Joseph Morna du Tertre guillotiné pour son indifférence aux principes d’égalité & de liberté,

Joseph Morna, guillotiné pour son silence,

son indifférence et son mépris…

Joseph Morna du Tertre, est né le 9 septembre 1739 à Saint-Jean-des-Mauvrets en Anjou, il est juge des traites, gabelles et tabac à Angers lorsque la Révolution éclate.

Manquant d’enthousiasme envers les idées nouvelles, il est jugé et condamné à la peine de mort par la Commission Militaire le 11 Pluviôse an 2 (30 janvier 1794).

« Département de Maine-et Loire      

Commission Militaire      

Le 11 pluviôse an 2        

Joseph Morna du Tertre ci-devant juge des traites, gabelles & tabac, à Angers ; atteint & convaincu,

d’avoir constamment manifesté des sentiments d’indifférence aux principes d’égalité & de liberté, en demeurant immobile chez lui, & dédaignant d’assister aux assemblées qui devoient préparer & consolider le bonheur des Français;

d’avoir par ce silence, ou mépris, approuvé les trames contre-révolutionnaires, qui n’avoient pour but que d’enchaîner de nouveau le peuple français sous une autre forme de gouvernement & absolument opposé à celui de la république ;

3° d’avoir entretenu des correspondances intimes avec les Brigands de la Vendée ;

4° d’avoir suivi ces brigands dans leur marche contre-révolutionnaire, lorsqu’ils se portèrent sur Nantes & passé avec eux sur la rive gauche de la Loire, dans le moment où ils évacuèrent Angers ;

5° d’avoir reçu & nourri chez lui plusieurs brigands, son fils à leur tête, reconnu pour un de leurs chefs, à qui il a donné des secours pécuniaires, malgré la réputation horrible qu’il lui connaissoit d’ordonner de massacrer des patriotes lorsque l’occasion s’en pésentoit ;

6° enfin, d’avoir provoqué au rétablissement de la royauté & à l’asservissement du peuple français; a été condamné à la LA PEINE DE MORT. »

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2018/05/20/36411902.html

Des gendarmes dans les colonnes infernales…

Par Le Loup dans Accueil le

La République honore une troupe de gueux en haillons…

« Convention Nationale.   

Séance du 13 Priairial. (1er juin 1794)

 

«La trente-cinquième division de gendarmerie combattant les rebelles de la Vendée depuis quinze mois, a défilé dans la salle.

La Convention, & tous les citoyens présents à la séance ont accueilli ces héros par les applaudissements les plus flatteurs, leurs parents, leurs épouses, leurs enfants se pressaient autour de ces braves militaires couverts d’honorables haillons & formaient le tableau le plus intéressant aux yeux des patriotes.

Leur commandant a lu une adresse où l’on remarque la mâle éloquence des soldats républicains ; elle a été couverte d’applaudissements.

Thuriot a obtenu la parole & Tallien ensuite ; ils ont rappelé à la Convention que la plupart de ces héros étaient des vainqueurs de la Bastille, des habitants de ce faubourg qui donna naissance à la liberté. Il faut, ont-ils dit, que les habits de ces braves citoyens, ces habits qui portent gravés en glorieux caractères leurs services & les preuves de leur valeur, ne servent que dans les fêtes nationales ; il faut que les comités de la Convention exécutent à leur égard les lois rendues à ce sujet ; qu’ils leur fassent fournir tout ce dont ils peuvent avoir besoin.

Mais la plus douce récompense pour ces sauveurs de la patrie ; est la reconnaissance de leurs frères & l’accolade du président de la Convention. Le président a donné aussitôt l’accolade fraternelle.

Tallien poursuit, & a instruit l’ Assemblée qu’à l’affaire de Cholet, dans la Vendée, 400 de ces gendarmes ont chassé devant eux 5000 brigands, il a proposé & la Convention a décrété que la trente cinquième Division de Gendarmerie a toujours bien méritité de la patrie. »

Voyons d’un peu plus près la vérité concernant cette 35ème Division de Gendarmerie.

D’abord, c’est une unité formée des vainqueurs de la Bastille, c’est à dire de la lie du peuple de ce faubourg. Ses débris accompagnent les Colonnes Infernales, puis sont amalgamés à la 33ème Division de Gendarmerie, pour former la nouvelle 32 ème Division de Gendarmerie en 1794.

La 35ème Division est commandée par un ouvrier orfèvre, le lieutenant-colonel Jean-Antoine Rossignol,  »vainqueur de la Bastille ». Il est dit que ce fut une troupe lâche, pillarde et crapuleuse…

Le 8 Juin 1793, elle montre toute sa  »bravoure » à Montreuil-Bellay.

La garnison de Saumur demande des renforts au Général François-Nicolas de Salomon qui arrive de Niort par le route de Thouars, en tout 5000 hommes**Bournisseaux dit qu’ils étaient 5000 hommes (l.c.,I,404), Savary n’en accuse que 3.600 (l.c., I 257). Rossignol dit que la troupe de Salomon et la sienne formaient un effectif de 5000 hommes (Chassin, la Vendée patr. II,17).

Les Vendéens installent leur artillerie près de l’hôtel de la Boule d’Or, en haut de l’Ardenne. La bataille se déroule dans l’après midi et se poursuit dans la nuit. C’est une pagaille indescriptible. La cavalerie Bleue se débande par la route de Coulon, Salomon se cache dans un fossé plein d’eau. Rossignol et ses gendarmes ne demandent pas leurs restes et s’enfuient à toutes jambes, pêle mêle vers Thouars où ils arrivent en pleine panique et ne s’arrêtent qu’à Siecq près de Niort. Dans cette superbe déroute,  »leur épouvante fut si profonde qu’ils abandonnèrent, armement, canons et baggages et s’enfuirent jusqu’à Loudun, Niort, Thouars… »

Voilà pour les  »héros » « qui portent gravés en glorieux caractères leurs services & les preuves de leur valeur. »

D’autre part, ces gendarmes sont incorporés dans les Colonnes Infernales. Pierre Montagnon dans son  »Histoire de la Gendarmerie », je le cite : « Des éléments de la gendarmerie sont envoyés à l’Ouest dans la malheureuse guerre de la Vendée. Ils accompagneront les terribles Colonnes Infernale du général Turreau et ses semblables, payant le prix fort lorsque le sort des armes leur est défavorable… » D’ailleurs, le général Duquesnoy, commandant l’une de ces colonnes, l’un des plus féroce, pratiquant la terre brûlée, n’était-il pas un  ancien Gendarme ? La 35ème va donc s’illustrer dans tous les massacres, vols, viols, incendies qui eurent lieux en Vendée.

Et si nous parlions des fusillades de Bournan près de Saumur où s’illustrent «ces braves militaires couverts d’honorables haillons.»

Le lendemain de la fête de Noël, 26 décembre 1793, 225 Vendéens sont extraits de l’Eglise de Nantilly et fusillés dans le champ dit de Moulières, aujourd’hui un bois. Un seul, âgé de 17 ans est gracié.

Nous savons que les victimes furent attachées deux par deux, s’étirant sur cinq cents mètres, entourées de 300 gendarmes de la 35ème Division qui procèderont aux massacres par fusillades et achèvements par armes blanches. Cette 35ème Division est escortée du groupe des cavaliers de la Commission Militaire Félix et de l’état major du général Commaire.

Des gendarmes dans les colonnes infernales....

« Des fosses sont creusées hâtivement, car il va bientôt faire nuit, par les soldats devenus fossoyeurs – hâtivement et donc peu profondes. Dans les semaines qui suivirent, c’est Desmé qui rapporte le fait, l’odeur qui se dégageait de ce charnier, recouvert de peu de terre, et dont les corps avaient été dégagés par les chiens, incommoda fort tous les habitants des hameaux voisins qui s’en plaignirent auprès de la municipalité de Saumur. »

Voilà pour  les preuves de «la valeur de ces braves citoyens », auxhabits tachés du sang innocent des femmes et des enfants de Vendée.

Et comme le déclare la Convention   :«la trente cinquième Division de Gendarmerie a toujours bien mértité de la patrie»

 

Sources

.Archives Départementales de Maine et Loire – Affiches d’Angers n°80 du 18 Prairial an 2 – vendredi 6 juin 1794 – vue n°6/34

.Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II – pages 168,169,170, bataille de Montreuil-Bellay 8 juin 1793.

.Les Massacres de la Butte de Bournan par le docteur Pierre Contant – Episodes de la Tereur – 26 décembre 1793 – LA TRAGEDIE DE BOURNAN. Pages 6 et 7.

.Photo : Mémorial des fusillés de Bournan de Chemins Secrets.

X. Paquereau pour Chemins Secrets

Voir aussi : http://chemins-secrets.eklablog.com/le-gendarme-et-les-colonnes-infernales-a145085312

 

Sous la Révolution , afficher « un air de satisfaction » peut vous couter la tête.

Applaudir à sa fenêtre peut vous faire perdre la tête…

On a dit que l’imprudence de l’abbé Crochard de la Crochardière, après la prise de Baugé (49150) par les Vendéens, avait attiré l’attention sur son frère, Monsieur Armand-René de Crochard de la Crochardière, ancien gouverneur du château et de la ville de Baugé. Ce n’est pas tout à fait exact.

Ce dernier s’est mis à sa croisée à l’approche des Vendéens, en criant  »Vive le Roi » et en applaudissant avec  »un air de satisfaction ».Très importante cette précision, en république, être satisfait est une circonstance aggravante.

 

C’est à l’une de ces fenêtres de la Cour-Boutrais qu’Armand-René de Crochard à crié  »Vive le Roi mes chers Messieurs » avec un air de satisfaction.

Voici le compte rendu de son jugement.

« Département de Maine et Loire.      

Commission Militaire.              

Le 20 Brumaire de l’an 2 (Dimanche 10 novembre 1793) a été condamné à mort ;

Armand-René Crochard, dit de la Crochardière, ci-devant noble, & décoré de la Croix du ci-devant ordre de Saint Louis, atteint & convaincu ;

1° d’avoir eu des intelligences avec les brigands de la Vendée.

2°d’avoir manifesté publiquement des sentiments royalistes & contre révolutionnaires dans la ville de Baugé.

3° de s’être mis à sa croisée, a l’approche de six à sept brigands dans la ville de Baugé, en criant :  »Vive le Roi, mes chers Messieurs » & frappant dans ses mains à plusieurs reprises, avec un air de satisfaction.

5° d’avoir provoqué au rétablissement de la royauté & à l’anéantissement de la république française. »

http://chemins-secrets.eklablog.com/crochard-de-la-crochardiere-a168615366

Une trace du monument de Cathelineau sur le cadastre du Pin en Mauges (49110)

21 mai 2019

Une trace du monument de Cathelineau sur le cadastre

Le monument érigé en 1827 à la mémoire de Jacques Cathelineau au centre de sa paroisse du Pin-en-Mauges, fut détruit seulement cinq ans après. Le cadastre ancien établi en 1834 en conserve pourtant la trace.

Cadastre Le Pin-en-MaugesDétail du cadastre du Pin-en-Mauges, développement du bourg, 1834
(A.D. 49, planche B2 du bourg)

   

Auteur de la première biographie de Cathelineau publiée en 1821, Le docteur Lafond-Gouzi, de Toulouse, avait émis le vœu d’ouvrir une souscription afin d’élever un monument au généralissime vendéen. L’idée fut reprise en 1825 par le chevalier de Lostanges qui proposa de placer une statue dans l’église. Craignant « que ce soit un sujet de distraction pour les paroissiens et de visites où le respect dû au lieu saint est souvent oublié par les curieux étrangers », la fabrique du Pin-en-Mauges émit un avis défavorable, suggérant de l’ériger « en face de la maison qu’habitait Cathelineau ».

La première pierre du monument fut posée sur la place centrale du bourg le 4 juillet 1826. Un an après, le 22 juin 1827, la statue de Cathelineau, exécutée à Nantes par le sculpteur Molknecht, fut expédiée au Pin-en-Mauges. L’inauguration eut lieu le 9 août suivant en présence de grands noms de la Vendée : le général de Sapinaud, le lieutenant général d’Autichamp, le comte de Colbert, MM. Lhuillier, du Doré, de Caqueray, de La Sorinière, Pauvert et autres anciens combattants.

Monument de CathelineauLe monument de Cathelineau, dessin de J.-P. Thénot (1828)

Une statue entourée de trente-deux piliers

« La statue de Cathelineau, en pierre dure (…) le représentait debout, avec le costume vendéen, ceint de l’écharpe blanche, marque du commandement, portant deux pistolets à la ceinture, la tête nue, vêtu d’un manteau et tenant à la main un sabre dont la poignée montrait la devise : Dieu et le roi (…) Le piédestal portait plusieurs inscriptions qui rappelaient les exploits du héros vendéen. 

La statue, érigée au centre de la place autour de laquelle le bourg du Pin est bâti, était entourée de trente-deux piliers portant gravés les noms des communes vendéennes qui avaient suivi Cathelineau aux combats, et ceux des hommes tués sous lui et sous les commandants qui lui avaient succédé… »

Ce monument fut détruit en 1832 par les troupes de Louis-Philippe, comme tous ceux qui rappelaient les gloires de l’épopée de 1793. La statue, qui était une propriété privée, fut descendue, mais endommagée ; le piédestal démoli et les colonnes mutilées, « en sorte que ce monument qui faisait l’admiration des voyageurs, n’offre plus que des ruines » (F. Uzureau, Le Monument de Cathelineau au Pin-en-Mauges, L’Anjou historique, 1930).

Toutefois, le relevé destiné à établir le cadastre du Pin-en-Mauges fut réalisé à temps pour permettre d’en marquer le tracé sur le plan développé du bourg. C’est cette colonnade et le monument de Cathelineau marqué par la croix, qu’on voit ainsi sur le cadastre de 1834.

Le généralissime vendéen retrouvera sa statue au centre de son village, mais bien plus tard, après d’autres péripéties

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2014/10/13/30758585.html

Cadastre du pin-en-Mauges 2

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À Beaupréau (49600), la croix de d’Elbée tombée à terre

21 avril 2019

À Beaupréau, la croix de d’Elbée tombée à terre

Le correspondant du Souvenir Vendéen à Beaupréau a signalé ce matin que la croix érigée dans cette ville à la mémoire de d’Elbée en 1938 a été renversée. Une trace de frottement sur le socle laisse penser que cette dégradation serait due à un véhicule ou engin de chantier, comme cela avait été le cas avec la croix de Lescure * en 2013. 

* http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/02/08/26361459.html

Beaupreau 1La croix à terre, photographiée ce matin

L’idée d’un monument à la gloire de d’Elbée date de la Restauration. Stofflet avait eu le sien en 1820, Bonchamps en 1825, Cathelineau en 1827, et le second généralissime des armées vendéennes – nommé à ce poste après la mort de Cathelineau (14 juillet 1793) jusqu’à la bataille de Cholet (17 octobre 1793) où il fut blessé mortellement – était sur le point de recevoir le même honneur.

Une souscription fut donc ouverte en 1827. Le roi Charles X y figurait en tête de liste pour une somme de mille francs. Dessiné par Molknecht le projet du monument représentait une colonne surmontée d’une fleur de lys. La duchesse de Berry, bru du souverain, vint en personne, le 7 juillet 1828, poser la première pierre, mais le retard des travaux et surtout la Révolution de Juillet, très hostile aux Vendéens légitimistes, mirent à bas le projet.

Il faudra attendre longtemps, très longtemps, avant que d’Elbée soit enfin honoré dans sa ville de Beaupréau. On songea en 1849 à placer une inscription commémorative dans l’église Saint-Martin, mais le projet échoua à nouveau.

C’est finalement une simple croix de granit, comme la Vendée en compte tant, qui sera érigée en 1938 à l’initiative du Souvenir Vendéen au carrefour des rues d’Elbée, Mont-de-Vie, de la Sablière et de la Pépinière. La cérémonie commémorative fut organisée le dimanche 29 mai de cette année. La croix fut bénie le matin, et l’après-midi l’assemblée se rendit à la Loge pour l’inauguration de la plaque en mémoire de d’Elbée.

Sur le piédestal de la croix, on peut lire l’inscription restaurée en 2011 : A la mémoire de d’Elbée et de ses compagnons d’arme de Saint-Martin de Beaupréau, 1793, Souvenir Vendéen 1938.

Beaupreau 2Une trace de frottement sur le socle

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2019/04/21/37275639.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=guerredevendee

Les Vendéens guillotinés ou fusillés aux Sables d’Olonne (85100) en 1793

14 novembre 2018

Les Vendéens guillotinés ou fusillés aux Sables en 1793

Le Souvenir Vendéen organise le samedi 1er décembre 2018 l’inauguration aux Sables-d’Olonne, dans l’église Notre-Dame-de-Bon-Port, d’un grand martyrologe rassemblant les noms des prisonniers vendéens guillotinés ou fusillés dans cette ville en 1793, mais aussi de tous ceux qui sont morts en captivité sous la Terreur. 

Carte martyrologe des Sables 1Localisation par leur paroisse d’origine des prisonniers vendéens guillotinés ou fusillés aux Sables-d’Olonne en 1793 (cliquez sur la carte pour l’agrandir)

La liste des prisonniers vendéens incarcérés aux Sables, guillotinés ou fusillés en 1793, a été publiée dans l’article de Daniel-Jean Amaglio, Guillotine et peloton d’exécution aux Sables-d’Olonne (1793-1794), publié dans la Revue du Souvenir Vendéen n°268 http://souvenirvendeen.org/revue/268/  (septembre 2014), pp. 16-28. Elle apparaîtra sur les plaques du martyrologe dans une forme simplifiée, réduite aux noms, âges et paroisses d’origine des condamnés. La voici :

Aizenay

  • Jean Arnaud, 18 ans
  • Pierre Guilloton, 70 ans
  • Pierre Rabiller, 50 ans
  • René Roy, 64 ans

L’Aiguillon-sur-Vie

  • Étienne Robin, 42 ans

Angles

  • Michel Barbière, 61 ans

Apremont

  • Jean Delaroze, 30 ans
  • René Delaroze, 26 ans
  • Louis Fradet, 58 ans
  • Jacques Goupilleau, 50 ans
  • Jacques Grit, 40 ans
  • Jacques Guittonneau, 26 ans
  • Germain La Touche, 31 ans
  • Suzanne Poictevin épouse La Rochefoucauld, 68 ans
  • Honoré Tessier, dit Jasmin, 40 ans

Aubigny

  • Pierre Guerin, 22 ans
  • François-Aimé Roy, 63 ans

Avrillé

  • Charles Boisard, 40 ans
  • Jean Chevalier
  • Pierre Ruchaud, 40 ans

Barbâtre

  • Étienne-Benjamin Viaud, 31 ans

Beaulieu-sous-la-Roche

  • Pierre Martineau, 49 ans
  • Marie Robreteau, 40 ans
  • René-Louis Rorthays de la Savarière, 74 ans

Beauvoir-sur-Mer

  • François Angibaud dit Morinière, 41 ans
  • Prosper Angibaud, 35 ans
  • Jacques Bernard, 20 ans
  • Florence-Marguerite Lefebvre, veuve O’Byrne, 50 ans

Le Bernard

  • François Douin, 30 ans

La Boissière-des-Landes

  • Pierre Depaud, 38 ans

Bouin

  • Abraham Barraud, 37 ans

Brem (Saint-Nicolas)

  • Pierre Achard, 34 ans

Brétignolles-sur-Mer

  • Jean Grondin, dit Poulin, 42 ans

La Chaize-Giraud

  • Charles Marceteau, 30 ans

Challans

  • François Chabot, 41 ans
  • Nicolas Guittonneau, 51 ans
  • André Poissonnet, 54 ans
  • Jacques Roquand, 60 ans
  • Jean-Baptiste Simonneau, 40 ans

La Chapelle-Achard

  • Jacques Vrignon, 58 ans

La Chapelle-Hermier

  • Jean Brochard, 25 ans
  • Jean-René Guilbaud, 19 ans
  • Pierre Mainguet, 79 ans
  • Jacques Pouclet, 32 ans
  • Jacques Trichet, 42 ans

Châteauneuf

  • Nicolas Pouvreau, 46 ans

La Chaume

  • Joseph Perrocheau, 34 ans

Coëx

  • Louis-Jean Méchine des Gravières, 55 ans
  • Louis-René-Simon Riou, 61 ans

Commequiers

  • Pierre Biron, 35 ans
  • François Chiron, 40 ans
  • Louis Doux, 49 ans
  • Jean Grivet, 40 ans
  • Barthélemy Grondin, 62 ans
  • René Jutard, 23 ans
  • Jean Nicolleau, 37 ans
  • Jacques Sire, 50 ans
  • Étienne Toublanc, 65 ans
  • Pierre Troussicot, 33 ans

Coudrie (Challans)

  • Joseph Thoumazeau, 45 ans

Croix-de-Vie

  • Pierre Guyon, 44 ans

Dompierre-sur-Yon

  • Jacques Phélippeau, père, 55 ans

Falleron

  • Perrine Mulonnière, veuve Cantin, 47 ans

Le Fenouiller

  • Michel Rabreau, 42 ans

La Ferrière

  • Pierre Bazin, 32 ans
  • Jacques Brancard, 62 ans
  • Jacques Ratouit, 54 ans

La Garnache

  • Jean Bouteiller, 32 ans
  • Marie-Adélaïde de La Touche-Limouzinière épouse La Rochefoucauld, 30 ans

La Genétouze

  • Pierre Touzeau, 23 ans

Girouard

  • René Bourasseau, 56 ans

Grosbreuil

  • Louis-Charles Gazeau de La Boissière, 77 ans

La Guérinière

  • Louis Couillon, 20 ans

Landeronde

  • Louis Fruchard, 23 ans

Landevieille

  • Jean Gautreau, 22 ans
  • Augustin Gouineau, 23 ans
  • Jacques Jousseaume, dit l’aîné, 52 ans
  • Gabriel Pertuzé, 41 ans

Legé

  • Jacques Chanson, 25 ans
  • Jean Mollé, 27 ans

Longeville

  • Gabriel-René Baudry de la Vesquière, 56 ans
  • Louis Grollier, 21 ans
  • André Thomazeau, 38 ans

Machecoul (la Trinité)

  • Jean Bardon, 30 ans

Nieul-le-Dolent

  • Louis Robin, 25 ans

Noirmoutier

  • Charles Mourain de L’Herbaudière, 59 ans

Notre-Dame-de-Riez

  • Pierre Jaunet, 23 ans
  • Jacques Rablot, 39 ans

Olonne-sur-Mer

  • Henrie Aimée Baudry-d’Asson, 44 ans
  • Pierre Verdon, 45 ans

Le Poiré-sur-Vie

  • Pierre Minaud, 55 ans

La Roche-sur-Yon

  • Louis Esnard, 17 ans

Saint-André-d’Ornay

  • Pierre Malard, fils, 18 ans

Saint-Christophe-du-Ligneron

  • Alexandre Deniot, 41 ans

Saint-Gervais

  • Jean Barreau, 31 ans
  • Denis Bourgeois, 38 ans
  • Noël Brisard, 26 ans
  • Jean Brochet, 34 ans
  • Jacques Delaprée, 21 ans
  • François Poiraud, 34 ans
  • Jean Rousseau, 19 ans

Saint-Georges-de-Pointindoux

  • François Quaireau, 44 ans

Saint-Gilles-sur-Vie

  • André-Ephraïm Cavois, 39 ans

Saint-Hilaire-de-Riez

  • Jacques Bénéteau dit le Prince, 59 ans
  • Pierre Charron 26 ans
  • André Chevrier, dit Pontoizeau, 21 ans
  • Pierre Genevier, 46 ans
  • François Lachaise, 43 ans
  • Jean Moreau, 40 ans
  • Pierre Renou, 38 ans
  • Jacques Toublanc, 37 ans

Saint-Hilaire-de-Talmont

  • Jacques Maroilleau, 22 ans, diacre

Saint-Hilaire-la-Forêt

  • Louis Coutenceau, 29 ans

Saint-Jean-de-Monts

  • Pierre Daniel, 23 ans
  • Jean Taraud, 29 ans

Saint-Révérend

  • Jacques Petiot, 45 ans, prêtre-curé

Saint-Vincent-sur-Jard

  • François Martineau, 40 ans

Sainte-Flaive-des-Loups

  • Jacques Garandeau, 35 ans
  • Louis Remaud, 29 ans

Sainte-Foy

  • Antoine d’Angély, 59 ans

Sallertaine

  • Jacques Charrier, 46 ans

Talmont

  • François Birotheau, 21 ans
  • Jacques Boucard, 31 ans
  • Louis Boureau, 37 ans
  • René Favreau, 29 ans
  • Pierre Meunier, 34 ans
  • Louis Moriceau, 47 ans

Vairé

  • Louis Fruchard, 49 ans
  • Jacques Rivalin, 51 ans

L’inauguration de ce martyrologe aura lieu le samedi 1er décembre 2018, à 15h00, à l’église Notre-Dame-de-Bon-Port, au centre de la vieille ville des Sables-d’Olonne. La cérémonie comprendra la bénédiction de ces deux plaques par M. l’abbé Antoine Nouwavi, administrateur de la paroisse, et une évocation historique des victimes de ces exécutions.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2018/11/14/36867367.html

Bienheureux Noel Pinot

L’Eglise fait aujourd’hui mémoire du Bienheureux Noël Pinot, prêtre martyr du diocèse d’Angers qui monta à l’échafaud revêtu de ses ornements sacerdotaux. Les républicains, l’avaient en effet arrêté alors qu’il en était revêtu car il s’apprêtait à célébrer la messe dans une ferme où il avait trouvé asile. Par dérision ils lui firent porter ses ornements et organisèrent une parodie de procession religieuse dans les rues d’Angers.
Arrivé au pied de l’échafaud (aujourd’hui place du Ralliement), le curé légitime du Louroux Béconnais entonna d’une voix forte « Introibo ad Altara Dei ». La foule qui l’injuriait se tût.
Bienheureux Noël Pinot, priez pour nous et donnez nous de saints prêtres !

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes debout

27 février 1794 – 27 février 2019. 225e anniversaire du Grand Massacre de La Gaubretière (85130)

09 février 2019

225e anniversaire du Grand Massacre de La Gaubretière

Après la maison Sainte-Sophie en 2015, la Louatière en 2016, la croix des religieuses en 2017 et le cimetière en 2018, la prochaine commémoration du Grand Massacre de La Gaubretière aura lieu au monument du Drillais, le mercredi 27 février 2019, à 17h30.

La Gaubretiere 2019

La Gaubretière ne manque pas de lieux de mémoire des Guerres de Vendée, au point que la commémoration organisée chaque 27 février par le Souvenir Vendéen et l’association La Gaubretière Terre d’Histoire peut se tenir tous les ans dans un endroit différent, mis en valeur à cette occasion.

Pour ce 225e anniversaire du Grand Massacre du 27 février 1794, c’est le monument du Drillais qui a été retenu. Situé sur la route de La Gaubretière à Bazoges-en-Paillers, cet obélisque de granit fut érigé en 1912 près du « Champ du Massacre », en mémoire des victimes de la colonne infernale de Huché.

Carte de La GaubretiereLocalisation du monument du Drillais et du château de Landebaudière

Le rendez-vous est fixé à 17h30 au monument du Drillais (voir carte ci-dessus). Les conditions de stationnement seront indiquées sur place.

Après la cérémonie d’hommage et le dépôt de gerbe, les participants seront invités à se rendre au château de Landebaudière, à la sortie du bourg de La Gaubretière en direction de Tiffauges, pour écouter à 18h00 la conférence de Pierre Gréau sur Charles-Aymé de Royrand et l’armée du Centre.

Cette réunion s’achèvera par un vin d’honneur.

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2019/02/09/37087655.html