louise Bessay de la Voûte – Marie-Anne Hachet du Bois – Louise Poirier, mariée, qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique.

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/11438/Bienheureux-Pierre-Fremond-et-cinq-compagnes.html